LA VIE PHÉNOMÈNE MÉCANIQUE
manières, soit sous forme extérieure et mécanique (mouvements anatomiques) , soit sous forme purement intracérébrale, en se transformant en d'autres états colloïdes ou en déterminant des phénomènes chimiques. De même, des phénomènes chimiques intracérébraux peuvent s'accompagner de mouvements colloïdes qui ne sortent pas du cerveau. Alors, ces phénomènes ne sont connus que de l'être qui en est le siège; ils se traduisent pour lui par des pensées. Ces pensées peuvent être suivies d'actes mécaniques (mouvements anatomiques) si les influx ou transmissions de variations colloïdes sortent du cerveau ; elles se manifestent alors à l'extérieur. Et l'observateur étranger, qui n'avait aucun moyen de connaître les phénomènes tant colloïdes que chimiques qui se passaient dans le cerveau de l'animal observé, ignorant l'origine véritable de ces mouvements anatomiques, peut croire à leur spontanéité^ c'est-à-dire imaginer que l'animal a fait du travail avec rien.
Les quelques considérations précédentes suffisent pour faire comprendre l'origine de l'erreur encore si répandue en dehors du monde scientifique, que les animaux peuvent ci^éer du mouvement, alors qu'ils ne sont que des transformiateurs admirables soumis comme tous les transformateurs aux principes d'équivalence.
L'étude directe des transformations qui se produisent dans des ensembles aussi complexes que l'homme ou les mammifères est impossible ; chacun d'eux comprend plusieurs trillions de cellules, et ces cellules réagissent les unes sur les
POIXT DE VUE ENERGETIQUE
autres, ce qui rend extrêmement compliqués les phénomènes d'ensemble qui en résultent. Nous aurons avantage à étudier les manifestations de la vie chez les êtres réduits à une seule cellule, en choisissant même parmi eux ceux qui se prêtent le mieux à l'analyse de chacune d'elles.