‹ Elements de patrologie et d'histoire des dogmesChapitre 82 sur 96 · cf. Rauschen, Jahrhüciter der christlichen Kirclie, ooO · texte numérisé non relu

cf. Rauschen, Jahrhüciter der christlichen Kirclie, ooO

2. L'édition de Mignc (P. L., XI) est une reproduction de celle de Dupin 1 vul. in-folio, Paris, 1700; l'édition la plus exacte est due à Ziwsa dans le Corpus script, eccl. lat. de Vienne, vol. XXVI.

AUTRES ECRIVAINS DE CETTE ÉPOQUE. -.x.)!

fut, avec saint Augustin, l'adversaire le plus ardent des donatistes. Il écrivit, en 370, 6 livres De schis~ mate donatistaruin ou Contra Parmenianum. Ce Parménien était le successeur de l'évéque Donat le Grand, à Carthage. Optât a complété son œuvre, quinze ans plus tard, en y ajoutant un septième livre.

Dans le premier, il donne une histoire du donatisme; dans ceux qui suivent, il prouve principalement qu'il n'y a qu'une Église du Christ dont seule l'Eglise catholique porte les marques distinctives, et que les sacrements, en particulier le baptême, opèrent ex opère operato. On ne saurait le taxer de fanatisme ; il approuve cependant les mesures de rigueur contre les donatistes, puisque c'est par leur faute qu'ils se les sont attirées.

2. Nous possédons dans la Peregrinatio ad loca sancta ^ , éditée pour la première fois à Rome par Gamurrini, un récit de pèlerinage, particulièrement intéressant ; il nous renseigne sur la liturgie de la semaine sainte et de la semaine de Pâques à Jérusalem. L'auteur était une vierge nommée Etheria, de la province de Galice, en Espagne^. Son pèlerinage en Egypte, Palestine et Syrie eut lieu, à ce qu'il semble, sous le règne de Théodose (379-395). En retournant, elle s'arrêta à Constantinople et y écrivit le compte rendu de son voyage pour ses sœurs

1. L'édition de Gamurriui qui parut en 1888 pour la seconde lois, a pour titre : Sancti Hilarii iraclatus de mysteriis et hymni et sanctae Sylviae Aquitanae peregr inatio ad loca sanct. — Geilcrapublié une nouvelle édition dans le Corpus script, eccl. lat. de Vienne, vol. XXXIX.

2. C'est un point déûnitivement établi par Doui Férotin, Revue des questions historiques, tome LXXIV, octobre 1903. (N. du Tr.}.

■■iUi ELEMENTS DE PATRULOGIE.

du cloître qui étaient demeurées dans la patrie. Il ne nous en est resté que des fragments.

3. Priseîllîen * d'Espagne, le fondateur de la secte qui prit son nom, est une figure encore aujourd'hui un peu énigmatique. Très cultivé, il était certainement aussi d'une grande sévérité de mœurs. Nous le trouvons d abord la'ic ; il fut dans la suite consacré évèqued'Avilapar Salvien et Instantius, ses partisans. Plus tard, dans le cercle des disciples de Priscillien. des doctrines g:nostîeo-maiiîchéeiines trouvèrent accès et peu à peu prévalurent. Priscillien favorisa-t-il ces idées "? Les contemporains ne sont pas d'accord sur ce point. Les seuls renseignements qu'on possédât sur lui jusqu'ici, venaient de la Chronique de Sulpice-Sévère (cf. supr. p. 143 . En 1889. Schepss a découvert, dans un manuscrit de la bibliothèque universitaire de AVürtzburg. onze traités de Priscillien qu'il a publiés ; entre autres un Libei- ad Daniasum, dans lequel l'auteur fait appel au pape Damase. Il s'efforce dans ces traités de montrer son orthodoxie ; et Ton y chercherait en vain des points d'attache de ses tendances hérétiques -. Priscillien fut exécuté à Trêves en 386 avec six de ses partisans, comme fauteur d'hérésie, par l'usur-

1. Les 11 traités publiés par Schepss ont jiaru sous le titre : PrisciUiani quae supersunt, dans le Corpus script, eccl. hit.. vul.XVIlI.

Pour la théologie de ces traités cf. Paret. Pri.scillianus ein Reformator (les 4 .Irüirhundert, Wurzburg, IWH. — D. H. Leclercq. L'Espagne clirélienne, Paris, litoii.

'2 Comme l'a fait Pelers dans le \\ cizer und W elles Kirchealexiron (art. Priscillian). Cependant d. K. Kuenstle. Antipriscilliana, Kreiburg im B., VMKi.

pateur Maxime, malgré la désapprobation formelle de saint Martin de Tours.

4. Au temps de saint Léon le Grand, deuxévêques du nord de l'Italie étaient célèbres par leur éloquence; c'étaient saint Pierre Chrysolog-iie (ce surnom ne lui fut donné que plus tard) et saint Maxime de Turin.

Pierre, métropolitain de Ravenne, était originaire d'Imola. Pasteur zélé, il était aussi l'ami intime de saint Léon. Lorsque Eutychès, condamné par le concile de Constantinople (448), se tourna vers lui, Pierre, dans une lettre qui nous a été conservée, l'adressa au pape : « Car, dit-il, dans l'intérêt de la paix et de la foi, nous ne pouvons discuter les questions dogmatiques que d'accord avec l'évêque de Rome )) (n. 25 des lettres de saint Léon). — Nous avons en outre de saint Pierre Chrysologue 176 petits entretiens {sermones) , la plupart sur des passages de l'Écriture, quelques-uns (nn. 56-62) sur le symbole des apôtres (f vers 450).

Maxime, évêque de Turin, assistait encore en 465 à un synode romain. Il nous reste de lui une collection considérable de discours spirituels^; mais un bon nombre sont apocryphes. Ils sont courts et substantiels, mais, selon le goût du temps, surchargés de rhétorique ; ainsi, d'ailleurs, que ceux de S. Pierre Chrysologue.

i. Édition de Paalf, in-fol.. Venise, 1750, reproduite par Hligne, P. L., LU.

2. Édition Braui, Rome, 178i: reproduite par Mignc, P. L., LA'II.

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