FONCTIONS DES ÉCHANGES DE FORCES
possédaient une faculté de sentir et, partant, étaient capables de discernement. Même au point de vue heuristique, l'hypothèse que tout protoplasma, que tout ce qui vit, par conséquent, réagit contre certaines impressions, parce qu'il sent, est justifiée.
L'investigation physiologique part de là; tout d'abord elle constate ce qui est sensible pour les animaux les plus inégalement élevés en organisation ; puis, par voie de comparaison et d'examen génétique, elle étudie les appareils de sensation (organes des sens), et, enfin, les rapports et les modifications réciproques de l'objet et du substratum fonctionnels (du sensible et des appareils de sensation) sous l'influence de Y excitation, — bveî,Y activité des sens, qui chez les organismes supérieurs débute toujours par une excitation des nerfs ; à cette excitation succède une sensation, laquelle s'ordonne en perception dans le temps et dans Y espace. Si la causalité s'ajoute encore à celle-ci, la perception s'élève à Vidée. Aussi bien avec l'idée qu'avec la perception peuvent se trouver combinés des sentiments ; mais ceux-ci supposent toujours une sensation.
Toutes ces modifications psychiques sont liées à des processus chimiques qui s'accomplissent dans des cellules nerveuses, et elles se produisent seulement lorsque ces cellules ont été excitées par certains mécanismes et aussi par des processus chimiques qui ont leur siège
dans les organes périphériques des sens. On nomme psychophysique la doctrine qui étudie les rapports des sensations et des états psychiques consécutifs avec les excitants sensibles. On appelle psychochimie la science des processus chimiques qui sont la condition de ces phénomènes psychiques.