ETC
Letule des qualités de l'eau potable, de la préparation des aliments, etc., est du domaine de l'hygiène plutôt que de celui de la physiologie La composition du lait est donné au Ch. des Sécrétions. Nous n'^ous bornons à donner ici celle des œufs.
- ^ft "^ ^"^ '««^f de poule pèsi de 45 à GJ g., et coatiôût pour 1 p. d'écaille, o p. de blauo ot ^ V. p. de vitellas ou jauaa. Pouf 1 p. d'é.aiUe desséchée, il y a 0.« p. de résidu solide pour la blaae et L<J pjur le jaune.
Le blaac coatient euviroa 86 »/. d'eau et 14 % de ré.ilu solide (13 V. d'albu^ inine, 0. 134 «/. de globuline, de petites quantités de glycoae, de ^Taisse, de matière colorante, etc., et 0.6 <>/. de sels.
Le jaune contient 48 •/. d'eau et 53 »/„ de résida solide (14 »/„ vitelline et 1/5 o, nucleine, s.lubUs daas uae solution de NaClà lO.»/,; i.75 »/, onolestérine et 7 '\.^^'''\'l'^'' ^^ iécitaiae et de matière odorante jaune [substances solubles danal ether] traces de glycose etc., 0.96 «/o de selsj.
Faim et Soif. — La faim et la soif nous poussent à renouveler la provision d'aliments et de boissons. Ce sont des sensations générales que nous sommes tentés de localiser dans le tube digestif, mais qu'il est impossible de rattacher exclusivement à des organes ou à des nerfs particuliers. Leur^ause principale réside sans doute dans un appauvrissement de la composition du sang, sous l'influence des pertes que l'organisme subit incessamment.
La sensation de soif (malaise général accompagné d'une sensation de sécheresse dans l'arrière-bouche et le pharynx) se produit chaque fois que la quantité d'eau qui circule dans le corps, se trouve diminuée (hémorrhagie, diarrhée, sueurs profuses, etc.), ou que la concentration moléculaire des liquides nourriciers est augmentée (impossibilité de combattre la soif en buvant de l'eau de mer ou des solutions salines). La soif peut également avoir pour cause une dessication locale de la muqueuse du voile du palais ou du pharynx, par exemple quand on respire par la bouche un air très sec, ou à la suite de l'exercice prolongé de la parole (d'où le verre d'eau à l'usage des conférenciers).
L'application locale d'eau froide sur la muqueuse de la bouche et du pharynx diminue la sensation locale de sécheresse, mais n'abolit pas complètement la soif. Les chiens à fistule œsophagienne ou gastrique ouverte, que l'on a privés d'eau depuis longtemps, boivent pour ainsi dire indéfiniment sans apaiser leur soif, parce que l'eau s'écoule par la fistule à mesure qu'elle est avalée. D'ailleurs la section des nerfs du voile du palais et du pharynx (glosso-pharyugien, pneumogastrique et lingual, Longet, Sghiff) n'abolit pas la soif. La soif peut être combattue par l'injection d'eau dans les veines, dans la trachée, le rectum, etc., et jusqu'à un certain point, par des bains généraux (absorption par la peau?).
La sensation de faim paraît plus directement influencée par l'état de vacuité de l'estomac. 11 suffit de remplir l'estomac de substances inertes pour diminuer notablement la faim. Cependant la section des nerfs de l'estomac ne l'abolit pas (Sédillot). Suivant Lugiani, la sensation de faim dépendrait de la turgescence de la muqueuse gastrique (gonflement des glandes) qui se montre peu de temps après que l'estomac s'est vidé. La paroi stomacale ne tarde pas au bout de quelques heures d'inanition, à diminuer de volume, d'où affaiblissement ultérieur de la sensation de faim. La sensation de faim n'est jamais aussi désagréable que celle d'une soif intense. La privation d'aliments ne fait pas réellement souffrir ; les tortures . de la faim doivent être rangées au nombre des légendes (Expériences de Prausnitz, 1893 et observations faites sur les jeûneurs célèbres Tanner, SucGi, Merlatti, etc.).
Les sensations de faim et de soif ne paraissent pas liées à l'intégrité des parties supérieures du système nerveux central: on a vu des fœtus anencéphales tôter et témoigner ainsi qu'ils éprouvent le besoin de se nourrir.
DIGESTION. à37
Inanition, (i). — La privation prolongée d'aliments et de boissons peut être supportée pendant assez longtemps. On se rapelle le pari gagné par le docteur américain 'J'anner : il resta 40 jours sans prendre autre chose que de l'eau, et se rétablit ensuite complètement. Les chiens meurent au bout de 4-9 se naines d'aljstinence ; les mammifères et les oiseaux de petite taille périssent en quelques jours, il en est de même des jeunes mammifères. Les animaux à sang ftoid supportent la privation de nourriture pendant une année et davantage : les mammifères hibernants restent en hiver pendant plusieurs mois sans manger.
L'animal privé d'aliments est obligé de vivre de sa propre substance : son poids doit donc diminuer constamment. Au moment de la mort, le poids est réduit de ''/lo à */io chez les jeunes animaux, de */io à ^j,o chez les mammifères adultes (C1hossat,1843, BiDDER et Sghmidt, Voit). La perte de poids «les différents tissus et organes se répartissait de la façon suivante chez un chat mort de faim (i) (Voit) :
Graisse 97, "/o Intestins, poumons, pan
Rate
Foie
Muscles
Sang
créas
Os
Système nerveux central .
Cœur
L'excrétion d'urée diminue rapidement pendant les deux ou trois premiers jours, puis la diminution reste sensiblement proportioimelle à la réduction du poids du corps (BiDDER et Sghmidt, 1852). La quantité absolue de GO'^ exhalée diminue également, mais moins rapidement que le poids du corps. La température interne baisse notablement dans les trois derniers jours : au mo.nent de la mort, elle n'est plus que de + 25" à -|- 30° : le pouls et la respiration diminuent de fréquence. Les animaux montrent de l'accablement et une grande faLdesse musculaire. Les urines sont fortement acides, peu abondantes et caractérisées par la disparition presque complète des chlorures. Le sang en contient cependant encore des quantités notables : les chlorures sont retenus sans doute par les matières albuminoïdes du sang.
Inanition miiièrale. Les animaux nourris avec des aliments privés de sels, dépérissent rapidement et meurent en quelques semaines en présentant des symptômes de faiblesse et de paralysie (Forster).