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ASSIMILATION ET DÉS ASSIMILATION

d'oxygène et de la destruction organique, tandis que la graisse, qui a beaucoup plus d'affinité pour l'oxygène, peut être introduite dans le '.-orpe sans modifier notablement les prétendus phénomènes de cornbiistion ; dans beaucoup de cas, d'ailleurs, l'absorption d'oxygène et la production de GO^ sont jas:iu'à un certain point indépenlantes l'une di l'autre. Enfla, on peut faire observer que l'affinité de l'oxygène pour le charbon, l'hydrogène, etc. du co nbustible alimentaire, n'est pas suffisante pour provoquer leur combinaison à la température ordinaire. La combusti(jn dt! l'albuaiine, de la graisse, du sucre, n'est réalisée à la température de notre corps, que grâce à l'intervention de ferments spéciaux, les oxydases comme l'ont établi en premier lieu les expériences de Jaquet. (Voir p. i8î, Re^ipiratirm.)

Jaquet (1892) a écudié la formation de l'acide benzoïque par oxv'iation orgaaique de l'alcool benzylique, et celle de l'acide salicylique par oxydation de son aldéhyde. L'oxydation ne se produit pas, ou est insignifiante, au contact de l'air ou au contact du sang artériel. Elle est très énergiijue au contact des tissxLs du poumon, du rein, des muscles, etc. ; mais elle n'est pas liée à la vie ou à l'intégrité anatomique d:'s éléments liistologiques ; elle s'obtient encore au moyen d'un extrait aqueux du tissu, même après coagnlutijn par l'alcool; la température de l'ébullitiou abolit les phénomènes d'oxydation. Il semble donc que l'oxy.lation organique est prod lite par l'action de ferments solubles fabriqués dans les tissus vivants.

Ces ferments oxydants ou oxydases, paraissent exister 'lans tous les tissus. Le tissu de la rate est le plus riche en oxydase, le foie en contient presque autant ; les autres tissus beaucoup moins (Salkowski et Ja^iagiva, 1894 ; Abelocs et BiARNÈs, 1896).

Résumé. — En résumé, l'albuaiiQe de nos tissus est le siège d'une usure continue : pour rejuplioer les mitériaux azotés détruits, l'animal est obligé d'introduire du dehors, une certaine quantité d'albumine, empruntée directemement ou indirectement au règnj végétal, car l'organisme animal est incapable de construire lui-même la molécule compliquée de Talbumine ^'^ ; il ne peut que la conserver p^nlant quelque temps dans son corps, puis la transformer ou la détruire.

(l) Les expérieaces de Weiskji (137i)-S2) doireat cepeadaat aoas rendre fort circoaâpects aa sujet de la prétendue incapacité d'opérîr la synthèse des albumlnoïdes que l'on attribue a priori à l'organisme animal. L'albumine, la gélatine de l'aUmentation pourraient, chez le lapin, le moaton, la chèvre, être remplacées par l'asparagln». Weisks considère l'asparagine comme un véritable aliment azoté, an moyen duquel l'organisme animal peut produire de Talbumine et augmenter la qnanUté d'azote du corps.

D'aiUeurs, d'après O. CoHSHE(M. l'érepsine décomposerait dans Tintestin les propeptones et peptones digestives en produits cristallins, abiurétiques, au moyen desquels l'organisme animal reconstmirait la molécule compliquée des albuniinoïdes.

L'asparagine, C-O^ (AzH*) 1 j représente dans l'organisme végétal un des principaux

produits de décomposition des albuminoïdes ; cette substance a donc pour le vé^tal une signification analogue à ceUe de l'urée ou de l'acide urique chez l'animai. Mais tandis que l'urée et l'acide urique, devenus inutiles à l'animal, doivent être éliminés an dehors, l'asparagine provenant de la destruction d'une molécule d'albumine, peut être immédiatement utUisée dans la plante verte, et servir à édifier une nouveUe molécule d'albumine. W. PFfiPFER(lSTa) a montré que, chez les lé^pimlneaaes, l'asparagine qui se forme et s'accumule au moment de la germination (et qui provient de la destruction de la

jT L'albumine de l'alimentation sert aussi à fournir les matériaux azotés nécessaires à l'accroissement du corps entier (croissance des jeunes animaux), ou de certaines de ces parties (croissance des ongles, poils, etc. des animaux adultes) : une partie de l'albumine peut servir de combustible au mêipe titre (jue le glycogène ou la graisse; une partie de cette albumine sert à fabriquer du glycogène, peut-être de la graisse et sans doute une

L foule d'autres substances; une autre partie est détruite immédiatement (consomption de luxe) ou mise en réserve.

Appendice. — Caractères de quelques produits de destruction organique DES ALBUMINOÏDES : Les propriétés de l'urée, de l'acide urique, de la créatinine, de Vallantoïne etc. seront étudiées au Gh. VIII. Pour la créatine, voir la phydiologie de 5 muscles.

Hypoxanthine. G^H^Az'*0. Sarcine ou oxypurine. Cristaux microscopiques provenant d'après Kqssel de la destruction des nucléines.

' Xa7ithine. G^H^Az'*0. Dioxypurine. Poudre blanche, insoluble dans l'eau, soluble dans AzH^. Evaporée avec HAzO^, la xantiiine laisse un résidu jaune brillant qui se colore en rouge par NalIO, puis devient pourpre si l'on continue à chauffer. Cette réaciion appartient également à la guanine. La xanthine peut être obtenue artificiellement par l'action de l'acide nitreux sur la guanine. Elle peut servir à préparer synthéiiquemîut la caféme (TriinéLhylxanthine) et la théohromine (Diméthylxanthine).

Leucine. G^H^^AzO^. Acide amiQO-caproni({ue. La uelles crlsLallines blanches, brillantes, ou petites sphères microscopiiue^ (voir flg. 4, p. 26), peu solubie.s dans l'eau, plus solubles dans l'alcool; chauffée à sej, dans un tube ouvert aux deux extrémités, la leucine se subliaie à ~\- 170°, en répandant des vapeurs blanches à odeur d'amylamine. Réaction de Scherer : Chauffée sur une lame de platine, la leucine laisse un résidu incolore, qui. chauffé avec quelques gouttes de soude, se colore en jaune ou en brun, puis se transforme par la chaleur en une gouttelette huileuse roulant sur la lame de platine sani la mouiller.

TyroHne. G^H^^AzO^ ou C^H'' j G2fi3/^2H2)G02H ^°^*^^ oxyphénylaminopropionique. Houppes cristallines (fig. 4, p. 26), peu solubles dans l'eau, presque insolubles dans l'alcool, solubles dans HGl, dans l'alcool ammoniacal. La tyrosine donne la réaction de Millon (voir p. 31). Réaction de Piria. La tyrosine se dissout dans l'acide sulfurique concentré et chaud, en colorant le liquide en rose. Si l'on sature par BaCO^ (en diluant) et si l'on filtre, on obtient un liquide incolore, neutre, qui prend une belle coloration violette par le perchlorure de fer dilué et neutre.

réserve d'albunilaoïdes coasommée psadaat la {jermiaatioa) disparait ultérieuremeat quand les jeunes plantes se chargent de chloropliylle, et que la disparition de l'asparagine coïncide avec la formation d'une quantité équivalente d'albumine nouvelle.

Fischer, ABDEixnALDEN et Ronna 1906, G. Loewi admettont ég-alement la formation de l'albumine aux dépens de mélanges d'acides aminés (polypeptldes et peptldes de Fischer) provenant de la digestion.

SECRETIONS.

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