IV. — MOYENS D'ÉMULATION {Suite). — LES RÉCOMPENSES
<- Rien de plus ulile dans les classes que les récompenses : elles relèvent le courage qui, sans elles, s'abattrait; elles donnent une telle émulation, qu'elles font l'aire aux écoliers des efforts merveilleux tant pour l'ordre ({ue pour le travail. El quoiciuc les récompenses ne doivent pas être les motifs qui fassent agir les écoliers, elles sont non moins utiles à la verlu et lui servent de puissant aiguillon '. »
L'idée maîtresse (|ui doit présider à la distribution des récompenses est celle-ci : le plus possible, il faut que la valeur morale s'unisse au succès intellectuel chez les enfants récompensés. Un système serait mauvais s'il aboutissait à attribuer les plus hautes récompenses à un élève brillant, mais dont la conduite nest pas satisfaisante. 11 est donc éducatif de combiner de telle façon les notes de conduite et d'application avec les notes de succès, que la récompense soit décernée dans la mesure oi^i saffirme le mérite le plus complet.
Les récompenses doivent être morales, justes, et assez peu nombreuses pour que leur valeur ne soit pas dépréciée ".
L'ne récompense est morale lorsque, par s;i nature, elle excite au bien ; elle est juste, si elle est proportionnée au mérite réel, et si elle répond ainsi au sentiment intime (pia l'enfant d'avoir accompli un acte méritoire.
11 est très important de récompenser surtout lefforl volontaire, et dans la mesure où il s'est affirmé ; cependant si l'on attendait trop des élèves avant de leur marquer, par des récompenses, que l'on est content d'eux, on serait souvent déçu et l'on passerait i)0ur exigeant.
La justice veut que le maître fasse primer moins le talent cl
» « Pour récompenser à propos et avec fruit, un maître ne doit jamais le faire : 1" que si le mérite le requiert; 2" qu'avec iliscernenient, c'est-àdire si la récom|)ense peut avoir un bon effet, et alors la proportionner au mérite de l'action qui la motive : 'A" sans acception de personnes; 4" rarement, alin que les récijmpenses aient plus de prix ; 5" avec un certain air de satisfaction, qui annonce le plaisir du maître à l'élève récompensé et à toute la classe. » Conduite en deux parties, Manuscrit n" 43, p. 213.
< Conduite en deux partie-", Maniscrit n" 13, p. ','12.
LA niSCIPLINE PRÉVENTIVE lO^O
le succès que le courage persévérant à vaincre la difficulté : ainsi les i)remiers élèves n'ont pas un droit exclusif à la récompense ; tous ceux qui oiit « gagné des places » ou augmenté la moyenne de leurs notes peuvent y prétendre.
Pour récompenser toujours avec justice : agissez avec réflexion, car une décision trop prompte vous entraînerait au delà de la mesure, vous exposerait à oublier quelqu'un ou vous ferait attribuer une récompense à celui qui ne l'a pas méritée; agissez avec impartialité, pour que l'on ne vous accuse pas d'être influencé par lin calcul dinlétêt personnel ou par une faiblesse de conir ; agissez avec tact, ayant égoird à l'âge de l'élève, à ses dispositions et à ses tcndauces.
Enlin, gardez une sage gradation dans l'emploi des récompenses, car si, dès l'abord, vous accordez à un élève les plus hauts témoignages de votre satisfaction, il s'y habituera, la récompense sera hienlùt dépréciée et vous serez privé des stimulants énergiques dont vous auriez besoin dans les moments de lassitude, à ra[)proche des examens ou à la fin d'une année scolaire.
Les principales sortes de récomiicnscs sont lesljons points, les billets ou mentions, les distinctions honorifiques, les objets de récompenses et les prix.
Les bons points. — On donne le nom de bons points à de petits morceaux de carton ou de papier fort, sur lesquels sont frappées des empreintes, ou imprimées des maximes, des sentences, des images, etc. Ils sont di'livrés par le maître aux élèves dont la conduite ou le travail sont satisfaisanis'.
" Dans les anciennes Conduiles, les bons points sont désignés sous le nom de prioUèijes ou immunilés. « De petites estampes, ou vigneiles, ou des figures quelconques, gravées sur des cartes ou du papier, et données aux écoliers pour les récompenser ou les exempter des punitions qu'ils auraient méritées, s'appellent pricilèr/es ou immunilés. C'est une récompense qu'ils estiment beaucoup, et, par celte raison, elle peut procurer i'émulalion et parer à une grande partie des pénilences que les r'coliers encourraient. » Conduite en c/natre partips. Manuscrit n" U, p. 2'.iT.
— Le môme Manuscrit indique les conditions auxquelles les élèves pouvaient gagner les privilèges de snr/esse (avoir tenu pendant deux ou trois jours une conduite irrépréhensible), les privilèges d'nppiiriifion (avoir bien travaillé durant huit joiirsl. et les privilèges d'assiduité (pour l'exactitude à se trouver à l'école à l'heure réglementaire).
Les bons points sont iino sorU^ de monnaie ticlive, au moyen de laquelle l'enfant peut se libérer de quelques punitions qu'il aurait encourues, obtenir certains avantages, tels que des récompenses ou encore, s'il est pensionnaire, parliciper à des sorties de faveur.
Les bons points sont de valeur variable, suivant leurs dimensions ou leur couleur : ils valent une, deux, cinq, dix, vingt, cinquante, cent unités. Il n'est pas expédient de leur attribuer une valeur trop consid(''rabIe, parce que le maître prend l'habitude de les donner facilement, ce qui les dépnVie dans l'estime des élèves.
Lorsque les écoliers ont suffisamment de bons points simples, ils les échangent contre des points de dix, de vingt, de cinquante ou de cent : c'est li' ])iincipal usage de ces derniers.
Dans quelques établissements, on fait usage de noies de succès, à' exemptions, d'numuni/és , de solisfecit, de points d'examen, de bonnes notes d'honneur, signés par le Frère Directeur. Ces privilèges, donnés surtout pour les compositions et les examens, peuvent être considérés comme des bons points dune valeur exceptionnelle.
11 est de tradition parmi nous (jue les bons points portent ordinairement un emblème religieux; mais rien n'est exclusif à cet égard. La coutume tend à se généraliser, dans l'enseignement public, de faire imprimer sur les bons points des sentences, et même des scènes d'histoire, des biographies ou des sujets d'histoire naturelle. Sans abandonner nos usages, nous pouvons adopter aussi ces genres de bons points, pourvu que les sentences morales aient un sens élevé et que les gravures soient instructives et de bon goût.
Conseils pratiques sur l'usage des bons [joints. — 1. L'enfant attache aux bons points une importance proportionnée àcclle que le maître leur attribue lui-même. Si donc les points obtenus ne conféraient que des avantages minimes ou très éloignés, plusieurs élèves se mettraient peu en peine d'en méi'iter.
La plupart des écoliers et leurs parents attacheront une grande importance aux bons points, s'il en est tenu compte
dans la distribution des témoignages de satisfaction et des distinctions honoritique».
La facilité accordée aux élèves de se libérer des j[)uniliuns ordinaires, par les bons points, est un aussi excellent moyen de leur donner du prix. A moins de fautes dune gravité exceptionnelle, les bons points doivent toujours être admis à titre de compensation pour la pénitence encourue.
2. Les points sont donnés tant('it au succès, tantôt à l'application, de sorte que les élèves studieux et de bonne conduite peuvent tous y i)rétendre.
3. Un double écueii doit être évité dans l'usage des bons points : se montrer si parcimonieux que les élèves ne puissent en gagner suffisamment pour se racheter d'une pénitence; ou bien les prodiguer au point que les enfants ne les estiment plus. Les bons points pourraient même devenir, par leur profusion, un encouragement tacite à l'indiscipline, les délinquants en ayant toujours assez pour se libérer des punitions qui leur seraient intligées.
4. Ne lixez ni trop haut ni trop bas le taux de rachat des pénitences ; suivez les usages de la maison où vous résidez.
5. Avec les petfls enfants, l'emploi judicieux des bons points suffirait presque seul à obtenir l'attention, l'ordre et l'application; mais il faut être très exact à les leur donner après chaque leçon. La négligence à les distribuer impatiente les élèves; elle mécontente les familles, qui, pour la plupart, se rendent compte chaque soir, d'après les points obtenus, de la conduite de leurs enfants à l'école.
Les élèves un peu plus âgés reçoivent aussi des bons points pour les récitations, les compositions, les devoirs et les examens.
(t. Il est utile de surveiller certains élèves portés à faire le trafic des bons points, soit pour s'en procurer, soit pour en céder à des camarades, même contre de l'argent. C'est pour obvier à cet inconvénient que plusieurs écoles remplacent les bons points par autant de bonnes noies inscrites sur un registre spécial ; mais les enfants y prennent moins d'intérêt'.
^ Dans certaines écoles, le Frère Direcleur, l'Inspecteur ou le Frère Préfet, disposent de bons points spéciaux appelés témoigtiages de salisfuction. Ils les donnent à des conditions déterminées par le règlement.
Les billets ou mentions hebdomadaires. — Les billets, ou mcnlions hebdomadaii-es, sont des alle-slalions remises par le Frère Directeur aux élèves (jui, pendant la semaine, ont bien rempli tous leurs devoirs, quarit à In conduite cl au travail.
Les billets présentent cet incontcîstable avantai;e d'intéresser les familles à la conduite et aux progrès des erifants. Dans les internats, ils confèrent à l'élève l'autorisation de participer aux congés réguliers, d'après les conditions dèleriuinèes par le règlement.
Les billets hebdomadaires sont ordinairement de trois degrés, selon les notes méritées : billets Iris bien, bien, assez bien. On les distingue entre eux par des couleurs diflôrerites.
Les conditions requises d'un écolier, pour obtenir telle ou telle sorte de billet, varient selon les classes et la nature de l'école ; c'est le règlement qui les fixe.
Les billets bebdomadaires ne sont pas des certiticats exclusivement attribués au succès ; ils sont surtout des témoignages de satisfaction pour la conduite des élèves et leur application au travail. Dans une cla-se où régnent le bon esprit et l'émulation, très peu d'enfants doivent être privés d'un billet bien.
Les billets hebdomadaires sont ordinairement distribués le samedi par le l'rùre Directeur, après la lecture des notes qui y donnent droit. S'il le juge à propos, le Frère Directeur demande parfois à cei'taiiis élèves, puhlii^ueinent ou non, des explications sur le billet peu salisfaisaid (]u'ils ont mérité.
Les billets d'honneur ou témoignages mensuels*. — Les billets d'himneur, nommés aussi témoignages mensuels ou mentions honorables, sont donnés en réunion générale de récide, par le Frère Directeur, vers la fin de chaque mois.
Ils sont délivrés, moyennant des conditions déterminées, aux élèves qui ont obtenu des billets bebdomadaires bien et 1res bien. Ces billets mensuels sont ordinairement de deux degrés, en rapport <ivec les billets hebdomadaires.
Dans les classes où le carnet hebdomadaire ' c^t adopté, le
a Le carnet hebdomadaire et le carnet de quinzaine sont aussi appelés livrets rie coi'rr.sjjonilauie.
LA DISCIPLINE l'IiÉVE.NTIVE 2{)3
billel dlionneur esl décerné d'après le tulal des noies f)ortées sur ce carnel, joinl ail réstdlat des compositions mensuelles. Ainsi, les élèves laborieux qui, par leur applicalion el leiir exacliludé, h'orît méi-ité qite de bonnes noies journalières, compensent une coiuposilion où ils nauraienl que médioci-emont léussi. De celte façon, le travail rt le succès peuvent l'un et l'autre espérer ces prix d'honneur qui, dans certaines écoles, sont le plus puissant moyen d'émulation.
Les autres avantages altacliés aux billets d'honneur varient selon les habitudes locales ; ils servent pour les sorties spéciales dites sorties d'honiieur, et surtout poiu' l'obtention des p7'iv crkonnew\ à la tin de l'année.
Les distinctions ou récompenses honorifiques. — Les distinctions honorifiques usitées dans nos écoles sont les croix d'honneur et l'inscription au tableiu d'honneur.
Les croix dlionneur sont accordées aux élèves qui se sont le plus distingués par le travail et la conduite. Ordinairement, le maître dispose d'une ci-oix pour chacune des spécialités importantes du programme de la classe. Alors même que les croix sont accordées au succès dans les études, il demeure convenu que celte distinction n'est remise aux premiers élèves que si leur conduite est satisfaisante. L'enfant qui a reçu la croix la porte pendant un temps déterminé, une semaine [lar exemple. Pour qu'elle conserve son prestige, celle récompense ne doit pas être prodiguée.
Les privilèges de l'enfant ainsi décoré varient selon les écoles : tantôt la croix l'exemple, pour une seule fois, d'une pénitence qu'il aurait encourue ; lanlùt elle lui permet, suivant des Conditions réglées, de solliciter la grâce d'un condisciple puni; ici, elle lui donne une note supplémentaire pour h^s 1lets de semaine ; là, elle le range à une place d'honneur dans les réunions générales de l'école.
Le lahleau d' hotmeur renfevme, pour chaque classe et chaque mois, la liste des quatre ou cinq premiers élèves pour la conduite el le travail. L'inscription au tableau d'honneur est précédée de la proclamation solennelle, en réunion générale, des résultats qui ont méHlé celte distinction aux enfcints auxquels on l'accorde.
Cette publication, laite par le Frère Directeur, est un puissant stimulant pour tous les élèves, et en particulier pour ceux qui ont Ihonneur dètre cités ainsi à Tordre du jour de l'école, et désignés comme modèles à leurs camarades.
Les objets de récompenses. — On entend par objets de récompenses : les images, ciucifix, statuettes, livres, menus articles de bureau, de papeterie ou de dessin, donnés aux élèves en échange de leurs bons points. Distribuer ces objets, c'est ce qu'on appelle, en certains endroits, faire la vente des récompenses. Elle a lieu tous les mois pour les jeunes enfants, et à la fin de chaque trimestre pour les autres.
Le Frère Directeur remet aux maîtres des récompenses dont la nature, la valeur et la quantité sont en rapport avec l'âge des enfants, leur nombre et les ressources budgétaires de la maison.
Les élèves ayant apporté leurs bons points, renfermés en des enveloppes dont le contenu est vérifié par un de leurs condisciples, le professeur met aux enchères le plus bel objet et l'adjuge au plus offrant. Il procède ainsi pour les autres récompenses. D'autres fois, on laisse les enfants choisir euxmêmes, en commençant par ceux qui ont le plus de points.
Ne distribuez pas à profusion les images pieuses: ou les élèves les traitent sans respect, ou elles deviennent pour eux l'objet de |>etils trafics. Mieux vaut les remplacer par des crucifix, des statuettes, des brochures édifiantes ou instructives.
Par raison d'économie, un certain nombre d'écoles ont abandonné les ventes, et les ont remplacées par des prix de bonnes notes donnés à la lin de l'année.
Les distributions de prix. — La question des distributions de prix donne lieu à quelques remarques sur leur utilité, la 'nature des objets à distribuer et leur mode de répartition, enliu sur le cérémonial de cette fête scolaire.
L'utilité des disti'i butions solennelles de prix a été souvent discutée, en raison des abus créés par cet usage. Qu'elles entraînent, si l'un n'y prend garde, des abus de plus d'un genre, cela est évident ; mais il semble plus facile d'y remédier par de sages précautions, que de supprimer l'institution
elle-mcme. Les distributions de prix sont devenues, presque partout, des cérémonies dont les bienfaiteurs de l'enseignement chrétien prennent occasion pour témoigner la sympathie dont ils l'entourent; elles stimulent l'ardeur des entants et elles sont, pour les parents, une véritable fête de famille.
La nature des objets remis aux élèves a peu varié : ce sont ordinairement des livres reliés ou brochés', dont le sujet et la valeur sont en rapport avec l'âge des élèves et les ressources de l'école. Il est bon cependant de donner des boîtes de compas comme prix de dessin, des albums de morceaux bien choisis comme prix de musique, et des ouvrages de sciences ou de littérature en rapport, soit avec les cours que les élèves ont suivis, soit avec la classe où ils entreront à la rentrée prochaine. Depuis (lueiques années, la coutume s'est clablie, en certaines localités, de remettre aux premiers élèves de l'école primaire des livrets de caisse d'épargne offerts par les bienfaiteurs : de concert avec ses Supérieurs, le Frère Directeur adopte sur ce point les mesures qui lui paraissent être conseillées par l'intérêt des enfants et celui de la maison.
Dans le choix des ouvrages distribués aux élèves, des religieux s'inspirent d'abord dune pensée de zèle; ils font donc une part notable aux récits éditiants, aux études sur la religion et sur les hommes célèbres dont elle a rendu féconde l'existence ''. Ne donnons point d'ouvrages dont l'esprit soit tant soit peu suspect, fussent-ils parfaitement écrits ; mais il ne.sufiit pas que les livres de prix ne soient pas dangereux, il faut qu'ils soient bons. Ecartons les livres de contes et de bluetles, pour le moins insignifiants, qui donnent aux enfants l'attrait pour les romans et le goût des lectures futiles. Notre Institut a d'ailleurs préparé, et il complète chaque année, un catalogue très étendu d'ouvrages choisis avec soin, pour tous
'■* IjBs élèves et les familles jugent souvent des livres par les dimensions cl surtout par l'éclat de la reliure. C'est un préjugé qu'il ne faut pas craindre de comballre. Excepté aux tout jeunes enfants, on ne devrait guère donner que des ouvrages brochés.
^ « Quant aux livres qu'on leur donnera pour récompenses, on préférera ceux qui seront propres à les instruire de la religion et à les rendre de véritables chrétiens. » Keglemenl de Saint-Yon.
les âges et pour loules les écoles ; les listes en sont assez variées et assez hospitalières aux publications nouvelles, pour donner satisfaction aux lé'gitimes d(''sirs des Frères Directeurs.
Par la répartition des prix entre les ('lèves, on cherche à récompenser à la fois le succès et la bonne volonté soutenue. Le succès trouve sa part dans les prix accordés, pour chaque spécialité, aux premiers élèves de cliacune des divisions de la classe. Si les efforts persi'vé'rants de tels et tels écoliers, dont la conduite est exemplaire, nonl pu leur obtenir une nomination de cette nature, on leur atlril)ue des prix d'honneur et de travail, et ces récompenses doivent être les plus enyiéps.
Le louable souci de récompenser surtout l'application et l'elVort moral des élèves a fait adopter en cei'taines écoles le procédé suivant : à la distribution, on proclame les deux ou trois premiers élèves dans chaque spécialité, mais on ne donne de prix que pour le total des notes de conduite et de travail obtenues pendant toute l'année scolaire.
Dans un grand nombre d'écoles, au lieu de donner au même enfant plusieurs pelils livres, on les remplace par un seul volume, ou un seul ouvrage d'une réelle valepr, auquel on joint l'attestation de tous les prix obtenus.
Uelativenieut au cérémonial des distributions de prix, le Frère Directeur cherche à concilier la sim])licilé de notre état avec les exigences créées par les traditions locales et les désirs des bienfaiteurs de l'école. Mais il importe extrèniemenl que tout ce qui est lu, ii'cilé ou clianl(', dans les distributions publiques, soit d'un goût irréprochable, d'une parfaite convenance quant aux id(''es elles-mêmes et quant à leur inlerpré'lation. La gaiiMé a sa place dans une distribution de prix ; mais ce qui est trivial ou grotesque doit en être banni. De môme, il faut exclure formellement les allusions politiques, et tout ce qui pourrait êlre interprété dans ce sens.