COMPOSITION CHIMIQUE DU CORPS DE L'HOMME ET DES ANIMAUX
Les éléments suivants paraissent essentiels à la constitution de toute matière vivante animale : G, 0, H. Az, S. P. Cl. K, Na. Ci. Mg, Fe et peut-être Si et FI. Ces quatorze éléments forment des coiubinuisons nombreuses et variées, qui entrent dans la constitution du protoplasme. L'oxyfîène, l'azote (et l'argon) s'y trouvent normalement à Tétat libre ; l'hydrogène exceptionnellement ainsi que le soufre (chez les Schizophytes).
Parmi ces éléments que l'on peut appeler, avec Léo Errera, biogeniques, le carbone forme la partie prépondérante et caractéristique de la substance sèche des organismes ; il constitue comme la charpente de leurs molécules. Il y a longtemps que les chimistes ont appuyé, à ce point de vue, sur la faculté que possèdent les atomes de ce corps de s'accumuler » dans une seule et même molécule, de se souder, en quelque sorte, les uns aux autres » (Wurtz, Chimie moderne, p. 882k A côté du carbone, les éléments biogeniques principaux sont l'oxygène, l'hydrogène et l'azote. "
Herbert Spencer a insisté sur cette association de trois gaz parfaits à un corps fixe et infusible : « D'une part, n'était la mobilité moléculaire extrême que possèdent trois des quatre principaux éléments de la matière organique ; et n'était la jurande mobilité moléculaire qui en résulte pour leurs composés les plus simples, l'élimination rapide des déchets de l'action orj^anique ne pourrait avoir lieu, et il n'y aurait point cet échange continuel de matière que la vitalité implique. D'un autre côté, n'était l'union de ces éléments extrêmement mobiles en des composés d'une complexité extrême, ayant des molécules relativement vastes que leur inertie rend comparativeuient immobiles, les composants d'un tissu vivant n'auraient point cette lixité mécanique qui les empêche de s'en aller par ditf ision eu uième teiups (pie les produits de rebut que la décomposition du tissu entendre » (Principles uf Biology).
Les éléinents indispensables à la vie ont tous des poids atomiques peu élevés et appartiennent par c^séquenf aux "pTBTinèrefrséries dn-systèine péricrdiqtte de
Mbndklejeff, comme le montre le tableau suivant qui reproduit les quatre ^rSÏÏïrïrerUgnes du système périodique (Skstini) :
Li=7
B = ll