ELE.MEXTS HE l'ATHüLüGIE
laire; la langue ressemble suflisamment à celle de Lactance et la diversité de ton s'explique par l'objet de l'ouvrage et par la date de sa composition : alors, le christianisme était reconnu olliciellement, et l'écrivain pouvait sans crainte manifester ses sentiments à l'égard des persécuteurs.
Enfin, Lactance écrivit aussi un poème De (n>e Phoenice dans lequel il raconte la légende de cet oiseau merveilleux. Tous les mille ans le phœnix vient de l'extrême Orient en Phénicie et y meurt sur un palmier (cpoîvi;) ; le cadavre prend feu de luimême; de ses cendres naît un ver et de celui-ci un papillon. Ce papillon porte les restes du corps dans le temple du soleil à Héliopolis en Egypte et retourne ensuite en Orient.
* 5. Lactance. chose étrange, ne connaît pas d Esprit Saint distinct du Fils de Dieu; Dieu engendra bien dès le commencement avec le Fils une troisième personne, mais celle-ci fut jalouse du Fils, pécha et s'appela le J)iai)le [Inst., ii, 81. — Dans le septième livre des Institutions, Lactance professe le millénarisnie. Comme le monde a été créé en six jours, il durera six mille ans, car « mille ans sont devant Dieu comme un jour ».D'après Lactance, il manquerait encore deux cents ans pour que le monde ait atteint les six mille ans. Alors viendra le règne de mille ans correspondant au jour de repos de la création; pendant ce temps, le Christ régnera avec les justes ressuscites. Puis le diable sera de nouveau déchaîné et, à la tête des impies, il assiégera la cité sainte de Jérusalem; mais à ce moment
la colère de Dieu s'allumera et les méchants seront anéantis. Après quoi, aura lieu la résurrection générale et le dernier jugement.