‹ Elements de patrologie et d'histoire des dogmesChapitre 64 sur 96 · Cf. Boissier, La fin du pagan., I, pp · texte numérisé non relu

Cf. Boissier, La fin du pagan., I, pp

2. De trinitate, m, prooem. 2; De dono persévérant iae^ xxi, -iS.

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mais surtout dans les sermons. — Il répétait souvent une parole qui Ihonore et qui mérite dêtre méditée par tous les prédicateurs : Mihi prope semper sermo meus displicet ]De catech. j'ud.. ii. 3'.

5. Aucun Père latin n'a laissé autant d'écrits. Sous ce rapport, saint Chrysostome est celui des Pères grecs qui s'en approche le plus. Heureusement, saint Augustin nous a donné lui-même, vers la fin de sa vie. dans les deux livres de ses Retractationes, un aperçu de son activité littéraire : il parcourt l'un après Taulre tous ses écrits, en explique 1 occasion, le but, la composition et, chemin faisant, corrige les fautes quil y remarque, notamment au point de vue dogmatique.

Dans les treize livres des Confessions ou mieux des glorifications (vers l'an 400), saint Augustin célèbre (dans les neuf premiers) les louanges de Dieu pour les bienfaits dont il a été comblé jusquà la mort de sa mère. Les Confessions forment un éloquent commentaire des paroles placées au début de l'ouvrage : Fecisti nos ad te [Dominé] et irrequietum est cor nostruni donec requiescat in te. Les quatre derniers livres contiennent des considérations sur le récit de la création, d'après la Genèse.

6. Les écrits philosophiques sont les premiers et les moins importants de son œuvre. A la campagne de Cassiciacum, près de Milan, il écrivit les trois livres Contra academicos, dans lesquels il prouve aux néo-académiciens que la vérité est h notre portée et que le bonheur consiste non pas à la chercher toujours mais à la posséder; il y écrivit

GRANDS TIIÉÔLOItIEXS DE L'EGLISE D'OCCIDENT. 23.")

également les Soliloqiiia, monologue sur lïmmortalité de l'âme. — D'autres Soliloquia mis sous le nom du saint, sont, comme les Meditationes^ une œuvre du moyen âge. — Après son retour en Afrique, il composa six livres De musica.

Les vingt-deux livres De cwitate Dei, composés pendant les treize années qui précédèrent 426 et publiés en morceaux détachés, méritent la première place non seulement parmi les écrits philosophiques, mais encore parmi tous les ouvrages du saint Docteur.

Il entreprit ce travail pour répondre au reproche que les païens adressaient au christianisme d'avoir attiré la colère des dieux sur l'empire romain et en particulier provoqué le sac de Rome par Alaric, en 410. Aussi les dix premiers livres sont-ils dirigés contre le paganisme, qui n'est bon ni pour cette vie ni pour l'autre. Dans les livres suivants, lauteur développe cette pensée que le christianisme et l'empire romain sont les représentants de deux civitates, la civitas Dei qui comprend tous les ang*es et les hommes amis de Dieu, et la civitas tevrena qui a commencé avec la chute des anges. La lutte entre ces deux empires et par conséquent toute l'histoire du monde est décrite à grands traits et devient ainsi une grandiose philosophie de l'histoire. A l'occasion, l'auteur fait de nombreuses digressions archéologiques, amène des citations empruntées aux écrivains païens et notamment aux Antiquitates verum humanariun et divinarum de Varron, aujourd'hui perdues ; ce qui rend l'ouvrage

23G li.l;.mi:.\ts de patroi.ogie.

parliculièremenl intéressant pour les philologues.

Le De \>era religione combat les manichéens, el montre que c'est seulement dans l'Eglise catholique, et non chez les philosophes et chez les hérétiques. qu'on peut trouver la vérité.

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