ans
(t) (JtiViEi.F.T. S\iv rhi,niinr et le (Uh'cloppciticiil /i/mnii/iic (/<• ses fuciiUés, 183.1
Les pulsations s'accélèrent, sous l'influence de l'exercice musculaire, de la station verticale, du travail de la digestion, de l'abaissement de la tension artérielle, des émotions, des sensations douloureuses, de l'élévation de la température interne, delà fièvre, et par l'action de beaucoup de substances toxiques ou médicamenteuses (Atropine, etc.). Les variations diurnes des pulsations cardiaques suivent à peu près celles de la température interne (Vierordt).
Chez les mammifères, le nombre des pulsations est en raison inverse de la taille : cheval 30-40, bœuf o5-42, mouton 68-80, chien de taille moyenne UO-100, lapin 140 et plus par minute.
III. PRINCIPES HYDRAULIQUES SERVANT DE BASE A L'ÉTUDE DE LA CIRCULATION DANS LES VAISSEAUX (1).
Mouvement uniforme des liquides dans les tubes rigides. — Uno
prcssiuu "jxoroéj à la surfaco d'un liquide, se transmet éi^aleiU'.'ut dans tous les seû6 (priiicipo d>j Pascal). Le principe d'é^j'alité de pressiun a puur corollaire le suivant : quelle que soit la furmo d'un vase rempli de liquide, la pression supportée par une portion de la surface immerj^^ée S, est é^ale au poids d'une colonne de liquide ayant pour hnsi la mèm.' surface S, et pour hauteur la di^>tance verticale H, qui sépare la surface considérée, du niveau du liquide : F = S X H. Si l'on fore un urilice dans la paroi, la pression hydrostatique exerceèjTr-îque là sur cette paroi, se transforma en une autre forme de l'énergie, en mouvement ; le liquide s'écoule en un jet, dont la force dépend de la pression hydrostatique. Dans ces conditions, la vitesse d'écoulement libre du liquide v (abstraction faite des résistances au niveau de l'orilice), sera théoriqueinjnt la même que celle d'un corps, tombant librement dans le vide de la même hauteur H :
g représente ici l'intensité de la pesanteur, c'est-à-dire 9. 8"". (Théorème de TOUUIGELLI, 16 13).
Si l'écoulement se f lit, non par un orihce percé en mince paroi, mais par un tube plus ou moins lonj^, opposant une certaine résistance à l'écoulement, les frottements absorbent une partie de l'impulsion initiale du liquide, et l'écoulement se fait avec une vitesse d'autant plus faible, que la longueur l du tube est plus grande, et que son rayon R est plus petit. D'après le théorème de Foisskuille (18i3), le volume V, qui s'écoule dans l'unité de temps (entre certaines limites expérimentales), sera représenté par la t'ormide empirique :
(l) E. H. ot AV. Wkueh, W'clldilehre, lS2:>t Voi.kmaxn, Hiimndynainik, 1850 j Donhkhs, Physiolitfiie, i8."i'J; Li-i)wi»i, l'IiysiolDfîif, lS(il ; Lanuois, Lchrc o. .l/7i'r(Cfi;)ii/.s, lS72; M.vrey, Ti-twaiix, IST.'i ; Moexs, l'nlsruiK'C, 1878; liitAsiitY, W'cllenbewetiinii;, 1881; Hooiuvko, i'/Iiiyfr's AixItU-., XLVI et XLVIl | V. Kries, Stud. z. Pulslehre, 1892, etc.
102 GHAPiriiK iir.
G représente ici une constante dépendant de la teiupùrature, de la nature du liquide et de celle du tube. Comme d'autre part, le volume d'écoulement V est égal au produit de la vitesse v par la surlace de section tîR^ du tube, V = nKh\ on a