DES CELLULES GANGLIONNAIRES
L'expression généralement usitée de cellules ganglionnaires périphériques semble résoudre la première question par la négative. Dans beaucoup d*organes en effet dont les fonctions ne sont point du tout celles d*organes centraux nerveux, on trouve les fibres nerveuses pourvues de cellules gaitglionnaires ou d'autres appareils cellulaires qui leur ressemblent beaucoup (par exemple dans les organes des sens, dans les glandes, etc.). Si la fonction de transmettre Texcitation d une fibre à une autre est regardée généralement comme une fonction centrale, rien ne s*oppose à ce que Ton considère comme des organes centraux les cellules ganglionnaires dont la signification réelle est encore complètement inconnue. On doit alors admettre que chaque fibre interrompue par une cellule ganglionnaire forme un système de deux fibres, dont l'une a un organe terminal périphérique, et dont Tautre réunit deux organes centraux, comme les nombreuses fibres intercentrales du cerveau, delà moelle épiniéreetdu sympathique. Pour ce qi4-estde la seconde question, on attribue encore aujourd'hui des propriétés centrales à quelques parties constituantes des organes centraux qui sont eu rapport constant avec des fibres nervewses et des cellules ganglionnaires : 1** Dans certaines parties du cerveau (d'après Henlc et R. Wagner) ces dernières cellules passent constamment dans une masse grise uniforme que l'on pourrait regarder comme de la substance ganglionnaire accumulée; pour d'autres celte masse est de la substance conjonctive (névroglie) renfermant un réseau de minces fibres nerveuses , et il en est de même d'une grande partie de la substance grise de la moelle épinièrc ; 2** Dans certaines parties du cerveau se trouve des ramifications de cellules ganglionnaires qui se terminent en granules ronds semblables à ceux de la rétine (Gerlach) ; d'autres les considèrent comme de petites cellules (bipolaires) entièrement remplies par un gros noyau.
Propriétés des cellules ganglionnaires.
On sait fort peu de choses sur les propriétés des cellules ganglionnaires. 11 est probable que leur composition chimique ne diffère pas essentiellement de celle des fibres nerveuses, car on trouve dans les organes qui contiennent des ganglions, tels que le cerveau, etc., les mêmes principes constituants que dans les nerfs, autant du moins qu'on peut en juger d'après les connaissances très-incomplètes que l'on possède sur ce sujet. 11 est aussi très-vraisemblable qu'il s'y passe
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des phénomènes d'oxydation de même que dans tous les autres organes ; mais ce n'est encore prouvé par rien, sinon peut-être par ce fait que le sang veineux du cerveau, de la moelle épinière, etc., est aussi pauvre en oxygène et aussi riche en acide carbonique que celui d'autres parties du corps ; de même on ne peut voir jusqu'à présent jusqu'où s'étend le rapport des phénomènes d'oxydation avec l'activité des cellules ganglionnaires, ni si des phénomènes de dédoublement ou de scission, comme dans les muscles et les nerfs, servent de fondement aux premiers, ni enfm quels sont les produits soit de l'oiydation, soil du dédoublement.
La circulation des forces dans les cellules ganglionnaires est encore moins connue. Les forces qui y deviennent libres n'appartiennent , autant du moins qu'on peut le savoir, à aucune de celles qui peuvent être reconnues par des moyens extérieurs. On n'y a constaté encore ni formation de chaleur, ni phénomènes électriques (1). En général, on doit admettre ici des mouvements ni()iléculaires, tels que ceux qu'on a supposés dans les fibres nerveuses. Si Ton se représente l'état actif d'une fibre nerveuse comme une chaine de dégagements, la mise en liberté des forces dans la cellule ganglionnaire pourrait être considérée comme le point de départ ou comme le point final de tous ces dégagements. 11 se présente maintenant une question: quelle est dans le premier cas la force qui dégage les forces de tension dans la cellule ganglioimaire, et dans le second que deviennent ces forces une fois libres ?
Les cas qui paraissent les plus faciles et en même temps les plus simples sont ceux où la cellule ne sert que d'intermédiaire entre deux fibres nerveuses , c'est-à-dire dans les phénomènes réflexes (dans le sens le plus large). Dans ce cas, les forces de tension de la cellule ganglionnaire sont dégagées par les forces devenues libres de l'une des fibres excitées, et mettent à leur tour en liberté les forces de tension de l'autre. Il n'y a alors à admettre qu'une seule cliahie de dégagements : son point de départ (la première force de dégagement) est une influence du monde extérieur qui agit sur un organe nerveux périphérique, c'est-à-dire un organe des sens, et son point fuial est le dégagement des forces de tension d'un organe de travail, c'esl-à-dirc d'un muscle, d'une glande, d'un parenchyme, etc.
(tj On a constalt" dans la moelle épi niùro l'cxislence de couranu électriques iI>o ttois-hcyinond ; mai:> ils se comportent exactement comme si la luocHe était un cordon nerveux, de sorte ({u'on serait tenté d'attribuer ces courants aui libres nerveuses longitudinales de la moelle épiniëre. — H.