‹ Eléments de physiologie généraleChapitre 30 sur 37 · FONCTIONS DES ÉCHANGES DE FORCES 3U · texte numérisé non relu

FONCTIONS DES ÉCHANGES DE FORCES 3U

qui, par leur inégalité de tension électro-chimique, sont nécessaires à la production des courants dans les tissus vivants, — substances qu'on peut nommer'd'un seul mot électrogènes, — et 2° les appareils électriques, où les courants sont engendrés par la présence de ces substances électro-positives et électro-négatives. Enfin les rapports réciproques, déterminés par Y excitation, qui existent entre les électro-moteurs organisés et les matières électrogènes nécessaires à la charge de ces appareils, doivent être examinés. Il sera aussi utile de présenter séparément les phénomènes purement physiques, tels que la mensuration de l'électricité animale, et les phénomènes chimiques.

VIL — Théorie du mouvement des animaux.

Tous les animaux manifestent, durant leur vie, des phénomènes de mouvement qui, en tant qu'ils sont fonctionnels, se réalisent sans exception au moyen de contractions et d'expansions. Les mouvements des animaux qui ne sont point directement produits par la contraction et l'extension des tissus contractiles, ou sont passifs, et ne présentent alors aucun intérêt physiologique (comme la chute ou le transport en voiture), ou sont, comme les courants liquides et les courants des gaz de la respiration, les résultats du mouvement contractile. Dans tous les cas, là où les mou-

vements animaux sont bien des phénomènes vitaux, ils ont pour fondement la contractilité.

L'investigation physiologique, en comparant et en remontant la série généalogique des êtres, doit examiner ici à quelles formes organiques appartient cette propriété de se contracter sous l'action d'an excitant (stimulus), et de revenir ensuite aux mêmes dimensions ; quels tissus constituent les appareils de mouvement, en tant qu'ils renferment ces éléments contractiles ; et, enfin, quels excitants déterminent ceux-ci à se contracter. Les phénomènes mécaniques devront être considérés à part des phénomènes chimiques qui les accompagnent.

Mais pour s'éclairer sur les causes et sur la nature propre des mouvements des animaux, il est en outre nécessaire dégrouper tous les mouvements (accessibles à l'observation) des animaux de tout ordre d'après la nature des excitants correspondants, et de tenir compte en même temps des processus psychiques qui échappent encore à la mécanique et à la chimie.

A ces processus psychiques appartient la volonté, laquelle est liée à des processus chimiques qui s'accomplissent dans les cellules nerveuses.

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