LIQUIDES DU SANG
possède à Tétai de dissolution toutes les propriétés ; cependant, dans des dissolutions fortement étendues, elle est préx^ipitée par l'acide carbonique. La séparation n'a pas lieu spontanément^ comme on le croyait d'abord, mais sous Tinfluence d'un autre élément, la substance fibrinoplastiquey avec lequel elle se trouve dissoute dans le plasma du sang naturel. (A Schmidl.)Ce dernier élément précipité de dissolutions étendues par l'acide carbonique et dissous de nouveau par l'oxygène, de môme que la globuline, ne diffère de celle-ci qu'en ce qu'il n'est point précipité par la chaleur et l'alcool ; on lui a donné le nom deparaglobuline. (Kùhne.) On ne sait pas encore si la substance fibrinoplastique agit à la façon des ferments, c'est-à-dire si une même quantité peut coaguler l'une après l'autre des quantités quelconques de substance fibrinogène, ou si elle s'use elle-même dans cette action. Dans tous les cas, il est constaté qu une petite quantité suffit pour coaguler beaucoup de substance fibrinogène.
L'action de la substance fibrinoplastique sur la substance fibrinogène, c'est-à-dire la coagulation du sang, peut être empêchée, ralentie ou activée par des circonstances diverses. Elle est empêchée par l'influence encore énigmatique de h paroi des vaisseaux vivante. (Brûcke). Le sang ne peut se coaguler tant qu'il circule dans les vaisseaux et que
dit également que la fibrine n'existe dans le sang ni à l'état de suspension moléculaire, ni tenue en dissolution par une substance quelconque.
Nous croyons celte question assez importante pour entrer dans quelques détails. Le sang des veines sus-hépatiques et des veines rénales, ne se coagule p|s [)ar le battage, ni pendant un temps assez long, lorsqu'il est exposé à l'air. Cependant on obtient une coagulation immédiate en ajoutant du chlorure de sodium en poudre. La substance ainsi coagulée représente, pour mille parties de ^ang, 25 à 26 parties; c'est une matière blanche, pâteuse, pulpeuse et non tenace. C'est la plasminc de Denis. EUe est soluble dans 10 à 20 parties de son poids d'eau, mais au bout de cinq minutes ou par le battage, elle se dédouble, et forme de 5 à 4 parties d'un corps ayant tous les caractères de la fibrine ordinaire du sang : c'est la filnine conaète. Le reste de la solution de plasmine est formé par la fibrine dissoute ou soluble; elle est coagulable par le sulfate de magnésie et se trouve représentée par le chifire 22 à 23. Le caillot de cette fibrine dissoiUe coagulée est soluble dans le chlorure de sodium au dixième, comme celui du sang veineux, d'où le nom de fibrine pure dissoute ou soluble. On voit donc qu'il existe dans le sang une substance qui peut se dédoubler en deux autres produits : l'un spontanément coagulable. c'est la fibrine concrète, qu'autrefois on considérait comme représentant toute la fibrine du sang; l'autre qui reste liquide, si on ne le coagule pas par le sulfate de magnésie, c'est la fibrine dissoute ou soluble. Ces faits prouvent ce fait important que la fibrine ne préexiste pas à sa coagulation, mais qu'elle n'existe et qu'elle ne se forme qu'au moment de sa coagulation. Avant ce moment, la fibrine n'existe pas dans le sang, mais bien une autre substance protéique, la plasmine.
La plasmine peut, comme nous venons de le dire, se dédoubler en deux substances : la Gbrinc concrète et la librine soluble, c'est ce qui a lieu pour la plupart des plasmas sanguins; mais, quelques-uns d'entre eux, comme le sang
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duNpie partxale eA mKssuBmÈeaA en contact a^iw U paroi viranto, BUS seiilcMeat après h bmI ma mène cnoore pendant la vîe^ d^ qse, par Farrêt àm saçdns me place qndconqne^ les couches centraies en sang se ti^oarent dérobées à llniQence de la paroi. La coagulation peut anssi é!re raioÊtie et empêchée par Taddition d^alcalis, de seb alcalins, par Tacide carbonique on d'autres acides faibles qui prèdpîteBt la paraglobnline de ses dissolutions, iiile peut être «rfiM? par le contact a^ec Fatmosphère (car le sang se coagule plus vite dans des Tases ouverts que dans des vases fermés) par le contact avec dn corps solides, par la chaleur jusqu'à 55*.
On attribuait autrefois une action fibrinoplastique à Th^moglobine, mais cette action provenait de la paraglobuline du plasma qui y iHait adhérente ; car l'hsmoglobine pure et ses produits de décomposition n*ont aucune action pareille.
Le sang contient plus de substance fibrinoplastique qu*il n 04i faut pour séparer toute la substance fibrinogéne. Car le liquide exprimi^ du sang coi^lé (le sérum avec les globules) peut aussi coaguler d'autres liquides qui contiennent de la substance fibrinogéne, par iple les produits de la transsudation. (Chap. \\\) Il peut aussi
da rein et celui du foie, ne renferme que de la fibrine dissoute, eC c't^t cela qu'ils ne coagulent pas spontanément, et qu'autiv fois ou supiwsait que ki reins et le foie avaient pour fonctions de détruire la librtnc du sang. .\igour>dliai cette théorie n'est plus admissible, puisqu'on sait que la Hlirino no prAeiisle pas, et que, d'un autre côté, par le sulfate de magnésie, on en retire coagulée' la substance appelée fibrine dissoute par Denis.
C'est également par ce changement isomêrique de la plasmino, que Ton peut comprendre les différences que l'on trouve dans les divers plasmas sanguins. V.\v^{ ainsi que la fibrine naturelle du sang artériel, obtenue par le btUage, c*st insohiMe dans la solution de chlorure de sodium au dixième, tandis que la fibrine du ang veineux et celle de la couenne sont solubles dans cotte solution, b'iui autre eôCé, la quantité de fibrine concrète fournie par le sang do la saignée, varie d'une veine à l'autre.
Ces faits, en modifiant les idées reçues sur l'augmentation do In fibrine dans Us maladies inflammatoires, montrent encore combien certains organes, lo nùa, \v foie et même la rate, modifient la constitution isomêrique des subsUmcos protéiques, et ont peut-Atre, sous ce rapport, un rôle plus important quo ((•lui qu'on a cherché à leur donner comme formateurs ou destructeurs des globulch du sang.
5ous avons di| qu'en ajoutant du chlorure de sodium à du sang vcinotix doK reins ou du foie, ou du sulfate de inagnôsie à du sang ordinaire dont une pnrliu s'est coagulée spontanément, on obtenait un précipité formé par la plusmino. Noun avons vu les propriétés de co précipité, mais dans lo liquide qui rosio, iti»Mt-»dire dans ce que n'a pas coagulé lo diloruro do sodium uu lo sulfate do niagnÔHip. il reste 55 p. 1000, d'une autre substance protéiciuo roagulablo Mniloniont |»ar la chaleur, l'alcool, les acides, c'est la serine. C'(?st le mélange de la mirino aviH! lu librine soluble qui a été décrit sous le nom d'albumine. — Il y a donc dans le sang