‹ Éléments de physiologie humaine, à l'usage des étudiants en médecine (volume 2)Chapitre 59 sur 132 · S c. c. de lait corr. à S. 58 "/o de graisse S.O · texte numérisé non relu

S c. c. de lait corr. à S. 58 "/o de graisse S.O

7 c. c. de lait corr. à 5.S4' «/o de graisse 7. S « 3.32

OiEufs. — Un œuf de poule pèse de 45 à 60 gr., et contient pour 4 p. d'écaillé, 5 p. de blanc et 2 1/2 p. de vitellus ou jaune. Pour 4 p. d'écaillé desséchée, il y a 0.8 de résidu solide pour le blanc et 4.2 pour le jaune.

Le blanc contient environ 86 °/o d'eau et 44 °/o de résidu solide (45 °jo albumine, 0,434 "/o de globuline, de petites quantités de glycose, de graisse, de matière colorante, etc. et 0,6 °j„ de sels).

Le jaune contient 480/0 d'eau et S2 "/o de résidu solide (44"/o vitelline et 4.5 "/o nucléine, solubles dans une solution de NaCl à 40 "jo", 4.75 °/o cholestérine et 30 "/o de graisses, de lécithine et de matière colorante jaune [substances solubles dans l'éther] traces de glycose etc., 0.96 "/„ de sels).

Faim et soif. — La faim et la soif nous poussent à renouveler la provision d'aliments et de boissons. Ce sont des sensations générales que nous sommes tentés de localiser dans le tube digestif, mais qu'il est impossible de rattacher exclusivement à des organes ou à des nerfs particuliers. Leur cause principale réside sans doute dans un appauvrissement de la composition du sang, sous l'influence des pertes que l'organisme subit incessamment.

La sensation de soî/ (malaise général accompagné d'une sensation de sécheresse dans l'arrièrc-bouche et le pharynx) se produit chaque fois que la quantité d'eau qui circule dans le corps, se trouve diminuée (hémorrhagie, diarrhée, sueurs profusos etc.), ou que la proportion de sels est augmentée (impossibilité de combattre la soif en buvant de l'eau de mer, des solutions salines). La soif peut avoir également pour cause une dessiccation locale de la muqueuse du

voile du palais et du pharynx, par exemple, quand on respire par la bouche un air très-sec, ou à la suite de l'exercice prolonge de la parole.

L'application locale d'eau froide sur la muqueuse de la bouche et du pharynx diminue la sensation locale de sécheresse, mais n'abolit pas complètement la soif. Les chiens à fistule oesophagienne ou gastrique ouverte, que l'on a privés d'eau depuis longtemps, boivent pour ainsi dire indéfiniment sans apaiser leur soif, parce que l'eau s'écoule par la fistule à mesure qu'elle est avalée. D'ailleurs la section des nerfs du voile du palais et du pharynx (glossopharyngien, pneumogastrique et lingual, Longet, Schiff) n'abolit pas la soif. La soif peut être combattue par l'injection d'eau dans les veines, dans la trachée, le rectum, etc., et jusqu'à un certain point par des bains généraux (absorption par la peau?).

La sensation de faim paraît plus directement influencée par l'état de vacuité de l'estomac. Il suffit de rempHr l'estomac de substances inertes pour diminuer notablement la faim. Cependant la section des nerfs de l'estomac ne l'abolit pas (Sédillot). La sensation de faim ne paraît pas liée à l'intégrité des parties supérieures du système nerveux central : on a vu des fœtus anencéphales têter et témoigner ainsi qu'ils éprouvent le besoin de se nourrir.

Inanition!^). — La privation prolongée d'aliments et de boissons peut être supportée pendant assez longtemps. On se rappelle le pari gagné par le docteur américain Tanner : il resta 40 jours sans prendre autre chose que de l'eau, et se rétablit ensuite complètement. Les chiens meurent au bout de 4-9 semaines d'abstinence, les mammifères et les oiseaux de petite taille périssent en quelques jours : il en est de même des jeunes mammifères en général. Les animaux à sang froid supportent la privation de nourriture pendant une année et davantage : les mammifères hibernants restent en hiver pendant plusieurs mois sans manger.

L'animal privé d'aliments, est obligé de vivre de sa propre substance : son poids doit donc diminuer constamment. Au moment de la mort, le poids est réduit de -j^ o-*/! o ^^'^^^ les jeunes animaux, de ''/lo-^/io ^^l^^z les mammifères adultes (Chossat, Bidder et Schmidt, Voit). La perte de poids des différents tissus et organes se répartissait de la façon suivante chez un chat mort de faimC-) (Voit) :

Graisse 97 «/o

Rate 66.7 >

Foie S5.7 »

Muscles 30. S «

Sang 27 «

Litestins, poumons, pancréas 17 o/o

Os 15 »

Système nerveux central . 5.2 »

Cœur 2 »

L'excrétion d'urée diminue rapidement pendant les deux ou trois premiers jours, puis la diminution reste sensiblement proportionnée à la réduction du poids du corps (Bidder et

(1) CiiossAT, Bidder et Schmidt, die Verdauungssdfte, 18S2; Voit, Zeitschr. f. Biologie, 1866, II, p. 307.

(2) Nous donnons ici le poids relatif des différents organes chez rhoinmo d'après E. Bischoff, et chez le chat d'après Bidder et Schmidt.

lioinine adulte enfant nouveau-né i-lial

Squelette 15.9 «/o 17.7 »/„ 14.7 »/«

Muscles ... . . U.S « 22.9 « 45.0 »

Viscères thoraciques. . . 1.7 » 3 »

— abdominaux. ... 7.2 » W.li « foie . . 4.8 »

Graisse 18.2 .^ i 58 »

Peau 6.9 -. j /u « ^^ „

Cciveau 1.9 » Vo.8 »

CHAPITKE VI.

ScHMiDT 1852. La quantité absolue de CO^ exhalée diminue également mais moins rapidement que le poids du corps. La température interne baisse rapidement dans les trois derniers jours : au moment de la mort, elle n'est plus que de -H 2o« à -i- ôO» : le pouls et la respiration diminuent de fréquence. Les animaux montrent de l'accablement et une grande faiblesse musculaire. Les urines sont fortement acides, peu abondantes et caractérisées par la disparition presque complète des chlorures. Le sang en contient cependant encore des quantités notables : les chlorures sont retenus sans doute par les matières albuminoïdes du sang.

Inanition minérale. Les animaux nourris avec des aliments privés de sels, dépérissent rapidement et meurent en quelques semaines eu présentant des symptômes de faiblesse et de paralysie (Forster).

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