Compte rendu de l'Académie de Berlin, 1902, p. 334 sq
2. Édition du P. Sinuond S. .1., 4 vol. in-folio, Paris, 1642; le P. Garnier S. J. y a ajouté un cinquième volume, Paris, 1684. — ScliHize a reproduit cette édition corrigée et augmentée, ."> vol. in-S", Halle, 17G9. C'est cette dernière que ;)]igne a publiée, P. G., LXXX-LXXXIV.
partis un accommodement donl il avait rédigé luimême la formule, il ne laissa pas de se montrer, pendant deux ans encore, tout dévoué à son ami de jeunesse. Dès lors on comprend que les erreurs d'Eutycliès, nettement contraires à celle de Nestorius, aient trouvé en lui un adversaire décidé. 11 prit part au concile de Chalcédoine en 451 et pronon(,-a, avec les autres Pères, l'anathème contre Nestorius et « contre quiconque refuse d'appeler la sainte Vierge mère de Dieu, et divise en deux personnes son fils unique » ; ensuite de quoi le concile le déclara « orthodoxe dans sa doctrine» ; plus tard cependant, le cinquième concile général de 553 a condamné dans les trois chapitres sa réfutation des anathématismes de saint Cyrille, ainsi que quelques sermons et quelques lettres. Il mourut en 458.
Théodoret nous a laissé de nombreux ouvrages. Il se distingue surtout dans le domaine de l'exég-èse : ses commentaires, modèles de brièveté et de clarté, surpassent par la rigueur scientifique ceux mêmes de saint Jean Chrysostome. Théodoret a mis en œuvre d'une façon définitive les matériaux amassés sur l'Ecriture par les autres Pères de l'Eglise grecque.
On a conservé ses traités, par demandes et réponses, sur les passages difficiles des livres historiques de l'Ancien Testament, y compris celui des Paralipomènes; on a aussi ses commentaires sur les psaumes, sur le Cantique des cantiques, sur tous les prophètes et sur les épîtres de saint Paul.
Parmi ses autres ouvrages, nous avons déjà men-
tionné (supr. p. 142) son Histoire ecclésiastique en cinq livres. — 11 a raconté dans une Histoire monastique la vie des célèbres ascètes de l'Orient, notamment de saint Siméon Stylite ; il a composé une histoire des hérétiques depuis Simon le Magicien jusqu'à Nestorius, à laquelle il a joint, dans un cinquième livre, un abrégé de la doctrine catholique sur la foi et la morale. — Les douze livres de La guérison des maladies païennes nous offrent la dernière et la plus complète des nombreuses apologies anciennes ; il y met en regard les réponses des païens et celles des chrétiens aux questions essentielles de la philosophie et de la théologie.
Le mendiant ou l'homme à plusieurs foi-mes ('Epaviffir,!; vjxot TroXufxopcpo;) est un dialogue entre un mendiant et un orthodoxe ; le mendiant représente le monophysisme qui, selon Théodoret, avait pour ainsi dire mendié toutes ses doctrines aux hérésies antérieures ' .
Nous avons la Réfutation des anathématismes de Cyrille dans la réponse que Cyrille y a faite. Un autre écrit dogmatique de Théodoret Sur l'incarnation du Verbe nous a été transmis de même avec les œuvres de saint Cyrille.
Funk attribuerait volontiers à Théodoret les Quaestiones et responsiones ad orthodoxos, qui se trouvent dans les œuvres de saint Justin (supr. n. 3).
Nous avons enfin une collection considérable de ses lettres. Au point de vue historique, elles sont
1 cr. L. Saltet, Les sources de V « Eranistes » de Théodoret, Louvain, 1903 [Extrait de la Revue d'hist. eccles.).
•21H ÉLÉMENTS DE PATRÜLOGIE.
(lu plus haut intérêt. Elles montrent en même temps le caractère modeste de ce g'rand savant.
B. Auteurs latiiis.