Cf. D. Morin, dans Fievue Bénédictine, 1900, janvier
pour les hommes, l'autre pour les femmes, avec un endroit séparé, pour les catéchumènes, un baptistère et une sacristie (otaxovtxo'v) pour y déposer les offrandes. Tel est le contenu du premier livre.
Le second, beaucoup plus court, renferme des règles pour la vie du chrétien depuis le catéchuménat et le baptême jusqu'à sa sépulture. On y trouve des ordonnances très précises concernant l'eucharistie, l'agape, les funérailles chrétiennes; on y exprime le désir que les fidèles, avant de prendre leur repas, se nourrissent de l'eucharistie, afin que les aliments ne leur soient pas nuisibles ; les soldats et ceux qui occupent des charges publiques doivent, pour devenir catéchumènes, commencer par quitter leur fonction, et on impose la même obligation à ceux qui instruisent les enfants dans les lettres profanes.
Les apôtres Jean, Pierre et Matthieu sont mentionnés comme les rédacteurs du Testament. D'après les recherches très sérieuses de Funk, cet écrit a dû paraître au v'^ siècle et vraisemblablement en Syrie ; — l'auteur était monophysite.
2. Les Constitutions de l'Église Ég-yptienne (ne pas confondre avec la Discipline ecclésiastique des apôtres dont il a été parlé plus haut, n. 1) et les Canones Hippolyti se rapprochent beaucoup du huitième livre des Constitutions apostoliques ; les premières nous ont été conservées dans une traduction copte, éthiopienne, arabe et, en partie, latine; les canons d'Hippolyte ne nous sont connus qu'en éthiopien.
-'Cl ELEMENTS DE PATROLOGIE.
D'après Funk, les Constitutions de l'Eglise Egyptienne et le Testament du Seigneur seraient sorlis tous deux du huitième livre des Constitutions Apostoliques ; les Constitutions de l'Eglise Egyptienne vers 450, le Testament un peu plus tard ; les Constitutions de l'Eglise Egyptienne à leur tour auraient donné naissance un peu plus tard encore aux Canones Hippolyti ; Achelis et Harnack admettent un ordre exactement inverse : les Conones seraient l'œuvre d'Hippolyte (7 235): ils auraient donné naissance vers 300 aux Constitutions de l'Eglise Egyptienne qui serait la source du huitième livre des Constitutions. Ce sentiment paraît peu fondé.