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S82 DES MOUVEMENTS DU CORK

partiennent pas & des corps ronds, est par conséquent impossible; H il serait beaucoup trop long de les traiter chacune en particulier, lors même quelles, seraient toutes connues.

MECANISMES FIXATEURS.

Le contact permanent et aussi intime que possible des deux surfaces articulaires est maintenu par les moyens suivants : i^ par l'adhésion des surfaces entretenue par une petite quantité dnn liquide visqueux et gluant (synovie) qui se trouve entre les deux. Li force d'adhésion est proportionnelle au contenu de la superficie de la plus petite des faces articulaires. Ce genre de fixation est très-important pour les articulations à grandes surfaces, surtout pour celles qui ont la forme sphérique, parce que tout autre apporterait des obstacles à leur extrême mobilité. Dans l'articulation de la hanche (caio-fémorale), la plus grande articulation sphérique do eorps, la plus petite face (ceUe de la cavité cotyloide) est assez considérable, pour que l'adhésion fasse équilibre au poids de tout le membre inférieur, de sorte que celui-ci ne tombe pas, quand on a coupé toutes les parties molles qui l'entourent , même la capsule articulaire. (Weber.) La face de cette cavité est encore agrandie par un anneau cartilagineux élastique, qui en entoure le bord libre et adhère intimement à la tête du fémur dans tous les mouvements. Quand la coïncidence défectueuse des surfaces rend nécessaire mie plus grande cavité articulaire, la plus grande partie de cette cavité n'est point remplie par de la synovie liquide, mais par des cartilages, des masses de graisse. ou des ligaments qui la parcourent : l'articulation de ce genre la plus complète est celle du genou. 2"^ Dans presque toutes les articulations, la consolidation est en outre augmentée par des masses ligamenteuses qui se composent, soit de ligaments tendus qui vont d'un os à l'autre (presque toujours soudés avec la capsule), soit de parties tendues dans la capsule même. Comme ces ligaments doivent posséder une tension constante, ils ne peuvent être placés que de manière à ne pas gêner les mouvements, dans les articulations qui forment charnière, par exemple aux deux extrémités de Taxe de rotation. C'est Tinsertion de ces ligaments fixateurs qui détermine presque toujours les axes de rotation dam les articulations dont les faces ne coïncident pas exactement. 3^ La tension des muscles qui entourent les extrémités articulaires contribue aussi essentiellement à leur fixation l'une contre Tautre.

MÉC&iaSHES MODÉRATEURS. 285

On avait considéré jusqu'ici la pression de l'air, et non Tadhésion, comme exerçant l'action principale sur les connexions articulaires, tout en essayant d'y ramener les phénomènes d'adhésion en général. liais la pression de l'air ne contribue en rien à cette connexion (Rose), et il est facile de le voir du premier coup d*œil, si Ton réfléchit que l'écartement des faces articulaires ne peut produire aucun vide. Ceci ne pourrait avoir lieu que si la surface d'articulation avait la forme d'un tube cylindrique fermé ; dans ce cas l'écartement serait impossible sans que le vide se produise et la pression de l'air aurait l'efTet qu'on lui attribue ; mais on ne trouve point dans le corps d'articulation de ce genre. Si une articulation sphérique se détache sous la machine pneumatique (Weber),c'estqu'il se développe dans la synovie des gaz qui écartent les surfaces et détruisent l'adhésion. (E. Rose.) Le même effet, produit par yu trou pratiqué dans une articulation, s'explique également par l'action mécanique de l'instrument.

MÉCANISMES MODERATEURS.

Les dépenses de mouvement des articulations sont réglées demtaae que la direction par des moyens ffpédaox ". i^ par une disposition particulière des os; ainsi, par exemple, à l'articulation du coude, I olécrâne ulnaire, par sa position contre le sinus supérieur de l'humérus, forme une limite abiolue à l'ext^ion de l'avant-bras ; 2"* par des ligaments dits modérateurs qui ne sont pas tendus dans les positions articulaires moyennes, mais se tendent dans certaines positions extrêmes, en ce sens que leurs points d'attache s'écartent l'un de l'autre jusqu'au maximum dans les mouvements de Tarliculation. Les points d'attache de ces ligaments ne se trouvent point par conséquent aux extrémités de Taxe de rotation. Une exception à cette régie est offerte par les ligaments des articulations spirales, dont l'articulation du genou est l'exemple le plus frappant. Une section, par Textrèmilé de l'articulation du fémur, montre comme limite une spirale dont le centre est situé en arriére et dont les vecteurs augmentent en longueur d'arrière en avant. Aux deux bouts d'un axe transverse passant par O0oentre (tubérosité du condyle interne et du fémur externe) sont attachées les extrémités supérieures des deux ligaments latéraux (FettHMllë inférieure du ligament interne est fixée au condyle interne au tibia , celle du ligament externe au péroné). Ces deux ligaments font de l'articulation du genou une articniation à charnière incomplète. Mais comme, dans la flexion du

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