Clément attribue à la philosophie une impor
tance exagérée^ puisqu'il ne voit qu'une différence de degré entre elle et la foi. De même que la Loi a conduit les Juifs au Christ, de même la philosophie lui a amené les gentils; bien plus, elle a, comme la Loi, une vertu justificatrice {Strom., ir, 43 et 100); un seul point la rend inférieure à la Loi, c'est qu'elle n'a pas préservé le peuple de l'idolâtrie. Même après la venue du Christ, son rôle n'est pas terminé puisqu'elle a reçu de Dieu la mission de conduire l'homme de la foi à la gnose, c'est-à-dire à la science.
La foi sulfît, il est vrai, pour conduire à la béatitude, mais seul le chrétien parfait qui s'est élevé jusqu'à la gnose entre, immédiatement après la mort, semblable aux anges, en possession de l'héritage céleste; les autres chrétiens doivent expier leurs péchés dans un séjour intermédiaire (àTOxaoapaii;). — Clément admet, comme Origène, la trichotoniie platonicienne de l'homme (ffwtjia, 'Luyr, et voïïç).