Les autres ouvrages de Lactance sont
Le De opificio Dei, écrit avant les Institutiones, pour montrer dans l'homme «l'œuvre de Dieu ». Il insiste sur la beauté, l'adaptation de son organisme et sur la supériorité de son intelligence, mais sans recourir à aucune donnée chrétienne.
Le De ira Dei, écrit après l'ouvrage principal, et dédié à un certain Donat. Il établit contre les Epicuriens que Dieu peut s'irriter, c'est-à-dire éprouver des affections.
he Demoi'tibus persecutornin qui raconte la triste fin de quelques persécuteurs du christianisme. Il s'arrête avec plus de détails sur le présent, c'est-àdire sur les persécutions de Dioclétien et celles qui ont suivi; rapporte encore la mort de Maximin Daïa (313) et celle de Dioclétien (316) ; mais ne dit rien de la persécution de Licinius qui commença en 321 : il a donc été composé entre les années 316 et 320. Contrairement aux autres ouvrages de Lactance, ce livre laisse percer une certaine acrimonie ; l'auteur exagère dans son émotion passionnée et se complaît dans la peinture détaillée des scènes de cruauté. Aussi a-t-on beaucoup et longtemps discuté pour savoir s'il est réellement de Lactance. Aujourd'hui encore, Brandt, le plus récent éditeur des œuvres de Lactance, n'ose pas se prononcer sur son origine. Toutefois, son authenticité est généralement admise et avec raison. Car l'ouvrage, d'après son titre dans Tunique manuscrit du xi'^ siècle, est dû à un Lucius Caecilius et adressé à un certain Donat ; l'auteur parle des événements de Nicomédie en témoin ocu-