‹ Eléments de physiologie généraleChapitre 29 sur 37 · VI. — Théorie de l'électricité animale · texte numérisé non relu

VI. — Théorie de l'électricité animale

Il existe chez tous les êtres vivants des parties qui peuvent normalement posséder un pouvoir électromoteur. Quant à savoir si les courants électriques qu'ils produisent doivent être considérés comme des phénomènes essentiels de la vie, ainsi que c'est le cas pour les décharges des appareils électriques de certains poissons, ou seulement comme des phénomènes d'accompagné-

ment, non physiologiques, des processus vitaux, c'est une question qui demande un examen approfondi.

Il faudra donc tout d'abord administrer la preuve que des tissus animaux produisent on fonctionnant de l'électricité. Ce n'est que si les propriétés électriques des êtres vivants se sont montrées comme appartenant essentiellement et normalement aux tissus vivants, et si elles se sont régulièrement modifiées avec l'activité de ces tissus, qu'il est permis de les désigner comme fonctionnelles, et de leur reconnaître une valeur physiologique. Autrement, les courants électriques produits par les êtres vivants n'auraient guère plus d'importance pour la physiologie que ceux qui résultent du contact de substances inorganiques humides. Mais, comme beaucoup de poissons produisent de l'électricité fonctionnelle, il ne paraît pas impossible que d'autres animaux, et peut-être tous, possèdent aussi, quoique à un moindre degré, la même propriété.

En fait, un grand nombre d'expériences sur les plantes et sur les animaux vivants, rendent au plus haut point probable que le protoplasma vivant, parmi ses forces ou propriétés essentielles, possède, au moins de temps en temps, un pouvoir électro-moteur.

Une fois la démonstration des phénomènes fonctionnels d'électricité animale acquise, il faut découvrir, par la comparaison et l'étude de l'évolution organique : 1° les substances

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