‹ Éléments de physiologie humaine a l'usage des étudiants en médecineChapitre 62 sur 164 · Oiseaux de basse-cour (Jolyet · texte numérisé non relu

Oiseaux de basse-cour (Jolyet

50'"'» Tortue grecque (artère carotide) (Jolyet, 1872). 30-31""" Tortue d'Europe (artère carotide) (Jolyet, 1872). 70-75""" Couleuvre à collier (artère carotide) (Jolyet, 1872).

SO'""" Grenouille (artère iliaque) (Jolyet, 1872). 28-20™™ Grenouille (artère aorte) (Volkmann, 1850). 35-8 't™™ Brochet (artère branchiale) (Vqlkmann, 185Uj. 70™'" Anguille (Jolyet, 1872).

80"'™ Poulpe (Oetopus vulgaris) (Léon Fredeuigq).

Ghea le cheval, la pression sanguine, prise dans l'artère pulmonaire, est d'environ le tiers de la pression carotidienne (Ghauveau et Faivre, 185(5).

Ghez un chien, où le bout central de la carotide coupée en travers accusait une pression de 214'°™ (pression latérale dans l'aorte), le bout péripliérique ne donnait que 154™™ de Hg de pression (en réalité, c'est la pression dans le cercle artériel de WiLLis) [cité d'après Steiner, Phi/siolof/ie\.

La pression diminue lentement dans les artères à mesure qu'on s'éloigne du cœur (VoLKMANN, 1850).

Les graphiques obtenus au moyen du kymographion, montrent des variations périodiques de pression sanguine de différents rythmes. Les plus petites et les plus fréquentes correspondent aux pulsations cardiaques ; le passage de chaque onde pulsatile s'accompagne donc d'une élévation passagère de la pression artérielle. Les oscillations pJus étendues qui embrassent plusieurs systoles ventriculaires, sont isochrones avec les mouvements respiratoires du thorax (^Ludwig). Chez le lapin et la plupart des mammifères, la pression baisse dans les artères pendant l'inspiration et monte pendant l'expiration (Legros et Griffé, 1888). Ghez le chien (Eenbrodt) et le porc, les rapports sont inverses : la pression artérielle monte à l'inspiration pour redescendre pendant l'expiration. Les causes de ce phénomène seront étudiées à la fin du chapitre de la respiration.

Les oscillations respiratoires peuvent parfois se grouper en larges o\\à\i- Isiiions, oscillations vaso-motricea da Sigm. Mayer, qui sont probablement dues à un changement périodique dans les résistances que le sang éprouve à traverser les petites artères du corps. Quand le calibre de ces artères diminue par suite du resserrement de leur paroi, le sang s'accumule en amont dans le système artériel, d'où augmentation de pression. Au contraire, la dilatation des petites artères permet au sang de s'écouler plus facilement, d'où baisse de la pression artérielle. (Volkmann, Hamodynamik 185U).

Variations rapides de la pression et manomètres élastiques. — Dans Iç^, manomètres élastiques, c'est-à-dire ceux où le poids du mercure est "~ — 8

CHAPITUE III.

remplacé par l'action d'un corps élastique faisant ressort, on est moins exposé aux erreurs dues à l'inertie. Si la masse mise en mouvement est

petite, elle pourra traduire fidèlement les phases les plus délicates des variations de la pression artérielle qui accompagnent chaque pulsation.

Un manomètre élastique facile à construire en tout temps (au moyen de tubes de verre, de bouchons de caoutchouc et d'un doigtier en caoutchouc) Fig. or.. - sphvgmoscope de ciiauveau-xMarey est celui que Marey et Ghauveau out

nu,din., associe à une canule Fha.ç.o.s ^^^^^^, SphygmOSCOpC (1863). La fig. 65

J^:;^:!^^E^Z:^:c^^''''' représente le modèle du sphygmoscope

employé dans mon laboratoire. Elle montre à droite les pièces dont il se compose, et à gauche la façon de les assembler. Le sphygmoscope consiste en une ampoule élastique D (en forme de doigt de gant), à l'intérieur de laquelle agit la pression du sang d'une artère par l'intermédiaire de la cmulec. L'ampoule se dilate ou se resserre, suivant que la pression qui agit à son intérieur, augmente ou diminue ; ces changements de volume produisent des déplacements de l'air

du gros tube G dans lequel est logée l'ampoule. Le tube supérieur qui part de cette chambre à air, est relié à un tambour à levier inscripteur.

Les meilleurs tracés sont ceux que l'on obtient avec un sphygmoscope où la chambre à liquide est réduite au minimum .

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Fig. 66. — Tracés dejpression artérielle recueillis simultanément dans les deux crurales, à droite au moyen du «.„„__ ^- , ^««-«ion spl.ygmoscope (ligne supérieure - tracé reproduisant MCSUre de la preSSlOIl fiilèlemcnt les variations de la pression), à gauche au artérielle CheZ l'hOmme.

moyen du manomètre à mercure (ligne inférieure - tracé j^l^^gy (1878) a cherché à meSU-

déf orme par l'inertie du mercure du manomètre). .

rer la pression du sang chez rhomme (en l'absence de toute lésion traumatique), par la valeur manométrique de la contre-pression nécessaire pour proluire le maximum d'amplitude des pulsations artérielles. La fig. 07 montre l'appareil employé pour comprimer le doijt (manchon M rempli d'eau et communiquant avec la pelotte à compression c) et mesur.n- le degré de la compression (manomètre b). v. Basgh a construit dans le môme l)ut un Sphi/gmomanomètre, appareil formé essentiellement d'une pelote élastique creuse, remplie de liquide, qui presse sur l'artère; la valeur de la pression est donnée par un manomètre, et est prise aumoment où la pulsation est

interrompue dans l'artère en aval de la pelot'^. Il existe plusieurs autres modèles de sphygmoraanomètres (Potaix, Mosso, Hûrthle, Pachos).

La manchette de Riva-Roggi, ino<iifiée par Erlanger, Wybauw, etc. est un anneau cr.:;ux en caoutchouc, à trav'-rs L'quHl on passe le bras à frottement. On augmente graduellement la pression de l'air dans la manchette. On note : A, la pression qui augmente au maxinu n l'amplitude des pulsations ; B, celle qui les fait disp iraîtr e. On admet que A correspond à 1 1 valeur de la pression artérielle diaslolique (minima) et B à la 'pression systolique (maxima).

Influences qui modifient la pression artérielle moyenne. — La pression élevée qui rogne dans les artères, provient d'une part de l'action foulante du cœur, qui y accumule une grande quantité de sang, et dautre part des obstacles que ce sang rencontre à l'écoulement du côté des arté- Tioles et des capillaires. La pression moyenne tend à baisser dans les artères : 1° quand le cœur diminue le nombre ou l'amplitude de ses battements (voir innervation du cœur), ou qu'on empêche par une ligature ou

Fig. 67. — Appareil de Mahey pour la'mesure de la pression sanguine chez'l'homme. (Maret, Travaux du laboratoire, i878-i879.)

par compression, l'action du cœur de .s'exercer sur les vaisseaux ; '2* quand les résistances que le sang éprouve à l'écoule.nenl diminuent par suite de la dilatation des petites artères (voir innervation des vaisseaux^; 3° quand à ^a suite d'une hémorrhagie, de sécrétions profuses, etc., la quantité totale de sang se trouve diminuée. ^

"Xa^presslon fend a monter dans les circonstances opposées : T suractivité du cœur; 2M-étréci3sement des petits vaisseaux par excitation des vasoconstricteurs ;>'transfusion d'une grande quantité (Je sang. D'après Ludwig,

WoRM MiiLLER(l873) et Lesser (1874), des variations relativement considérables dans la quantité totale de sang (provoquées par la saignée ou la transfusion) ne modifient que fort peu la valeur de la pression sanguine. La stabilité relative de la pression artérielle après une saignée, une transfusion, etc., s'explique en partie par la variabilité de la capacité de l'appareil vasculaire (Worm Mûller, 1874), en partie par- la stabilité de la masse du sang (Voir saignée).

Le centre modérateur du cœur et les fibres arrestatrices du pneumogastrique constituent également un appareil régulateur de la pression sanguine. Chaque fois que la pression artérielle monte au-delà de la limite normale, cette augmentation de pression agit comme un excitant sur ce centre d'arrêt, d'où modération des pulsations cardiaques et retour à la pression primitive.

L'hypophyse jouerait, d'après Gyon (1900), un rôle important dans cette autorégulation de la pression sanguine. Les moindres changements de pression dans la cavité crânienne (dus en général à des changements de pression artérielle) influenceraient directement l'hypophyse ; celle-ci réagirait en mettant en action, par voie nerveuse, l'appareil modérateur

Fig. 08. — Compteur de Ludwio pour mesurer la vitesse d'ccoulemeut du sang.

llrmodromomètrc de Ch.vuveau.

contenu dans la moelle allongée, et, par son intermédiaire, agirait sur la pression sanguine, en modifiant le nombre et la force des battements du cœur.

Vitesse du sang dans les artères. — La vitesse d'écoulement du sang ne doit pas être confondue avec la vitesse de propagation de l'onde du ■pouls. La première est beaucoup moins considérable que la seconde. La

GIRGOLATION DU SAMG. 117

vitesse moyenne du sang atteint à peine 50 centimètres par seconie dans l'aorte, et 30 à 40 centimètres dans les grosses artères, qui en partent.

On sait que la somme des calibras des branches qui naissent d'une artère, est toujours supérieure au calibre de l'artère elle-même (sauf pour le cas de la division de l'aorte en iliaques primitives) La capacité de l'arbre circulatoire va donc en croissant à partir du cjeur jusqu'aux capillaires : la vitesse du sang doit diminuer dms les mêmes proportions.

En effet, cette vitesse est en raison inverse de la somme des aires, correspondant à une section de l'appareil circulatoire (voir p. Ip^ et fîg]^ "73), puisque la quantité de sang qui passe à chaque pulsation par iine section quelconque de l'appareil circulatoire est constante (60 grammes chez l'homme ?.)

Instruments qui servent à mesurer la vitesse du sang. — Volkmann (1850) avait imaginé un long tube de verre que l'on intercalait sur le trajet du sang et dans lequel on notait la vitesse de déplacement de la colonne sanguine (Jiémodromomètrc) . Cet instrument n'a pins qu'un intérêt historique.

Le Compteur de Ludwig (1867) (lig. 68) mesure le débit moyen du vaisseau sur lequel ou l'intercale. Si l'on connaît la surface de section de l'artère, on pourra facilement calculer la vitesse du sang. L'instrument se compose de deux parties, l'une A'B', fixe, en rapport avec les deux bouts coupés de l'artère ; l'autre, le compteur (double réservoir jaugé en verre) proprement dit AB, est mobile autour d'un axe vertical ab. Les deux pièces sont percées d'un canal qui se continue avec la lumière de l'artère. La mobilité du compteur AB permet de faire communiquer à volonté A avec A', B avec B' ; ou bien A avec B', B avec A'. Au début de l'expérience, A est rempli d'huile, B rempli de sang ; au moment où l'on établit la commuuication avec l'artère, le sang artériel arrivant par A', pousse l'huile de A en B et prend sa place en A. Dès que la limite de l'huile et du sang affleure à un trait de repère, on fait faire un demi-tour à la pièce AB, de manière à faire communiquer B (rempli d'huile cette fois) avec A'. L"huile est poussée de B en A et ainsi de suite. La masse d'huile passe ainsi alternativement de A en B et de B en A, et est chaque fois remplacée par une quantité équivalente de sang. Le nombre de tours imprimés au réservoir jaugé AB indique la quantité de sang qui passe par l'appareil. Ludwig a imaginé également un autre modèle de compteur dans lequel le sang remplit alternativement deux réservoirs jaugés, dont l'un se vide pendant que l'autre se remplit. Le compteur de Ludwig a été récemment perfectionné par HiïRTHLE (1900), et transformé en appareil enregistreur.

Jl.ins ttates ces expériences, il faut au préalable suspendre la coagulation du sang de l'animal par une injection intraveineuse de propeptone ou mieux d'extrait de sangsue.

118 CHAPITRE Ht.

Pour apprécier les variations de vitesse du sang, qui accompagnent chaque pulsation, Vierordt (1858) avait imaginé un instrument {hémotachomètre), basé sur l'emploi du pendule hydraulique (dont les hydrauliciens se servent pour mesurer la vitesse d'un courant d'eau). Presque à la même époque (1860), Ghauveau construisit son hànodromomètre (fig. 69). Cet instrument est formé d'un tube de laiton SE qui se place sur le trajet de la carotide d'un cheval, de telle sorte que le courant entre en Ë, pour sortir en S. Une aiguille mobile C traverse ce tube, de manière que son extrémité C, en forme de palette, baigne dans le courant sanguin, dont elle reçoit le choc. L'amplitude et le sens des déviations de cette aiguille, se lisent sur un cadran divisé, soudé au tube de laiton lui-même. On voit en m, sur le trajet du tube, une ouverture circulaire : c'est la lumière d'un autre tube branché perpendiculairement à celui que traverse le courant

Fig. 70. — Grapliique des variations de vitesse du saug dans la carotide du cheval. Héraodromographe.

sanguin ; sur ce branchement on applique un sphygmoscope, afin de saisir les phases des variations de pression du sang, en même temps que celles de sa vitesse. A gauche de la figure, est une vue de pro'il de l'instrument, destinée à montrer comment l'aiguille plonge dans le courant sanguin. On gradue l'instrument empiriquement avant de s'en servir, en le faisant traverser par des courants de liquide à vitesse connue.

L'instrument peut être transformé en hémodromographe, c'est-à-dire inscripteur de la vitesse du sang. Il suffit de munir l'aiguille C d'une plume, qui trace ses oscillations sur une bande de papier entraînée par un mouvement d'horlogerie.

Signalons encore le Photohémotachomètre de Cybulski.

La fig. 70 montre les variations qu'éprouve la vitessj du s.inj dans la carotide du cheval. La ligne horizontale correspond au zéro de la vitesse ; c'est la ligue que tracerait l'aiguille de l'ité uodro.uogiMphe, si l'on arrét.iit le cours du sang en pinçant l'artère. Toutes les parties de la courbe sont situées au-dessus de la ligne du zéro ; la vitess3 est donc toujoui's positive, uiè.ua p3niant le repos du cœur; mais elle est alors faible, tan lis qu3 l'iiipulsion du cœur lui donne d'énergiques renforcements.

VoLKMANN (1850) évalue à 30 J"»"" pai- seooal^, la vitL'sso moyenne du sang dans la carotide du cheval, à 175°"", cette même vitesse dans l'artère maxillaire, et à 56"™, dans l'artère métatarsienne. Ghez le lapin, Ludwig et Dogiel trouvèrent pour la carotide des chiffres co.npris entre 100 et 200""" par seconde; et chez le cliien, entre 200 et 500""" pour la même artère. Chauveau a constaté, au moyen de l'hémodromographe, qu'à chaque pulsation, la vitesse du san^^ suhit des variations périodiques très considéraliles. Dans une expériiince faite sur la carotide du cheval, les maxiina correspondaient à un 3 vitesse de 520"" par se -onde, les minima à 150'"'". La vitesse peut môaie dans certains cas, d'après Chauveau, devenir négative dans les artères voisiniis du cœur, au moment de la fermeture des valvules sigraoïdes.

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