‹ Éléments de physiologie humaine, à l'usage des étudiants en médecine (volume 2)Chapitre 63 sur 132 · BILE · texte numérisé non relu

BILE

Procédés opératoires. — On peut recueillir la bile sur le cadavre dans la vésicule biliaire. On peut également, à l'exemple de Schwannd), pratiquer sur le chien (le lapin et le cobaye supportent mal l'opération), l'opération de la fistule biliaire. On fait une incision longitudinale sur Ja ligne médiane en dessous de l'appendice xyphoïde, ou à droite de la ligne médiane et parallèlement à celle-ci; on attire le fond de la vésicule biliaire dans la plaie, on l'y fixe

(1) ScHWANN, Arch. f. Anal. u. PhysioL, 18i4, p. 127.

par quelques points de suture, puis on ouvre la vésicule et l'on y introduit une canule qu'on laisse ouverte. On peut aussi réséquer une portion du canal cholédoque pour être sûr que la bile ne passe plus dans l'intestin.

Propriétés. — La bile est un liquide fortement coloré en brun chez l'homme et les carnivores, en brun verdàtre ou en vert chez les herbivores, limpide, fdant (à cause de la mucine dont elle se charge dans la vésicule biliaire), d'une odeur musquée, d'une saveur amère avec un arrière-goût doucàtre. Sa réaction est alcaline. Elle contient une forte proportion de matériaux solides (12 à 15 "/o chez l'homme) et présente une densité assez élevée : 1050 à 1040. Les constituants de la bile sont, outre l'eau : la mucine (1 °/o chez l'homme), une petite quantité de ferment diastatique, des sels des acides biliaires (7.5 °/o chez l'homme), des pigments biliaires en petite quantité, de la cholestérine, de la lécithine, des graisses, des savons gras, de l'urée. Parmi les sels : du chlorure de sodium, des phosphates de fer, de calcium et de magnésium, fréquemment des traces de cuivre et d'autres métaux.

La bile ne coagule pas par rébullition,car elle ne contient pas d'albuminoïdes; l'alcool et l'acide acétique en précipitent de la mucine. Les acides minéraux y produisent des précipités d'acides biliaires (glycocholique). Abandonnée à l'air elle verdit en absorbant de l'oxygène, puis se putrélie au bout de quelques jours.

Les substances caractéristiques de la bile sont les sels des acides biliaires et les pigments biliaires. En dehors de la bile on ne les a trouvés qu'exceptionnellement dans l'organisme (acides biliaires dans les capsules surrénales; pigments biliaires dans les extravasations sanguines, les corps jaunes de l'ovaire, le placenta de chienne).

A cides biliaires. La bile du bœuf doit son amertume à un mélange de glycocholate et de taurocholate de sodium (Strecker). L'acide glycocholique est formé par une combinaison de glycocoUe (CO^II, CIIjNH-i, acide amido-acétique) et d'acide cholalique; l'acide taurocholique, par une combinaison de taurine (SO3H, CH2, CH2NH2, amide iséthionique) avec le même acide cholalique. — Il dévient le plan de la lumière polarisée à droite. Ces combinaisons sont détruites avec formation d'acide cholalique (qui se précipite sous- forme de masse résineuse), par l'ébullition avec les acides minéraux. L'acide cholalique a pour formule C24H40O0; sa constitution est inconnue. Ces acides et leurs sels présentent une réaction colorée très-caractéristique : si on les additionne d'un peu de sucre de canne et d'acide sulfurique et si l'on chaufi'e (on refroidit au besoin) de manière à ne pas dépasser la température de -h 70°, on obtient une magnifique coloration pourpre (réaction de Pettenkofer). La matière rouge qui se forme présente un spectre d'absorption caractéristique : une bande d'absorption près de E et une seconde près de F.

Préparation des acides biliaires. — La bile de bœuf évaporée à consistance sirupeuse est traitée par l'alcool, qui dissout les sels des acides biliaires. Cette solution alcoolique évaporée à un petit volume, est précipitée par un excès d'éther; le précipité de sels biliaires d'aspect résineux, étant conservé sous l'éthcr, ne tarde pas à cristalliser (bile cristallisée) en longues aiguilles soyeuses. Il sulïit de les redissoudre dans l'eau, d'ajouter de l'éther et de décomposer par l'acide sulfurique pour obtenir un précipité cristallin d'acide glycocbolique qui est peu soluble dans l'eau. L'acide taurocholique reste en solution.

On peut également obtenir l'acide glycocbolique par le procédé suivant : on verse S c. c.

éther sur 100 c. c. de bile et l'on ajoute de l'acide chlorhydrique : il se forme un trouble laiteux très-abondant qui se transforme en un magma de petites aiguilles cristallines. On décante l'éther, on recueille les cristaux sur un filtre et on les purifie par recristallisation de l'éther.

Strecker et Gundlacb ont découvert dans la bile du porc deux acides analogues formés par la combinaison de la taurine et du glycocolle avec un acide hyocholalique (ayant pour formule C25H40O1). Enfin la bile de l'oie contient également un acide résultant de la combinaison de la taurine avec l'acide chenocholalique C27 Ht ^0^.

Pigments biliaires. La bile de la plupart des vertébrés contient deux pigments l'un brun, la bilirubine, l'autre vert, la biliverdine. La teinte de la bile varie suivant que l'une ou l'autre de ces matières colorantes prédomine. La bilirubine peut s'extraire de la bile de l'homme ou du chien au moyen du chloroforme dans lequel elle est fort soluble : on ne peut en préparer de cette façon que des quantités fort minimes. Il vaut mieux la retirer des calculs biliaires (J) de l'homme ou mieux du bœuf qui souvent en contiennent de grandes quantités. On épuise la poudre de calcul par l'éther pour dissoudre la cholestérine. Le résidu insoluble contient une combinaison de chaux et de bilirubine que l'on décompose par HCl dilué : la chaux est dissoute, la bilirubine reste. On traite par le chloroforme dans lequel la bilirubine est soluble et d'où elle cristallise en petits rhomboèdres orangés. Le méconium, c'est-à-dire le contenu de l'intestin qui est expulsé par l'enfant peu de temps après la naissance, est extrêmement riche en pigments biliaires. La sécrétion de la bile est en effet assez active chez le fœtus : les matériaux solides de cette bile s'accumulent dans l'intestin pendant la vie intra-utérine. La bilirubine est insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther, les acides etc., soluble dans les solutions alcalines. Les solutions brunes de bilirubine (dans la soude) exposées h l'air, s'oxydent et se transforment en biliverdine (soluble dans l'alcool). On peut également extraire la biliverdine du placenta de chienne qui en contient de grandes quantités. D'après Maly et Stadeler la bilirubine aurait pour formule C32H36N4O6, et la biliverdine C32H36N4OS.

Réaction de Gmelin. Si l'on ajoute avec précaution de l'acide nitrique contenant un peu d'acide nitreux à de la bile ou à une solution de pigments biliaires (sur une assiette ou dans un vase cylindrique), il se forme au point de contact des deux liquides une série de zones ou d'anneaux colorés se succédant dans l'ordre suivant : vert, bleu, violet, pourpre, brun, jaune. Dans cette réaction, la bilirubine s'oxyde en donnant de la biliverdine et une série de matières colorantes dont la plus oxygénée est jaune.

Relations des matières colorantes de la bile avec l'hémoglobine. Nous avons vu que l'hématoïdine dérivée de l'hémoglobine est identique avec la bilirubine. D'autre part, l'hémoglobine ou plutôt l'hématine se transforme par les agents de réduction en hydrobilirubine (ou urobiline) matière colorante brune ne contenant pas de fer, et que l'on peut obtenir également par l'action des agents de réduction ou par la putréfaction sur les pigments biliaires. Il y a donc une

(1) Les calculs biliaires sont des concrétions solides, ordinairement polyédriques (par pression réciproque) qui se trouvent souvent en grand nombre dans la vésicule biliaire j ils sont formés principalement de cholestérine, et d'une combinaison de chaux et de bilirubine.

parenté chimique étroite entre l'hémoglobine et les pigments biliaires et il est probable que la bilirubine et la biliverdine dérivent dans le foie de l'hémoglobine des globules rouges.

Action de la bile sur les aliments. — La bile contient ordinairement une très-petite quantité de ferment diastatique. L'action digestive de ce ferment est insignifiante comparée à celle du suc pancréatique ou de la salive ; d'ailleurs beaucoup d'autres liquides ou tissus de l'organisme contiennent également des traces de ferment diastatique.

La bile n'a aucune action sur les aliments de nature albuminoïde, mais elle précipite les produits de la digestion gastrique de ces aliments. Au moment où le chyme acide venant de l'estomac, pénètre dans le duodénum, il se trouve soumis à l'action de la bile. Les sels des acides biliaires précipitent la syntonine, la propeptone et la peptone : la pepsine est entraînée mécaniquement et la digestion peptique cesse immédiatement. Le précipité finement granuleux qui se forme peut également contenir une petite quantité d'acide biliaire décomposé par HCl du suc gastrique. L'alcalinité de la bile concourt alors à neutraliser (incomplètement il est vrai) l'acidité du suc gastrique. La précipitation de la pepsine et la neutralisation de HCl ont sans doute pour effet utile d'empêcher le suc gastrique de détruire les ferments du suc pancréatique.

La bile ne contient pas non plus de ferment agissant sur les graisses; elle semble cependant jouer un certain rôle dans l'absorption des aliments gras, comme l'indiquent les propriétés suivantes : la bile a une légère action dissolvante sur les graisses (mise à profit par les peintres et les dégraisseurs). Son action émulsionnante directe est faible : un mélange de bile et d'huile que l'on a agité ne tarde pas à se séparer de nouveau en bile et en une couche d'huile surnageant. Mais les sels des acides biliaires jouissent de la propriété de se laisser décomposer par les acides gras, avec formation de savons alcalins et d'acides biliaires; cette réaction se produit chaque fois que la bile se trouve en contact avec de la graisse contenant des acides libres (graisse rance, graisse saponifiée par le suc pancréatique). Or, les savons alcalins jouissent de propriétés émulsionnantes énergiques : à leur contact la graisse se divise facilement en gouttelettes microscopiques qui restent suspendues dans le liquide et qui n'ont guère de tendance à se rassembler en gouttes; on sait que rémulsion de la graisse est la principale condition de son absorption par la surface de l'intestin. On a fait remarquer également que les membranes mouillées de bile ou de solutions de sels biliaires se laissent plus facilement traverser par l'huile et les graisses que lorsqu'elles sont imbibées d'eau : l'huile passe facilement à travers un filtre de papier imprégné de bile, presque pas à travers un filtre mouillé simplement d'eau.

Cependant la bile n'est pas un véritable liquide digestif, en ce sens qu'elle ne contient pas de ferments digestifs : à côté du rôle fort obscur qu'elle joue dans la digestion, elle a certainement encore une autre fonction à remplir : elle est sécrétée en grande abondance chez le fœtus alors qu'il n'est pas encore question de digestion.

Schwann a le premier cherché à résoudre la question du rôle physiologique de la bile, en empêchant par la ligature du canal cholédoque la bile d'arriver

dans l'intestin, et en la faisant couler au dehors par une fistule de la vésicule biliaire. Les chiens opérés de cette façon périrent au bout de peu de jours. Blondlot et d'autres expérimentateurs furent plus heureux et parvinrent à conserver en vie pendant longtemps des animaux à fistule biliaire : ces animaux sont extraordinairement voraces et ne se maintiennent en vie que si on leur donne une ration alimentaire double ou triple : cette voracité s'explique jusqu'à un certain point si l'on songe aux pertes énormes en matériaux solides élaborés par l'organisme que ces animaux subissent journellement par l'écoulement de la bile au dehors. Mais la digestion intestinale est également modifiée chez eux : en effet, les sels biliaires constituent un excitant puissant pour les mouvements péristaltiques de l'intestin. En l'absence de la bile, les aliments séjournent longtemps dans l'intestin et y subissent une putréfaction fort avancée : aussi les matières fécales présentent une odeur infecte chez les chiens à fistule biliaire. Peut-être les animaux opérés de cette façon s'empoisonnent-ils à la longue en résorbant ces produits de putréfaction formés dans l'intestin. A l'état normal la bile empêcherait la putréfaction, en partie par une action antiseptique directe, en partie en excitant les mouvements de l'intestin; la bile accélérerait ainsi le cours des matières et restreindrait la durée de leur séjour dans l'intestin.

On attribuait autrefois à la bile seule le pouvoir de digérer les graisses. On se basait surtout sur ce fait que dans l'ictère par rétention de bile, les graisses ne sont pas digérées : elles se retrouvent dans les selles peu colorées des ictériques. On sait aujourd'hui par les belles recherches de Cl. Bernard sur le pancréas du lapin, que c'est au suc pancréatique que revient le principal rôle dans la digestion des graisses. Chez le lapin le conduit biliaire débouche dans le duodénum tout près de l'estomac et le conduit pancréatique au moins 20 centimètres plus loin. Or, si l'on fait avaler de la graisse à un lapin, on constate qu'elle n'est pas absorbée dans la partie de l'intestin (AB fig. 150) où elle n'a subi que le contact de la bile. Les chylifères remplis de graisse (aspect laiteux), ne se montrent qu'à partir du point ou le conduit pancréatique débouche dans l'intestin (BC fig. 150).

D'ailleurs, dans la plupart des cas d'ictère, il s'agit d'un catarrhe intestinal avec gonflement de la muqueuse propagé jusque dans les voies biliaires et les oblitérant. Il est plus que probable ({ue dans ces cas, il y a également catarrhe et gonflement de la muqueuse du conduit pancréatique. Ainsi s'expliquerait l'absence de digestion des graisses dans l'ictère. — Les chiens à fistule biliaire digèrent fort mal les graisses.

Sécrétion de la bile. — Les matériaux caractéristiques de la bile, les sels biliaires et les pigments sont sans doute fabriqués par les cellules hépati-

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Fig. 15(J.— PiiLicrcasdu la|Hii.I.e conduit cholccioque débouche en A dans le voisinage du pylore; le conduit pancréaticuic débouche dans l'intestin eu B; V, vésicule du iiel.

ques au moyen de matériaux puisés dans le sang. Les pigments dérivent de l'hémoglobine; quant aux sels biliaires, on ignore complètement leur origine. La preuve que le foie est bien le lieu de production de ces substances, c'est que si l'on extirpe cet organe (l'expérience réussit sur la grenouille), on n'observe pas l'accumulation d'acides ou de pigments biliaires dans l'organisme. Si l'on se borne au contraire à lier les voies biliaires, de manière à empêcher la bile de couler dans l'intestin, elle continue à se former et ses matériaux constituants sont résorbés et s'accumulent dans l'organisme. Le phénomène se produit pathologiquement dans l'ictère ou jaunisse. — Toutefois, on n'est pas parvenu jusqu'ici à déceler la présence d'acides ou de pigments biliaires à l'intérieur des cellules sécrétoires du foie : ce résultat négatif tient sans doute à ce fait que les substances en question quittent les cellules hépatiques à mesure qu'elles s'y forment, et ne s'y accumulent jamais en quantité suffisante pour pouvoir y être démontrées au moyen des réactifs ordinaires.

Il est assez probable qu'une partie des constituants biliaires est résorbée dans l'intestin par les capillaires veineux, et retourne ensuite au foie par la veine porte pour y être sécrétée de nouveau : il y aurait ainsi une véritable circulation de bile entre l'intestin, la veiné porte et le foie. En effet, si l'on évalue à 1 kilogramme la quantité de bile sécrétée pendant les 24 heures par un adulte, cette bile doit contenir 75 gram. de sels biliaires (1) : il n'est guère admissible que le foie en fabrique tous les jours à nouveau une si grande quantité. Hoppe-Seyler a d'ailleurs montré directement que le glycocolle et la taurine ne passent pas dans les excréments, et qu'il en est de même des ^/s de l'acide cholalique de la bile; '/s seulement d'acide cholalique se retrouve dans les excréments; le reste est sans doute résorbé et circule incessamment de l'intestin au foie et du foie à l'intestin. Quant à la cholcstérinc, elle paraît simplement excrétée par le foie, c'est-à-dire puisée dans le sang et versée dans la bile.

La bile est formée principalement aux dépens de matériaux empruntés à la veine porte. La ligature de l'artère hépatique n'a guère d'inflence sur la quantité de bile sécrétée. On ne peut songer à lier la veine porte en entier : les animaux meurent au bout de fort peu de temps, tout leur sang s'accumulant dans le système de la veine porte et la circulation s'arrêtant. Mais on peut lier sur un lobe du foie la branche veineuse venant de la veine porte : on constate alors une diminution considérable de la quantité de bile sécrétée.

Si l'on place un manomètre à eau (ou à bile) en rapport avec les voies biliaires, on verra la colonne de liquide monter graduellement sous l'influence de la poussée exercée par les nouvelles portions de bile sécrétées; lorsque la pression atteint 200 mm. d'eau, la colonne cesse de monter, la bile est alors résorbée au fur et à mesure de sa production. Cette pression de 200 mm. est

(1) La quantité de bile sécrétée en 2-4 heures par l'homme a été évaluée à S00-6S0 c. c. (J. Ranke, V. WiTTicn), c'est-i'i-dire environ Vô gr. de bile par kilogr. de poids du corps. Bidder et Schmidt on trouvé les chiffres suivants : chien, 20 gr.; chat, IK gr.; mouton, 2!) gr.; lapin, 157 gr.; cobaye, 17JJgr. de bile par kilogr. d'animal (en 2^^ h.). Citons encore quelques chift'res publiés par Colin et qui correspondent à la quantité de bile sécrétée en 24 h. : cheval, 6 kilogr.; bœuf, 2.64 kilogr.; mouton, 0.34 kilogr.

encore assez élevée si on la compare à celle qui règne dans la veine porte et qu'on peut évaluer à 50-100 mm. d'eau.

La sécrétion de la bile paraît continue. Elle s'accumule dans la vésicule biliaire dans l'intervalle des repas et coule en grande abondance dans l'intestin au moment où le chyme acide pénètre dans l'intestin. Son passage de la vésicule biliaire dans l'intestin semble provoqué par une action nerveuse réflexe, ayant pour point de départ le contact de l'acide avec l'orifice intestinal du conduit cholédoque : la vésicule biliaire se contracte sans doute pendant que son orifice se relâche.

L'ingestion de chaque repas est suivie d'une augmentation rapide de la quantité de bile sécrétée. L'injection de différentes substances médicamenteuses dans le duodénum (ipecacuanha, podophylline etc.), produit le même effet d'après Rutherford.

On n'a pu jusqu'ici démontrer une influence directe du système nerveux sur la sécrétion hépatique.

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