PHYSIOLOGIE SPÉCIALE DES NEUFS PÉHIPIIÉRIQUES
glandes). L'existence de tels nerfs est démontrée dans la première partie de cet ouvrage pour les glandes salivaires (page 203), et pour les glandes sudoripares (page 492). Il y est dit notamment que l'excitation des nerfs sécrétoires provoque la sécrétion en l'absence de toute circulation, que le fonctionnement de la glande salivaire développe des pressions des liquides sécrétés bien supérieures à la pression du sang artériel, et enfin que les modifications de la circulation sanguine ne s'accompagnent pas de modifications parallèles de la sécrétion. — 3° Nerfs modérateurs. Nerfs centrifuges dont l'activité empêche une fonction de se produire. De ce nombre sont surtout le nerf vague pour le cœur, et les nerfs vaso-dilatateurs. — Ils se composent probablement de fibres inter-centrales, analogues à celles du système nerveux central; celles-ci du reste exercent aussi de nombreuses influences d'arrêt, de modération. — 4° Nerfs trophiques, c'est-à-dire des nerfs centrifuges dont l'activité réglerait les échanges nutritifs dans les éléments anatomiques les plus divers. Les nerfs musculaires et les nerfs sécrétoires sont certainement de tels nerfs trophiques. Les cellules nerveuses exercent aussi une influence trophique sur les fibres nerveuses (v. page 114). Mais un certain nombre d'observations ont fait naître l'idée de nerfs trophiques destinés à tous les éléments cellulaires (épithéliaux, du tissu conjonctif, osseux etc.) de notre corps. Nombreux sont les exemples d'atrophies et d'hypertrophies de certains organes consécutives à la section de leurs nerfs. Les faits en apparence les plus probants senties troubles nutritifs (inflammatoires) dans l'œil et la bouche après section du nerf trijumeau, ainsi que les inflammations pulmonaires à la suite de la section des. deux nerfs vagues. Pour l'exposé et la discussion de ces faits nous renvoyons à « nerf trijumeau » et à « nerf vague » ; nous y verrons que ces observations ne démontrent pas l'existence de nerfs trophiques ou de fibres trophiques dans certains nerfs, et que les troubles nutritifs, suite de la section de certains nerfs, s'expliquent au moins aussi bien par les autres troubles fonctionnels qui résultent de ces sections nerveuses (notamment par les paralysies les troubles de la sensibilité, par les troubles de l'action vaso-motrice, etc.).