AI
Si = 28
Ph=31
Cl=35.5
Ca=40 ?Sc=44
Ti = 48 V = 51
Cr=52.4
Mn =55
Fe = 56.
Ni = 58,8.
Go =58.8
Léo Errera a essayé de démontrer que « cette coïncidence n'est pas fortuite. Car la légèreté des atomes de ces éléments est liée ù un ensemble de propriétés dont l'importance pour les organismes n'est pas ditUcile à saisir. De toutes les combinaisons possibles, celles des atomes légers avaient donc le plus de chances de présenter cette association de phénomènes complexes que nous nommons la vie, et de former les premiers êtres.»
~' « Les éléments à atomes légers sont les plus répandus à la surface du globe ; leurs composés les plus simples sont généralement ou gazeux, ou solubles dans l'eau, ce qui explique l'arrivée des aliments dans l'organisme et l'élimination des déchets; la plupart sont mauvais conducteurs de la chaleur et de l'électricité, et tous ont, d'après les règles de Dulong et Petit, Regxault, Kopi» et Marignac, des chaleurs spécifiques élevées. Ceci permet aux organismes, tout en ayant relativement peu de masse, de supporter plus facilement et de ne subir que peu à peu les variations calorifiques et électriques du milieu extérieur, et de dépenser beaucoup d'énergie sans abaisser beaucoup leur température. »
« Enfin, nous avons montré qu'il y a lieu de supposer, d'après la théorie mécanique de la chaleur, que les atomes légers en s'accumulant en très grand nombre, donnent naissance à des molécules que la chaleur disloque beaucoup et échauffe peu. Nous aurions là un des facteurs essentiels de cette instabilité chimique qui caractérise le protoplasme vivant » (Biologisches Centralblatt, 1887, p. 23).
Gomme éléments accessoires, ne se rencontrant pas chez tous les êtres vivants, on peut citer : l'iode dans le corps thyroïde et le sang des mammifères, l'iode et le brame chez les animaux et les végétaux marins ; le manganèse chez quelques mollusques (organe de Bojanus), dans les céréales et dans le sang de l'homme et des animaux ; le cuivre dans le sang des crustacés et des céphalopodes, dans les plumes du Turaco ; l'arsenic (A. Gautier) dans différents tissus de l'homme et des animaux. On a signalé également la présence du lithium, rubidium, caesium, strontium, zinc, cobalt, nickel, bore, baryum, aluminium, à l'état de traces, chez un certain nombre d'animaux ou de plantes.
COMPOSITION CHIMIQUE DU CORPS DE l'hOMME ET DES ANIMAUX.
Concentration moléculaire des liquides de l'organisme.
L'attention est appelée depuis quelques années sur le rôle important que jouent dans les échanges de substance de nos tissus, les phénomènes résultant de différences dans la concentration moléculaire (pression osmotiquej des différents liquides en présence.
Deux solutions sont équimoléculaires, ont la inùiu'; concentration moléculaire, lorsqu'elles contiennent, ])Our un même poids d'eau, le même n'om'hre de Titoléoules (ou d'ions dis^Moi.'s, les ions comptant pour une molécule) dissoutes. "Les solutions équimoléculaires sont isoiotiiques ou isosmotiques, puisque la pression osmotique dépend dé la concentration moléculaire. A la températu^re de O", la pression osmotique d'une solution aqueuse contenant un gramme-molécule (poids moléculaire exprimé en grammes : GO gr. d'urée, 3'f2 gr. de sucre de cannes, etc.) par litre d'eau, serait de "32,3'i atmosphères (même relation que pour la pression, le volume et le poids moléculaire des gaz, loi d'Avogadro appliquée aux solutions par van 't Hoff).
Doux solutions équimoléculaires A et B, séparées par une cloison semi-perméable (ne laissant passer que l'eau) sont en é([uilibre osmotique, isotoniques, et ne changeront pas de niveau. Si la solution A est plus concentrée que B (ht/pertoniqne), l'eau passera de B en A, jusqu'à établissement de l'égalité de concentration. Si A est moins concentré que B (hypoto7iique), A cédera pareillement de l'eau à B.
La fai;oa la plus pratique de mesurer la concentration moléculaire d'un liquide et par conséquent sa pression osmotique, consiste à déterminer son point de congélation. L'abaissement du point de congélation d'une solution est en effet proportionnel au nombre de molécules dissoutes. Une solution grammemoléculaire (dont la pression est de 22,31 atmosphères; se congèle théoriquement à — 1"85. La concentration moléculaire d'une solution peut donc être exprimée par son point de congélation A (Méthode cryoscopique de Raoult).
Le sang de l'homme et des mammifères a une valeur de A comprise entre — 0 35 et — 0°60 (équivalente à iine solution de Na Gl à un peu plus de 0,9 7'o). (Hamburger, Winter.) La lymphe et les liquides de transsudation, liquides péricardique, péritonéal, cérébrospinal, ont des valeurs analogues à celles du sang, mais en général un peu plus fortes. Les liquides de sécrétion peuvent avoir une concentration moléculaire très différente. Les uns, bile, urine, sont plus concentrés que le sang ; les autres, sueur, salive, beaucoup moins concentrés.
Les sucs qui imprègnent les solides de l'organisme, nmscles, cerveau, foie, reins, etc. ont en général une concentration moléculaire, manifestement supérieure à celle du sang (A variant de — 0°GÔ à — l", Sabbatani, 1900).
La détermination du point de congélation, se fait au moyen de l'appareil de Beckmann représenté lig. 3 (modèle Fuiedenthal, .Centralbl. f. PhysioL, XIII, 484, 1899).
Fig. 3. — Appareil île liée km an n.
A. Bain réfrigérant.
i. éprouvette intérieure.
E. éprouvette ejctérieure (bain d'air)
n. agitateur.
6 tliermométre.
Le liquide à examiner se place dans l'éprouvette intérieure i avec le thermomètre (gradué en centièmes de degré) Ô et l'agitateur a. Il est séparé du mélange réfrigérant (glace et sel) par un manchon d'air représenté par l'éprouvette extérieure E. On observe généralement le phénomène de la surfusion, c'est-à-dire que la température s'abaisse en dessous du point de congélation. On amorce la congélation en introduisant un fragment minuscule de glace par le tube latéral /. On note le point au(,piel la colonne tliermométrique remonte à ce moment (1).
Voici les principales combinaisons que l'on a rencontrées dans l'organisme ;