‹ Éléments de physiologie humaine, à l'usage des étudiants en médecine (volume 2)Chapitre 108 sur 132 · DIOPTRIQUE DE L'OEIL (3IARCIIE DES RAYONS LUMINEUX DANS L'OEIL · texte numérisé non relu

DIOPTRIQUE DE L'OEIL (3IARCIIE DES RAYONS LUMINEUX DANS L'OEIL

Première orientation. — Une condition essentielle d'une bonne vision est que des images aussi nettes que possible des objets extérieurs se forment au fond de l'œil sur la rétine. Les milieux de l'œil (cornée, humeur aqueuse, cristallin et corps vitré) pourraient être parfaitement transparents, la rétine et le nerf optique pourraient être tout à fait normaux, et cependant la vision serait défectueuse, si les conditions dioptriques, la force réfringente des milieux était telle qu'il ne se format pas d'images rétiniennes des objets extérieurs, ou que ces images fussent diffuses.

Nous avons donc à rechercher le rôle dioptrique de ces milieux transparents (leur transparence étant donnée) dans la production des images rétiniennes.

L'œil a été comparé et peut l'être réellement à une chambre obscure munie d'un système dioptrique collecteur. Les enveloppes fibreuse (sclérotique et cornée) et vasculaire (choroïde et iris) constituent les parois de la chambre obscure; la pupille est l'ouverture qui livre accès aux rayons lumineux, le système dioptrique collecteur est donné dans les milieux transparents, et les images se forment sur la rétine, membrane nerveuse étalée au fond de la chambre obscure.

Il est facile de se convaincre que les objets extérieurs forment sur le fond de l'œil une image renversée. On n'a qu'à exposer dans un endroit obscur un œil énucléé de lapin albinos devant trois bougies allumées et disposées en triangle; on verra par transparence à travers la sclérotique au pôle postérieur de l'œil une image très-petite et renversée des trois lumières. Dans l'œil humain la réfraction est en somme la même que dans celui du lapin; on observe en effet la même image si au pôle postérieur d'un œil de cadavre humain on enlève les membranes (opaques à cause du pigment), et si on ferme le trou par du verre dépoli ou du papier translucide.

L'œil n'est du reste pas une chambre obscure simple; son ouverture est munie d'une lentille positive, car les milieux transparents jouent réellement le rôle d'une telle lentille. L'ouverture pupillaire serait généralement trop large pour que sans cette lentille il se formât au fond de l'œil une image un peu nette des objets extérieurs.

Surfaces et milieux réfringents dans l'oeil. — La lumière renconirc dans l'œil trois surfaces réfringentes avant d'arriver à la rétine; elle subit donc une tripU; ri'fraclion.

La première surface réfringente est la face antérieui'c de la coîMiéc, située entre l'air et la substance cornéennc. Celle-ci est plus réfi-ingenle (pic l'air; son indice de réfraction est à peu près celui de l'eau. L'humeui- a(iu(iis(' a le même

OnCAiNE VISUEL.

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