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LES TROIS CONDITIONS

condition n° 2 sont donc des phénomènes de mort.

Condition ;/" .?. — C'est le cas du repos chimique, plus ou moins parfait, dans lequel, s'il y a quelques réactions, ce sont toujours, non des réactions assimilatrices, mais des réactions destructives plus ou moins lentes, accompagnées de variations également lentes.

En réalité, nous l'avons vu, la condition n^ i est très rarement pleinement réalisée dans la nature ; elle est le plus souvent accompagnée de circonstances qui superposent des réactions destructives aux réactions assimilatrices, et qui causent ainsi des 7'ariations.

Pour parler rigoureusement, il faut donc dire que l'on ne rencontre pas souvent dans la nature, le phénom.ène de vie élémentaire manifestée, ou du moins mdimÏQsiét purement. Dans un être qui vit, il y a en même temps des phénomènes de vie et des phénomènes de mort, et l'être ne reste vivant que tant que les phénomènes de mort ne l'emportent pas sur les phénomènes de vie. En d'autres termes, les phénomènes qui se passent dans un être vivant ne peuvent que très rarement être traduits avec précision par la formule :

Il faut, pour rendre un compte exact de ce qui a lieu, associer à cette première formule de la vie élémentaire manifestée une ou plusieurs formules de réactions destructives de la forme :

tz 4- B = C -[- D.

PREMIÈRE MÉTHODE D'ANALYSE

Ce n'est là, sans doute, qu'une décomposition factice, mais elle est commode pour analyser les faits complexes de la vie ; nous verrons d'ailleurs ultérieurement que, chez les êtres supérieurs dans la vie desquels on observe des périodes séparées de fonctionnement et de repos, il y a, non pas toujours superposition, mais alternance des conditions n° i et des conditions n'' 2. Et même, ce qui est contraire à une idée extrêmement répandue, c'est aux périodes de fonctionnement que correspond la condition n° i, tandis que la plupart des physiologistes admettent avec Claude Bernard Vusin^e des substances vivantes par le fonctionnement, la destruction fonctionnelle. Cette erreur sera mise en évidence dans la prochaine partie de ce volume, par l'emploi de la méthode rationnelle de décomposition en fonctions ; elle résulte principalement de l'existence, au sein des substances vivantes réellement actives dans le phénomène biologique, d'autres substances non vivantes qu'on appelle substances de t^éser^pe.

Réserves. — Dans l'équation de la vie élémentaire manifestée, nous avons bien spécifié que nous représentons par le terme a, uniquement les substances réellement actives, qui interviennent effectivevient dans la réaction considérée. Il ne suffit pas, en effet, qu'une substance augmente par le fait de la vie d'un être pour qu'elle soit vivante. Par exemple, les substances du terme R de l'équation, que l'on appelle substances accessoires à l'assimilation ou substances excrémentitielles, s'ac-

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