‹ Èléments de physiologieChapitre 127 sur 190 · ÉTAT ACTIF DU NERF · texte numérisé non relu

ÉTAT ACTIF DU NERF

négative que l'on constate généralement par les mêmes moyens (Du fiois-Reymond) .

Il faut tétaniser le nerf comme le muscle pour montrer au moyen du multiplicateur sa variation négative de courant. Le rhéoscope physiologique est généralement incapable de la faire constater. La convulsion et le tétanos secondaire provenant du nerf ne dépendent pas de la variation négative, mais de Tétat électrotonique ; ils ne se présentent pas quand l'excitation du nerf n'est pas produite par l'électricité ; on peut de plus démontrer, au moyen de la loi de contraction, que l'excitation du nerf qui rend compte du courant dans b contraction secondaire, provient dans certaines circonstances d'une variation positive, notamment quand l'état électrotomique rengendre, soit lorsqu'il se produit, soit lorsqu*il disparait. (Du Bois-Reymond.j

La variation négative de courant est si instinctivement unie àTéUl actif du nerf, qu'elle fournit un excellent moyen de constater Teicitalion d*une partie nerveuse trés-bomée que rien n'annoncerait sans elle. Voici quel est le développement de la variation négative: au moment de l'excitation le courant nerveux tombe tout à coup fortement (se renverse si l'excitation est forte), et se relève ensuite un peu plus lentement qu'il n'était tombé pour revenir à Tétat régulier. La durée entière d'une variation négative comporte pour un point do nerf de 0,0005 à 0,0006 de seconde. (Bernstein.)

On trouvera plus loin une explication de la méthode par laquelle ce résultat a été obtenu, et qui a servi en même temps à déterminer la vitesse de propagation de la variation négative.

La variation négative est toujours une diminution du courant nerveux direct persistant, que ce courant soit naturel, ou modifié par l'état électrotonique. (Bernstein.)

Propagation de l'état actif par le tube nerveux (conduction).

L'activité du nerf, laquelle, comme on l'a déjà vu, ne se manifeste pas extérieurement sur le nerf lui-même, amène au contraire des modifications dans l*un des deux organes qui le terminent, dans ^o^ gane périphérique ou dans l'organe central. Dans les circonstances ordinaires normales, Texcitation qui met le nerf en activité agit sur

mis à l'abri de loutcs les causes qui peuvent amener des erreurs d'expérimentation, telles que la formation de courants dérives, ou l'échaufTement que peut d^ terminer dans le nerf le seul passage de courants électriques. Il parait donc bien probable qu'il y a, pour le nerf comme pour le muscle, dégagement de chaleor pendant son état d'activité. — E. 0.

Page 1