‹ Elements de patrologie et d'histoire des dogmesChapitre 92 sur 96 · On les désigne ordinairement par le nom de Dialogues · texte numérisé non relu

On les désigne ordinairement par le nom de Dialogues

anglo-saxon. La langue, populaire jusqu'à l'incorrection, comme dans tous les écrits de Grégoire, mais exempte de l'enflure qui caractérise la prose decette époque, en facilita le succès. — Accablé par les affaires de ce monde, le pape s'est retiré dans un endroit solitaire et se plaint à un ami de jeunesse, le diacre Pierre, de tout ce qu'il a perdu depuis quon l'a arraché à l'état monastique, au lieu que tant d'autres, en quittant le monde, se sont élevés si haut dans la voie de la perfection. Le diacre répond qu'il ne connaît pas en Italie de personnage dont la vie ait été illustrée par des miracles. A sa prière, Grégoire va donc lui raconter, soit d'après ses souvenirs personnels, soit d'après les récits d'hommes dignes de foi, la vie de nombreux ascètes qui ont joui de ce privilège. La forme dialoguée. qui ouvre le livre, s'étend insensiblement à tout le récit. Les faits, comme les saints auxquels l'auteur les attribue, sont à peu près inconnus par ailleurs, sauf dans le second livre qui ne rapporte guère que les miracles de saint Benoît. A la fin du troisième, nous lisons que le saint martyr Eutychius, apparaissant à un évèque endormi sur son tombeau, lui annonça la fin du monde ; le quatrième relate toutes sortes d'apparitions de morts, destinées à prouver la survivance des âmes. Dans le chapitre xxx, il est dit que l'âme de Théodoric fut précipitée dans le volcan des îles Lipari. Cette œuvre et le succès universel qu'elle obtint montrent de quelles singularités le goût pour lo merveilleux s'édifiait alors.

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