‹ Éléments de physiologie humaine, à l'usage des étudiants en médecine (volume 2)Chapitre 124 sur 132 · SENSIBILITÉ GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

SENSIBILITÉ GÉNÉRALE

éprouvons la sensation de chaud; lorsqu'il enlève du calorique, nous éprouvons la sensation de froid. La sensation est d'autant plus intense que ce corps conduit plus facilement la chaleur, c'est-à-dire qu'il enlève ou cède plus facilement du calorique. A températures égales, un morceau de fer parait plus chaud ou plus froid qu'un morceau de bois.

Si la main par exemple plonge longtemps dans un milieu, son point zéro caractérisé plus haut peut changer; la main s'accorde en quelque sorte pour une autre température. Alors le milieu qui au début occasionnait une sensation de chaud ou de froid peut en produire une plus faible, ou bien même peut n'en produire plus du tout.

Un cas remarquable est celui d'une variation de la température de la peau par le fait d'une action vaso-motrice. Au début d'une fièvre intense, il y a un spasme des nerfs vaso-constricteurs de la peau ; celle-ci se refroidit, l'individu grelotte (frisson de la fièvre), bien que la température du sang, refoulé vers les organes internes, augmente. Un peu plus tard, il se produit une dilatation de tous les vaisseaux de la peau. Celle-ci s'échauffe, et l'individu a la sensation d'une chaleur brûlante générale (période algide de la fièvre), bien qu'entretemps la chaleur générale du sang n'augmente pas et puisse même baisser.

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