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DES CELLULES GANGLIONNAIRES

La cellule ganglionnaire ne jouerait point ici un rôle essentiellement diiîérent de celui d'une fibre simplement conductrice.

Les phénomènes qui se passent dans les excitations dites automatiques sont bien plus difficiles à expliquer. On comprend sous ce nom toutes les excitations qui ont pour point de départ une cellule ganglionnaire et dont la force de dégagement est inconnue. 11 y a ici deux cas possibles à examiner : Ou bien la mise en liberté des forces de tension dans la cellule a lieu sans Tintermédiaire d*une force de dégagement , et dans ce cas on doit admettre que des forces deviennent libres sans interruption (i). L'excitation des fibres nerveuses ainsi produite n'a pas besoin pour cela d'être continue ; si Ton admet que les forces mises en liberté ont à vaincre une certaine résistance avant de pouvoir opérer une action de dégagement sur les fibres nerveuses. Dans cette hypothèse, les forces de dégagement doivent chaque fois s'accumuler jusqu'à ce qu'elles aient atteint une certaine tension ; c'est ainsi qu'un gaz conduit sous l'eau d'une manière continue, par un tuyau ne monte pas dans celui-ci d'une manière continue, mais par intermittences, sous forme de bulles d'une certaine grandeur , en s'accumulant chaque fois jusqu'à ce que la pression produite suffise pour vaincre la pression de l'eau. Ces phénomènes donnent lieu à une excitation rhythmique. En fait, toutes les exci. tations constatées jusqu'ici sont ou bien continues (toniques) ou bien rhythmiques ; mais on ne doit pas oublier que toutes les excitations toniques doivent aussi , selon toute vraisemblance , être considérées comme des excitations rhythmiques ou tétaniques. Chaque force qui peut augmenter ou diminuer la résistance hypothétiquemenl admise agirait sur la fréquence du rhythme et sur la force de chaque excitation, de même que dans l'exemple cité l'augmcn-' tation de la cohésion de l'eau par de la gomme, etc., rend les bulles plus rares, mais plus grandes, tandis que la diminution de cohésion, lorsqu'on remplace, par exemple, l'eau par Téther, rend les bulles plus fréquentes, mais plus petites. Si la résistance devient assez grande pour ne pouvoir être vaincue, chaque excitation se fera attendre longtemps; si, au contraire, elle devient très-petite, il se

(Il On peut se représenter eu phénomène, ou comme le résultat du contact constant des matières qui amènent les forces de tension à mesure que celles-ci m^ combinent (tels que Vaniux du sang] , ou connue le résultat de forces devenant libres à chaque instant cl opérant elles-mêmes en iiartic un dégai^cment sur les forC4S de tension accumulées ; cette action pourml être comparée ù celle d'une mè^ elle qui produit la chaleur formée et qui sert eu même temps à enU'clenir la corn bustion. — II.

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