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DEGRÉS OU ORDRES D'ENSEIGNEMENT

t/enseignement se partage en trois oi'dres ou degrés : enseignement primaire, secondaire et supérieur''.

\j enseignement primaire est populaire par la clientèle à laquelle il s'adresse ; il est ('lémentaire par les (Hudes dans lesquelles il se renferme. Les écoles primaires" sont élrmen-

■' La Condiiile pour les Pensions semble répoiulre à des reproches qu'on adressait dès le xviii'' siècle aux internats, lorsqu'elle insiste sur « le bien qu'on peut faire aux pensionnaires ». Après avoir dit quelles lacililés les inaitres y trouvent pour réducation et l'enseignement des élèves, ollc ajoute : « Les progrès des écoliers pensionnaires sont plus faciles, plus solides, plus prompts, plus considérables... Il est plus aisé de former selon le christianisme les mœurs d'un élève que le maître ne perd pas de vue, qu'il ne l'est de former un élève en qui la dissipation succède à quelques heures de classe et lui en fait perdre le fruit. >. Manuscrit n" 42, p.. 18.

h Dans la Didactica maqna, Coménius distinguait (juatre degrés d'enseignement : l'école maternelle ; l'école élhnenlaire pralif/iie en tanifi/e vulgaire: l'école latine ou r/jjmnase : Vacadérnie 'université,, dont l'enseignement doit être complété par les voyages.

••■ Les désignalions d enseignement primaire et iV écoles primaires sont récentes. Le nom d'écoles primaires apparaît pour la première fois dans les plans d'éducation nationale que Talleyrand et (Jondorcet présentèrent

» Cf. l'e Partie, p. .-jy-SO. — 2 IlAd., p. '.^07-227. — "• Ibid., p. 105-112.

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(aires ou supérieures. Les premières sont fréquentées par les enfants de six à treize ans (loi française du 28 mars 1882). Pour i-eeevoir les tout jeunes enfants, on a créé les écoles mn(erneUes (deux à six ans), et les classes enfantines (quatre à sept ans)*.

Les élèves qui ont parcouru le cycle de 1 enseignement élt'menlaire peuvent, sans quitter le dei^ré primaire, continuer leurs études, soit dans un cours camplémenla/re annexé à une école primaire et placi' sous la même direction, soit dans une école primaire supérieure. Enlin, s'ils désirent recevoir un enseignement professionnel d'ordre primaire, ils ont le choix entre les écoles manuelles d'apprenlissaye ou écoles professionnelles, les écoles pratiques de commerce et d'industrie, les écoles nationales d'enseignement primaire supérieur et prof ess'ionneV', et les écoles praiit/aes d'açp'i en livre.

on IT'.iÛ à la Constituante. Lu Convention appelle l'enseignement primaire « le premier degré d'instruction >:. Dans son décret du V> décembre Hy-i. elle dit qu' « il a pour objet les connaissances rigoureusement nécessaires il tous les citoyens », et, par ce même décret, elle ordonne la formation <r « érolea frimaires dans tous les lieux de quatre cents à quinze cents individus ... Déjà la Révolution avait détruit l'organisation des écoles populaires que, depuis des siècles, les conciles, les évoques, les congrégations religieuses, soutenaient en France et dans toute rEurop.e. Le décret de IT'Jvf demeura lettj-e morte, et Chaptal avoue en t80l : « léducation publique est presque nulle partout; la génération qui vient de toucher à sa vingtième année est irrévocablement sacrifiée à riguorancc. »

La réorganisation de renseignement populaire officiel fut l'objet de décrets et de lois en 1808, 1833, 1S5U, 18C.7. 188-i, etc. Le décret de 1808 incorpora même l'Institut des Frères des Écoles Chrélienncs à l'Lniversité de France.

■1 Les écoles maternelles officielles furent organisées par la loi de 18.5."), mais à titre de salles d'asile ; c'est le décret du 2 août 1881 qui les transforma en écoles. — Les classes e?if'anliiies reçurent leur organisation par le décret du 28 janvier 1887. Est-il besoin de dire que, bien longtemps avant ces actes adminislrafifs, le dévouement des religieuses avait recueilli les tout jeunes enfants pour les instruire ".'

'' Les écoles primaires supérieures oflicicllcs avaient d'abord été impo.sées par la loi de 1.S33 aux communes chefs-lieux des départements, et un certain nombre furent ainsi créées; mais la loi de 18.Ô0 ne les mentionnait plus. Elles furent organisées par le décret du lo janvier l.ssl. complété par ceux du 18 janvier 1887 et du 23 janvier 1803.

j Les écoles professionnelles officiel les furent organisées par le décret du 17, mars 1888. Nous avons dit (p. 27G-277, no|e ■') comment, depuis deux sièfcies,, notre Institut pratique cet enseignement.

Les écoles nationales d'arts et métiers et les écoles supérieures de

^8-i ENSEIGNEMENT

L' enseignement secondaire &?,{ classique ou moderne. Il chcrclie non seulement à communiquer aux élèves des connaissances sérieuses, mais encore à les initier aux hoiines inélhocles de travail intellectuel mon toutefois aux nK'thodcs critiques, qui sont le domaine de l'enseignement supérieur). Il veut dévelop- ])er chez les jeunes !;ens l'aptitude au travail personnel. alVermir leur jiuissance df raisonnement, étendre leurs idées et donner à leur goût la délicatesse et la sûreté. Il est à la lois scientifique el littéraire : scieiitifi(|U(', puisqu'il fait une place de plus en plus large à l'étude des mathématiques et des sciences physiques ; littéraire, puisqu'il applique les élèves aux études de philosophie, de lilti'i-ature et d'histoire. Mais tandis que renseignement secondaire classique vise surtout, par l'élude des langues et des littératures anciennes, de la littérature nationale et de la philoso[)hie, à une culture générale des facultés humaines, l'enseignement secondaire moderne, plus pi'atique, demande à l'étude des langues vivantes, des mathématiques et des sciences, une pn'paralion immédiate aux carrières industrielles, commerciales et agricoles''.

commerce peavent être considérées comme du degré secondaire ; Yïicole centrale des aria el ynanufaclures, VEccde des mines de Sainl-l'^lienne et Vlù-ole nalionali' des mines, comme du degré supérieur. — L'Ecole de la Monlar/ne, d'où sortit l'école de Cli;iluns, fui créée par le duc de La iiociicl'oucaiiid-l.iancourt en 1788; l'école de Gliillons fut installée en 1803, celle d'Angers en ISOi ci celle d'Aix en IS'i^i. L'i''.cole centrale, fondée en 182'.», devint établissement de l'I'Jtal en 18r)7.

Les écoles d'hydrographie furent établies par la loi du 10 août 1791, et elles prirent en 1796 le nom d'écoles de navigation ; mais on sait que, depuis long-temps, nos écoles du littoral avaient des classes prospères pour cet enseignement (p. ?7T .

" Dans le plan d'éducation nationale présenté par Talleyrand en 1790, les écoles secondaires sont appelées écoles de district. Dans les décrets de 1802, 1803, et dans celui du 17 mars 1808, portant organisation de l'Université par Napoléon l»', elles sont appelées lycées. Avant la dévolution, on comptait jusqu'à \MVl établissements d'enseignement secondaire classique, dirigés surtout par les religieux.

L'enseignement secondaire moderne fut créé en 1890, puis organisé par les arrêtés de l.'<91, 1892 et 1897. 11 avait été précédé par l'enseignement spécial, créé par la loi Duruy (21 juin 18t')rj). Or, on sait que le ministre de Napoléon, frappé de la nécessité d'établir, parallèlement à l'enseignement classique, des cours d'études plus|pratiques, en avait étudié le fonctionnement dans les maisons de notre Institut, et surtout au pensionnat de Passy

l'école et les classes 285

L'i'nseigneitient supérieur est une haute culture théologique, littéraire ou scientifique donnée surtout par les universités, dans les facultés de théologie, des lettres, des sciences, de droit et de médecine.

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