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quand la tétanisrition (en x') a cessé; puis elle diminue de même et revient à son niveau habituel. Si on continue d'exciter beaucoup plus longtemps, la pression commence à descendre, et tombe même au-dessous de son niveau initial. — Dans le temps, ce dernier fait était expliqué par la fatigue de l'appareil nerveux vaso-constricteur. Nous y voyons aujourd'hui la preuve d'un réflexe vaso-dilatateur, plus lent à se produire, ou plus persistant que l'effet vaso-constricteur initial (ou plutôt concomittant).
L'animal est-il dans cette expérience immobilisé par le chloral, alors on obtient d'emblée une chute de la pression sanguine. On suppose que cette substance paralyse le (ou les) centre vaso-r constricteur, tout en respectant le centre vaso-dilatateur.
Le même effet se produit à la suite de l'excitation d'un nerf auriculaire du lapin curarisé, c'est-à-dire une augmentation de la pression générale. Entretemps, la vaso-constriction initiale dans l'oreille fait bientôt place à une vaso-dilatation locale, de l'oreille. Ainsi tandis que les petites artères de tout le corps (et surtout des organes splanchniques) se resserrent, celles de l'oreille se dilatent. Nous voyons ici un fait qui probablement est assez général dans l'organisme: quand un organe a besoin d'une plus grande quantité de sang, ses vaisseaux se dilatent, et pour que la pression générale reste normale, les vaisseaux d'autres organes se resserrent. Cette innervation vaso-motrice antagoniste pour différents organes ou systèmes doit se présenter lors du fonctionnement de n'importe quel organe. Il faut en effet bien se pénétrer de cette idée que la quantilé totale du sang ne suffit pas de loin pour remplir tout l'arbre circulatoire non rétréci, puisque le seul système porte est assez spacieux chez l'herbivore pour loger tout le sang du corps. D'un autre côté, un organe fonctionnant a besoin d'une grande quantité de sang, doit être congestionné; et de plus la pression sanguine générale doit se maintenir — ce qu'elle fait réellement — toujours au même niveau. Prenons pour exemple la digestion. Des aliments arrivant dans le tube digestif provoquent par acte réflexe une vaso-dilatation d'un territoire considérable, dont l'importance saute aux yeux de celui qui ouvre le ventre à un animal en digestion : le système splanchnique si vaste est fortement congestionné dans toute soh étendue. Et comme néanmoins le niveau habituel de la pression sanguine est conservé, il faut évidemment que de larges territoires sanguins, des muscles, du cerveau, etc., se soient resserrés (les vaisseaux cutanés sont dilatés pendant la digestion).
Un exemple en sens inverse est celui d'une vaso-constriction réflexe de tout le système peaucier sous l'influence du froid. Toute la peau se vidant de sang, ce dernier est refoulé vers les organes internes; et comme cependant la pression sanguine générale ne varie pas, à moins d'une pertubation trop forte, il faut que l'action du froid provoque (par acte réflexe) en même temps une vaso-dilatation dans les organes internes.
Un anlagonisDie analogue existe entre la peau et les reins — la transpiration et la diurèse simultanées sont impossibles • — , et à ce (ju'il paraît, entre la peau et le système musculaire. Un fort travail musculaire est impossible au moment de la digestion, ou bien il risque de produire une indigestion. JVous savons par expérience que le IraAail intellcclucl et la digestion ne peuvent marcher de front : l'un ou l'autre souffrira.
Des faits plus curieux encore semblent l'évéler un antagonisme dans l'innervation d'organes pairs. Les reins paraissent fonctionner allernativement : une vaso-dilatation dans l'un s'accompagne d'une vaso-constriction dans l'autre. Dans certaines circonstances exeptionncllcs,
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l'échaufferaent d'une main resserre les vaisseaux de l'autre; d'autres auteurs (probablement dans d'autres circonstances) ont trouve (jue la main gaucbe par exemple s'échauffe par le fait d'une vaso-dilatation locale, si on plonge la main droite dans l'eau chaude. — D'après des faits récemment mis au jour, la vaso-constriction et la vaso-dilatation (ainsi que la sécrétion de la sueur) paraissent être aux extrémités antérieures et postérieures surtout des fonctions bilatérales et symétriques : on plonge un pied dans l'eau chaude, et il se produit une vaso-dilatation (et une transpiration) dans les deux membres inférieurs; qu'on plonge un tel membre dans l'eau froide, et il y aura une vaso-constriction (et cessation de la transpiration) dans les deux extrémités.
Vu la grande cxlcnsion de beaucoup de réflexes vaso-moteurs, leur effet total, imparfaitement connu encore, est fort considérable; ils jouent probablement un rôle important dans beaucoup de maladies.
Le cas de l'herbivore mourant d'hémorrhagie interne dans le système porte se présente par exemple chez l'homme affecté de péritonite (inflammation du péritoine) : tous les vaisseaux abdominaux sont paralysés, gorgés de sang; le reste du corps est exsangue, comme après une forte hémorrhagie. — Malheureusement, — et cela est regrettable au point de vue de la pathologie aussi bien qu'à celui de la physiologie — une vaso-dilatation étant survenue quelque part, on est rarement fixé sur le point de savoir si elle est le résultat d'un relâchement des nerfs constricteurs, ou bien d'une suractivité des dilatateurs. Le même doute se présente souvent en présence d'une vaso-constriction observée.