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indice de réfraction que la cornée ; la surface de séparation entre elle et la cornée n'existe doue pas au point de vue dioptri(iue (ni au point de vue catoptrique; elle est invisible); la cornée cl riiunicur luiueusc fornicnl un tout dioptrique continu, constituent une lentille positive dont une seule surface est courbée (niéni8([ue positif).
Le cristallin est plus réfringent que l'humeur aqueuse; la lumière sera donc réfractée à sa surface antérieure convexe, et cela dans le même sens qu'à la surface cornéenne antérieure; les rayons homocentinques sont rendus encore plus convergents. A la face postérieure, convexe, du cristallin, elle se déviera une troisième fois dans le même sens, car l'indice de réfraction du corps vitré est inférieur à celui du cristallin. — Cet indice du corps vitré est même égal à celui de l'humeur aqueuse (et à celui de la cornée), de sorte (juc le cristallin est une lentille biconvexe située au sein d'un milieu moins réfringent que sa propre substance. — En somme donc, les milieux de l'œil constituent un système dioptrique à ciTet positif (système collecteur), puisque toutes ses surfaces rendent les rayons homocentriques plus convergents.
Constantes optiques de l'oeil. — On a calculé que le centre optique, cet élément si important pour calculer notamment la grandeur des images rétiniennes, est situé tout près de la face postérieure du cristallin, à 3 mm. en arrière du sommet de la cornée, et à io mm. en avant de la rétine. La distance focale principale postérieure du système dioptrique de l'œil est
Fig. 102
donc de 13 mm., et la force réfringente du système est de (io dioptries. La longueur de l'axe antéro-postérieur de l'œil est de 20 mm. environ. — Tous ces ciiidres sont arrondis pour la simplicité des calculs, ce qui peut se faire sans erreur appréciable.
Enrcalitc, l'œil est plus long; il mesure en moyenne 2o mm. Mais pour les besoins ordinnires (le la dioptri(iue oculaire, on peut sans erreur appréciable prendre pour constantes optiques de Tœil humain celles d'un œil sans cristallin, des dimensions que nous venons d'indiquer, dont la cornée aurait un rayon de courbure de 5 mm., et qui serait rempli d'eau. C'est là ce qu'on appelle f « œil réduit » (DondeusO) — réduit à une seule surface réfringente.
Quelle est, par exemple, la grandeur de l'image rétinienne formée par un objet (6ff, fig. 102) d'une hauteur de 0 mètres, situé à 10 mètres de l'œil? Le
(1) On tlie Anomalies of Acommand and Refi-action. Traduction allemande en 1870.
2(ii
CHAriTllE VI.
calcul très-simple ressort de la figure. Les deux triangles semblables akb et
akfi donnent la relation —— = •—, x = 0,00 m. = la grandeur de l'imaee 0,15 10 ^ ^
rétinienne, ou plutôt la grandeur de la corde sous-tendant l'image rétinienne;
mais les deux sont sensiblement égales.
Si le cristallin manque dans l'oeil, il reste la réfraction à la seule surface cornéenne. La force réfringente de ce système simple est de 45D (positives), dont la distance focale principale est ^ ^= 2:2 mm. comptée à partir du centre optique, coïncidant maintenant avec le centre de courbure de la cornée (situé en réalité à 7,7 derrière le sommet cornéen). — La force réfringente du cristallin dans riuimeur aqueuse est donc de 20D.
Le foyer principal antérieur de l'œil se trouve à 13 mm. au devant de la cornée. 15 -+- S==18 mm. est donc la distance focale antérieure de l'œil. Cette inégalité entre les deux distances focales principales est due à ce que le dernier milieu dans lequel se meut la lumière a un autre indice de réfraction que le milieu qui se trouve au devant de l'œil.
Le pouvoir réfringent du cristallin est sensiblement augmenté par une particularité de sa structure : on peut le décomposer en une série de lamelles emboîtées les unes dans les autres, et dont l'indice de réfraction augmente d'une manière continue jusque dans le centre du cristallin. On démontre qu'en vertu de cette disposition, le pouvoir réfringent de la lentille est plus élevé que si le cristallin avait dans toute sa masse un seul et même indice de réfraction, qui serait la moyenne entre la couche corticale et le noyau.