‹ Éléments de physiologie humaine a l'usage des étudiants en médecineChapitre 123 sur 164 · TECHNIQUE. — NOTION DES CENTRES CORTICAUX · texte numérisé non relu

TECHNIQUE. — NOTION DES CENTRES CORTICAUX

Les principaux procédés d'exploration physiologique employés pour l'étude du cerveau sont l'observation d'animaux chez lesquels on excite.

(1) Les essais grossiers des phrénologues, quoique reposant sur l'idée des localisations cérébrales, ne reposaient sur aucune observation sérieuse, et ne méritent pas le qualificatif de « scientifiques »,

surtout électriquement, l'écorce cérébrale, ou bien auxquels on a extirpé des parties corticales. Gliez l'homme, l'observation clinique, suivie de l'autopsie, doit suppléer à ces deux procédés d'exploration.

La substance des hémisphères, surtout celle de certaines parties de l'écorce, est excitable par l'électricité, moins par certains agents chimiques, p. ex., par le sel marin appliqué en substance, par les agents mécaniques, trop destructeurs. L'excitant préféré est l'électricité, soit sous forme de courant constant (^ouverture ou fermeture du circuit) ou induit, les électrodes étant très rapprochés, soit par action unipolaire. Appliquées en des endroits corticaux bien déterminés, ces excitations provoquent des contractions dans des muscles du côté opposé toujours les mêmes selon l'endroit excité: il y a ainsi des • centres moteurs corticaux » pour les divers muscles. L'extirpation d'un tel centre produit d'autre part dans ces mêmes muscles des troubles plus ou moins paralytiques, et de plus, une certaine insensibilité : ces centres sont sensibles et moteurs à la fois, ils sont, comme on dit « sensitivo-moteurs ». — En d'autres endroits de la surface corticale, les lésions produisent la suppression des efifets sensoriels des organes des sens : il y a un « centre visuel, » un « centre acoustique » etc. Il se confirme de plus en plus que l'excitation d'un tel « centre sensoriel » provoque des mouvements dans l'organe des sens correspondant, que ces centres sont donc, comme on dit, « sensorio-moteurs. »

On a été longtemps sans obtenir par l'excitation de la surface cérébrale des effets périphériques moteurs, révélateurs du fonctionnement cérébral. La raison en était d'une part qu'on n'évitait pas suffisamment les troubles circulatoires, qui abolissent rapidement les fonctions cérébrales, et d'autre part parce que l'excitation de la plus grande partie du cerveau n'a réellement pas d'effet périphérique.

Bibliographie- — La physiologie expérimentale du cerveau date donc de 1870, époque à laquelle Fritsgh et Hitzig obtinrent chez le chien des etfets moteurs par l'e.Kcitation de certaines parties de l'écorce cérébrale. Des travaux d'ensemble sur la physiologie du cerveau sont ceux d'ExNER (Die Funclionen der Grosshirnrinde d. Menschen, Wien 1881), Ferrier (Functions of the brain, London 1886), HoRSLEY (Structure and Functions of the brain etc. London 1892), Morat (Fonctions d'innervation, dans le Traité de physiol, par Morat et Dojcn, Paris 1902), ScHAEFFER (Tlio corebral cortex, dans le Text-book of physiol 1900), Soury et RiCHET (Art. Cerveau dans le Dictionnaire de physiol. de Gh.Richet, t. iLpp.ôiV- OYG, Paris 1897-08), Soory (Le syst. nerv. central, Paris 1899), A. Tschermack (Die Physiol. d. Glehirns,dans le Handb. d. Physiol. de W. Nagel. t. IV, pp. 1-204, 1905).

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