SAINT JÉRÔME
1. Saint Jérôme naquit à Stridon, enDalmatie, de parents catholiques. A Tage de vingt ans, il vint à Rome pour ses études et suivit les leçons du grammairien latin Donat qui commentait de préférence Térence et Virgile ; il apprit aussi le grec, mais selon le goût du temps, il s'appliqua surtout à létude de la rhétorique. Tous ses écrits dénotent une lecture assidue des classiques latins et spécia-
I. Édition de Aallarsi, H vul. in-fol., Vérone, 1734 et Venise, 17ii(j, cette dernière reproduite par ^li^nr, P. L., XXU-XXX. Lachronitjue se trouve aussi dans Schöne, £i<sei/i chronicorvm libri duo, Berolini. i8f)G.
V. \.AVS^nt, Sa lut Jérôme, Paris, 1898 (collection • Les Saints ■). — 3. Turiiicl. S. J(-)-ô»ne {Coll.de la • Pensée chrétienne • . Paris, 1906.— Saiirters. Éludes sur S. ./''rôm«", Bruxelles. l!»03. — Kn allemand il existe deux biographies inipurtantes, l'une deZöcklcr (Gotha. I86.j); une autre qui n'a pas encore cHo publiée en entier de (irulxiiiileiïei'{Hicroiii/7nti.s, 1 Hälfte, l.ei|izlg. 1901). Elle dépeint le caractère de saint Jérôme d'une manière partiale et sous des couleurs trop noires.
GRANDS THEOLOGIENS DE L'EGLISE D'OCCIDENT. l>15
lement de Virgile. Il n'avait pas moins d'ardeur toutefois pour visiter les catacombes où il restait souvent de longues heures, absorbé dans la pensée du courage héroïque des premiers chrétiens. Bien qu'il eût reçu le baptême des mains du pape Libère, il ne demeura pas à l'abri de la corruption de la capitale. De Rome, sa soif de la science le conduisit à la grande école de Trêves, alors dans tout son éclat. 11 passa ensuite quelque temps à Aquilée et s'y lia d'amitié avec Rufin. H se dirigea de là vers l'Orient (373). Son intention était de se rendre à Jérusalem, mais il tomba gravement malade à Antioche. Après son rétablissement, il se retira dans le désert de Chalcis, à l'est de cette ville, pour y vivre cinq ans en ermite, se livrant avec ardeur au travail des mains, aux exercices de la pénitence et à l'étude, n apprit l'hébreu, non sans de grandes difficultés, sous la direction d'un juif converti. A la même époque, il fut ordonné prêtre à Antioche par l'évêque Paulin, à la condition toutefois qu'il pourrait rester moine, c'est-à-dire n'avoir pas charge d'âmes.
2. Le bruit des succès de saint Grégoire de Nazianze attira Jérôme à Constantinople, en 379. Il se perfectionna, sous sa conduite, dans la science de la Sainte Ecriture et se prit d'un vif enthousiasme pour Orîg"èiie ; ses traductions latines de plusieurs écrits du docteur alexandrin datent de cette période.
En 382, il vint à Rome, avec l'évêque Paulin, d'Antioche, pour assister à un concile qui devait
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demeurent jusqu'au jug-einent général ; mais les bons dans une meilleure situai ion que les méchants [De bono mortis, x, 47). — Il reconnaît reiïicacité du baptcino de désir pour effacer les péchés et il le compare au martyre [De obitii Valent., c. 51-53) : Qiiod sisuo abluuutur sanguine, et hune sua pietas abluit et voluntas.
Il dit aussi expressément que le Christ est offort en sacrîflee à In sainte messe [Deoffic., i, 48. 238) : ante agnus offerebatur, offerebatur et vitulus, nunc Christus offeriur.