Partie inférieure du front et talon
(face postérieure) 22,5
Dos de la main 31
Cou, sous le menton 33,7
Genou 36
Jambe, bas du pied, sacrum, fesses et
avant-bras 40,3
Sternum 43,4
Nuque et dos 54,1
Cuisse et bras 67,6
la faculté de distinguer deux impressions simultanées (elle est en raison inverse du minimum d'écart entre les deux pointes du compas) est donc la plus grande aux parties les plus mobiles. Dans les membres, elle diminue de l'extrémité vers la racine. — L'exercice l'auiimente considérablement.
Sensations de température. — Les sensations de température, de chaud et de froid, ne sont produites que par notre tégument externe et par les muqueuses de nos orifices naturels. Elles nous renseignent sur les variations de la température de notre peau.
La sensation de chaud ou de froid ne dépend pas de la température absolue de la peau; mais comme Hering(l) l'a très-bien développé, à un moment donné, la peau possède un point zéro de la température, qui ne donne aucune sensation de ce genre; une sensation de chaud nait chaque fois que la température de la peau dépasse ce point; une sensation de froid chaque fois que la température de la peau tombe en dessous de cette limite. Ce point zéro correspond a des températures efîectives très-variables, selon que nous avons séjourné quelque temps dans un milieu plus ou moins chaud. Naturellement ce point zéro se meut dans les limites physiologiques de la température. En deçà et au delà de ces limites, c'est-à-dire sous l'inlluence d'un froid intense aussi bien que d'une chaleur excessive, nous éprouvons une sensation identique, qui n'est ni celle du chaud ni celle du froid; elle est douloureuse (brûlure).
Il y a une grande différence sous le rapport de la facilité avec laquelle les différents endroits du corps perçoivent le chaud et le froid. La pointe de la langue est la plus sensible; puis viennent, suivant l'ordre de cette sensibilité décroissante, les paupières, les joues, le cou et le tronc. Les organes viscéraux ne nous donnent pas de telles sensations.
L'exercice augmente cette sensibilité. Elle est plus prononcée si de grandes surfaces sont en contact avec le corps exploré.
Lorsqu'un corps en contact avec la peau cède à celle-ci du calorique, nous
(1) Wiener Sitzber. 1877.