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Acide inosique^ ^J^Jf^t^i, fait partie des muscles

15. Acide cynuriquCy ^leH^^NjOg (?), quelquefois dans J'urine du chien.

16. Principes colorants. — Ces substances, dont les mieux connues se comportent comme les amides , sont presque toutes cristallisables et proviennent vraisemblablement d'une seule, Ihœmatine (voy. chapitre II), qui contient du fer ; — quelques-unes n'en contiennent pas.— Nous mentionnons d'abord celles-ci comme les plus simples.

a. Bilirubine (biliphéine, cholépyrrhine, haBmatoïdine),€ieHi8N,05, principe colorant de la bile cristaliisable, couleur rouge-orange, insoluble dans l'eau, soluble dans le chloroforme et les alcalis avec lesquels il se combine comme un acide monobasique; par oxydation, il se change en biliverdine. Qu'il provienne de Thématine, c'est ce qui est prouvé de plusieurs manières (voy. chap. m), et entre autres directement par ce fait qu'on le trouve dans de vieux dépôts de sang (cris* taux d'hématoidine).

Avec l'acide nitrique la bilirubine montre un jeu de couleurs d'arc-cn* ciel qui peut servir à en faire reconnaître les plus petites quantités^

b. Biliverdine, GiJfjoNiOj (== la bilirubine -h H,ô -4-0), se produit par l'oxydation en plein air de la bilirubine, parait ne pas se trouver dans Torganisme, semble se transformer en bilirubine par l'acide sulfurique.

c. Bilifuscine, GijH,oN,0^ (= bilirubine -H H,0), et

d. Biliprasine, Gi6H,,N,0e (=bilifuscine-|- H,ô-|-0), se trouvent toutes deux en petites quantités dans les calculs biliaires.

e. Hcematine^ G^fi-^F^J^fi^ (?), principe colorant cristallin, d'un bleu noir quand il est sec, d'un éclat métallique , insoluble dans l'eau et dans Talcool, mais soluble dans les dissolutions alcalines et acides aqueuses ou alcooliques.

Les dissolutions acides sont brunes, les alcalines sont dichroîques : vertes en couches minces, rouges en cercles plus épais. L'iisematine n'existe pas comme telle dans l'organisme, mais on l'obtient par l'action des alcalis et des acides sur un autre corps coloré plus complexe qui fait partie du sang, l'hœmoglobine. (V. plus bas.)

Les dissolutions d'haematine montrent dans l'analyse parle prisme une raie rouge dont la position diffère un peu suivant que la dissolution est alcaline ou acide.

f. Principes colorants de l'urine, — On trouve dans l'urine diverses substances colorantes, les unes contenant, les autres ne contenant pas du fer, non cristallines (urohaemaline, urrhodine, uroérylhrine) dont la composition est inconnue. On tire aussi de l'urine des principes colotltnls bleus qui paraissent appartenir au groupe indigo, mais ils ne semblent pas y préxister.

g. Mélanine. — Substance noire et brune contenant du fer, peu connue, qui se trouve dans les poumons, les glandes bronchiques, le réseau de Malpighi, les cheveux, etc.

Enfin mentionnons encore parmi les amides un produit de la décomposition du prolagon (voy. p. bas) qui a la constitution de l'hydrate d'ammonium, la nevrine ou choline GsHjsNOj (triméthyl-oxéthyl-hydrate d'ammonium).

NH»(01I)

Hydrate d'amuioniuiu.

N(€H,),((;.ll.[ÔH])(OH)

Aeuiine.

OBJET DE LA aRCULATIO}) MATÉRIELLE. 33

•. Corps plus complexes de constitution inconnue, 11 résulte de ce qui précède que les corps cilés jusqu'ici doivent kre considérés comme des produits de la décomposition naturelle ou artificielle, d*autres beaucoup plus complexes dans lesquels les éléments des premiers, c'est-à-dire les groupes 0 H, € H,, N B„ C, H^, forment les combinaisons les plus variées et les plus compliquées. Le plus grand nombre de ces substances ne peut être reproduit parce qu'elles ne sont pas cristallisables ; on n'en connaît môme pas la composition en poids, encore moins la constitution, a.

L*une d'elles, leprotagon, appartientaux corps gras par ses produits de décomposition. Les autres semblent contenir des groupes aromatiquesy car elles peuvent donner par décomposition de l'acide benzoîque et de la tyrosine. Ces dernières peuvent être rangées en divers groupes : les corps albuminoïdes, les substances congénères se rapprochant le plus de ceux-ci par leur composition et enfin les combinaisons plus compleies provenant de plusieurs de ces groupes.

i . Protagon, €a6H„i(i) N^ Pô„ (?), fait partie de la substance nerveuse, du sang, du sperme, du jaune d'œuf, etc.

Le protagon est cristallisable, soluble dans l'alcool chaud et dans Téther, devient visqueux dans l'eau: bouilli avec la baryte, il donne de la nèvrine, de la glycérine phosphorique, et plusieurs acides gras. Plusieurs prodAs de décomposition du protagon, ainsi que des mélanges de ces produits avec le protagon (glycérine p^sphorique, myéline, lécithine, cérébrine, acide cérébrique), étaient autrefoisconsidérés comme parties constituantes de la substance nerveuse.

3. Corps alhuminoUles (protéine, albuminates) . Ces substances qui contiennent de l'azote et du soufre se trouvent dans presque tous les tissus et liquides du corps, dissous dans l'eau ou plutôt agglutinés. Leurs dissolutions dévient à gauche le plan de polarisation. Elles ne sont point cristallisables, et s'obtiennent difficilement pures, parce qu'on ne peut les débarrasser des matières inorganiques avec lesquelles elles entrent partiellement en combinaison. Les dissolutions sont précipitées par beaucoup de sels métalliques et par l'alcool. Par la chaleur et les acides minéraux, elles subissent une modification qui les rend insolubles (coagulés). Files subissent aussi, solublesou non, une transformation nouvelle de nature inconnue, sous l'action de certainés substances (ferments; voy. plus bas), qui fait que leurs dissolutions

(1) Ou S40.

ne peuvent plus être précipitées ni par la chaleur ni par les agents qui précipitent les corps albuminoïdes (dissolutions des peplones).

Les corps albuminoïdes forment avec les acides et les alcalis des combinaisons dont les premières (albuminates acides, syntonine) sont précipitées par les alcalis, et les secondes (albuminates alcalins, caséine), par les acides.

I>es moyens d*oxydation et des agents de décomposition plus puissants sont fournis par les amides, glycine, léciiie, tysine, ainsi que par des acides gras volatils, aydes benzoîque, cyanhydrique, et leurs aldéhydes, etc.

''J[i' acide nitrique colore en jaune les corps albuminoïdes (acide xanthot^rotèique), et une addition alcaline transforme cette couleur en rouge. Le nitrate mercureux les colore aussi en rouge à 60® : ce sont là deux moyens de les reconnaître.

L'origine des corps albuminoïdes n'est pas connue d'une manière certaine; mais il est probable qu'ils ne sont pas produits synthétiquementdans l'organisme. On sait aussi très-peu ce qu'ils deviennent dans le corps. 11 semble que les substances dites albuminoïdes (voy. plus bas) soient leurs plus proches produits.

Les décompositions plus profondes qui ont lieu dans l'organisme font passer probablement l'aiote dans des amides dont les plus oxydées, l'urée par exemple sont bientôt expulsées^

De plus la cpnstitution des corps albuminoïd^k^nd très-possible la production des graisses, glycogène, sucre, etc., production que partaissent prouver des faits physiologiques importants. Enfm des synthèses supérieures semblent avoir lieu, dans lesquelles les corps albumineux forment des combinaisons plus complexes.

Les corps albuminoïdes chez les animaux ont presque tous la mémo composition(pour cent parties) : 52 , 7 — 54, 5 de € ; 6, 9 — 7, 5 de H ; 15,4 — 16, 5 de N; 0,8 — 1,6 de S; 20, 9 — 25 de 0.

Ils se distinguent les uns des autres, principalement par les conditions dans lesquelles ils sont précipités et coagulés.

Voici les plus importants :

i® Albumine f dans le sérum du sang, le blanc d'œuf (un peu différent) et la plupart des sucs des tissus, se coagule de 60 à 70° dans une dissolution neutre ou acide.

La caséine du lait est un albuniinate de potasse (voy. plus haut), ne se coagule pas à la chaleur sans une addition d'acide et est précipitée par la plupart des acides.

2° Globuline, partie constituante du sang et d'un grand nombre de

tissus, précîpitable par tous les acides, même par l'acide carbonique, et soluble de nouveau par addition d'oxygène (probablement un albuminatede potasse). — Il existe plusieurs modifications de ce corps.

3* Fibrine, coagulation fibreuse dans le sang coagulé, — précipité provenant de l'action réciproque de deux modifications de la globuline(substancefibrinoplastiqueetfibrinogène).Voy.chap. ii. Chauffée, elle prend les propriétés des corps albuminoîdes coagulés.

4* Myosinej coagulation des muscles devenus rigides spontanément. O'oy. chap. x). # *

La êynUmine des muscles n'est qu'un albumtnate acide provenant d'un acide présent dans le muscle ou employé pour l'extraction.

3. Svbêiances congénères. — Ces corps qui font essentiellement partie d'un grand nombre de tissus et se rapprochent par leur constitution des corps albuminoîdes (bien que quelques-uns ne contiennent pas de soufre) sont regardés comme les dérivés les plus immédiats de ces derniers. On ne sait s'ils en dérivent par oxydation, ou inversement par synthèse, ou par quelque autre voie. Ils diffèrent plus les uns des autres que les corps albuminoîdes et n'ont aucun signe commun, à part leur incapacité de cristalliser et de former des dissolutions nettes. Traités par les agents qui décomposent les corps albuminoîdes, ils donnent les mêmes produits que ceux-ci, principalement la glycine et la tyrosine en grandes quantités. L'un d'eux, la chondrine, donne du sucre de raisin en bouillant avec de l'acide sulfuriquc affaibli. — Les plus importants sont : i- Laifiiicwi«(€:52,2,— H:7, 0,-1^:12, 6,^0:28,2p. 100). Elle forme dans l'eau des mucosités qui sont précipitées par un peu d'acide acétique et de l'alcool chaud ajouté. Elle se trouve dans les sécrétions muqueuses et les matières unissantes.

9.oLa^/tt^tiM?(€:50,4,— H:6,8,— N:18,5,— S-HO:24,5p.l00); on l'obtient de la plupart des substances unissantes (os tendus^ peau) par l'eau bouillante ; dans l'eau froide, elle devient gélatineuse ; en la faisant bouillir, il se produit une dissolution qui devient aussi gélatineuse en refroidissant.

3» La chondrine^ mucus cartilagineux (€ : 49, 9, — Il : 6, 6, — N: 14,5, — S: 0,4,-0:28,6 p. 100) s'obtient des cartilages et ne se distingue de la précédente que par le genre de précipité.

4** La /rmcme, mucus d&lasot>(€isni4f N5O5?), partie constituante de la soie.

5" I^ kératine^ substance cornée (C: 50,6, — 52,5, — 11:6,4, — 7.0,— N:16,2,— 17,7, — S:0,7,— 5,0,— 0:20,7,— 25,0 p. 100)

résidu des tissus cornés après extraction par Téther, l'alcool, Tcau et les acides, soluble seulement dans les alcalis chauds, gélatineuse quand ils sont froids.

6»LVfa«aVic(€:55,5,—H:7,4,— N:16,7,— 0:20,5 p. 100), résidu des matières unissantes après extraction de tout ce qui est soluble, insoluble dans tous les agents qui ne produisent pas de décomposition.

7»La/î*r(nn€(€:48,6,— H:6,5,— N:17,5,— O:27,6p.l00),matière principale de la soie, soluble dans les acides et les alcalis concentrés.

8° Les ferments, corps qul^ par une influence encore incompréhensible, produisent dans d'autres corps, simultanément en leur présence, certains changements de nature non oxydante (presque toujours scissions avec ou sans absorption d'eau) sans se mettre eux-mêmes hors d'usage (1). On les rangeait autrefois parmi les corps albumineux,

(i) L'action des ferments qui occasionnent une absorption d'eau échappe parfois à l'observation parce qu'une action semblable est produite par l'ébullition avec des acides minéraux affaiblis. Les corps sur lesquels ces ferments agissent sont très- Traiserablablement composées comme les éthers (pour quelques-uns, tels que les graisses, c'est chose certaine] puis(iue un atome de 0 lie deux radicaux alcooliques, ou deux radicaux acides, ou deux radicaux d'espèces dlfTércntes, par exemple :

(€.H.)«(€A) (€,U,)0(CJI,ô) (C,ll,0)0(€.II,0)

Éther ordinaire. Éther acétique. Anhydride acétique.

Par addition de 11,0, les deux radicaux unis sont séparés et développés en alcool ou acide, par exemple :

+ 88 — SB9md + flwBBB

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