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CHAPITRE XXV Schéma général des êtres pluricellulaires

Les êtres pluricellulaires sont construits sur des types extrêmement divers, qui vont depuis le châtaignier jusqu'à l'homme, en passant par le champignon de couche et l'oursin. Il serait difficile de donner^, par conséquent, un schéma

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morphologique commun à tous ces êtres. Je dois seulement signaler, dans ce chapitre, les conséquences de ce fait que nous considérons ici, comme des entités à part, non plus des cellules, mais des agglomérations de cellules.

Une telle agglomération est forcément limitée par un contour, par une surface qui la sépare du milieu. On appelle corps de l'être pluricellulaire, tout ce qui est compris dans ce contour. Mais, nous l'avons déjà vu plus haut, le contenu de ce contour est bien hétérogène: il comprend des cellules vivantes P et des intervalles de cellules vivantes M.

On donne le nom de milieu intérieur à tout ce qui remplit l'intervalle total M des cellules vivantes.

C'est entre ce milieu intérieur et les corps cellulaires P que se produisent les échanges constituant la vie de chacun des corps cellulaires. L'ensemble des cellules vivantes puise donc dans ce milieu intérieur toutes ses substances alimentaires Q et y déverse toutes ses substances excrémentitielles R. Le volume du milieu intérieur est, en général, fort restreint par rapport au volume total des cellules vivantes qui y baignent. Et, par conséquent, la vie élémentaire manifestée des cellules ne pourrait se prolonger longtemps si le milieu intérieur n'était pas renouvelé.

Mais précisément, le résultat de toutes les activités cellulaires concomitantes se traduit par une activité d'ensemble de Têtre pluricellulaire, activité d'ensemble que l'on doit appeler la vie

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de l'être pluricellulaire, et qui a pour effet de renouveler le milieu intérieur au fur et à mesure des besoins des cellules. On peut même donner ce renouvellement du milieu intérieur comme définition objective de la rie de l'être pluricellulaire.

Et ainsi, il y a un double mouvement, dans l'être pluricellulaire :

1° Un mouvement d'entrée dans le milieu intérieur '^nutrition, respiration;, un mouvement de sortie du milieu intérieur vers l'extérieur (excrétion), et un mouvement de brassage de tout le milieu intérieur (circulation) : tout cela résulte de la coordination des activités concomitantes des cellules vivantes constituant Têtre pluricellulaire.

2° Des mouvements d'échange entre le milieu intérieur ainsi renouvelé et les divers corps cellulaires vivants P baignant à son intérieur.

Par exemple, chez l'homme, l'oxygène pénètre dans le sang par les poumons et est transporté par le sang à tous les éléments anatomiques, pendant que l'acide carbonique produit par ces éléments est ramené aux poumons et excrété. Le résumé des lignes précédentes est valable pour l'homme aussi bien que pour le tcenia ou le poirier.

Chez les animaux supérieurs, comme l'homme, il faut faire une remarque relativement au tube digestif qui traverse de part en part le corps de l'animal. Le corps de l'homme est un sac clos de toutes parts, et le tube digestif traverse ce sac en lui donnant, comme nous l'avons déjà dit, l'aspect d'un manchon de dame.

LA SPONTANEITE

Mais il faut bien remarquer que le contenu du tube digestif est extérieur au corps; quand nous mangeons, nous n'introduisons pas des aliments dans notre milieu intérieur, mais dans une cavité exlcrieiwe entre laquelle et le milieu intérieur s'établissent des échanges (absorption, sécrétion, etc.), analogues à ceux qui se font entre les poumons et le sang.

Dans le milieu intérieur, surtout dans les parois qui séparent les cellules les unes des autres, il se dépose, chez les êtres pluricellulaires, des substances (excrémentitielles ou de réserve suivant les cas), qui sont plus résistantes, plus rigides que les protoplasmas. Ces substances résistantes, se soudant les unes aux autres, formentunesortedegrillage, detreillissage résistant, qui encombre tout l'organisme et sert de support aux parties vivantes ; c'est le squelette. Il s'accroit en importance à mesure que l'être vieillit et tend à fixer à chaque instant la forme de cet être.

Ces quelques remarques très générales suffiront à la compréhension des chapitres suivants.

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