CHAPITRE XX
L'assimilation fonctionnelle, loi biologique générale.
Soit un corps vivant A formé de parties a, b^ c, etc., qui sont susceptibles de se multiplier chacune pour son compte, mais qui ne sont pas susceptibles de varier dans leur nature propre, parce qu'elles ont atteint le terme de leur évolution différentielle, comme cela a peut-être lieu, par exemple, pour certains éléments histologiques d'un mammifère. Toute fonction déterminée chez le corps A définira un mécanisme composé de parties a, b^ c, mais de telle manière que quelques-unes des parties a, quelques-unes des parties b, quelques-unes des parties c fonctionnent effectivement dans ce mécanisme suivant leur nature propre, que d'autres, au contraire, des parties a, ^ et c seront au repos fonctionnel dans le cas considéré. La loi d'assimilation fonctionnelle exprime que les premières seront le siège de phénomènes d'assimilation, les dernières, au contraire, le siège de phénomènes de destruction protoplasmique.
Si le corps vivant A est un être unicellaire, nous ne connaissons pas les parties a, ^, c, etc., dont il est composé, et qui sont susceptibles de multiplication et de destruction indépendantes; sans cela, nous pourrions transporter à ces êtres