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Moelle allongée. — Cerveau moyen et cervelet

La moelle allongée forme la liaison entre la moelle épinière et le cerveau ; mais les prolongements des cordons de la moelle ne peuvent être suivis exactenient. Le canal central de la moelle épinière se rapproche dans la moelle allongée de la surface postérieure (laquelle est en même temps supérieure, à cause de l'angle que forme la moelle allongée avec la moelle épinière) et s'y brise au calamus scriptorius en s'élargissant ; avec lui la substance grise qui lentoure arrive également à la surface postérieure. Le prolongement des cordons blancs postérieurs est formé par les corps restiformes, celui des cordons latéraux principalement par les pyramides, celui des cordons antérieurs en partie par les pyramides et en partie par les cordons intermédiaires de la moelle allongée (entre les olives et les corps restiformes); mais presque toutes ces données sont discutables (i).

(i) M. Longet admet que les corps restiformes sont formés parle prolongemeoi

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Outre les prolongements des cardons de la moelle épinière, la moelle allongée contient des masses réunies entre elles, les nnes grises complètement, les autres, comme les hémisphères du cerveau, grises au dehors et blanches en dedans, et liées entre elles par des commissures (corps olivaires, noyaux de l'hypoglosse, etc.).

On n a pu jusqu'ici poursuivre avec certitude les cordons longitudinaux, ni dans le pont de Varole et les pédoncules du cerveau, ni plus loin dans le cervelet. La marche des fibres devient d'autant plus compliquée que l'on pénètre plus avant , parce que les organes encéphaliques forment avec leurs commissures transverses et leurs autres modes de liaison un réseau presque inextricable.

C'est ce qui fait que les recherches physiologiques, qui pour la moelle épinière pouvaient s'appuyer sur des essais de section comparativement simples, deviennent ici excessivement peu concluantes. Dans les diverses expérimentations, au lieu de séparer, on mutile ; les conséquences peuvent être soit l'irritation et la paralysie des centres, soit l'irritation et la séparation des appareils conducteurs. Lors même que les résultats d'opérations de ce genre seraient constants, on ne pourrait presque jamais les interpréter avec certitude.

Enfin il est bon de mentionner que si pour la moelle épinière on connaît à peu de chose près le mode d'entrée des nerfs, ici l'on n'en sait pour ainsi dire rien.

On attribue aux parties indiquées un certain nombre de fonctions en apparence automatiques, mais en réalité réflexes pour la plupart, savoir :

1. Uinnervation des mouvements respiratoires involontaires. — Le centre des mouvements respiratoires est une place limitée à la pointe du calamus scriptorius, dont la lésion interrompt immédiatement la respiration, et amène par conséquent chez les animaux ù sang

des cordons postérieurs parce qu'il les a trouvés très-sensibles. M. Brown-Sêquard, au contraire, soutient que si les corps restiformes sont sensibles, ils ne le sont guère, et N. Yulpian, tout en admeUant d'une manière incontestable la sensibilité des corps restiformes, n'en tire pas, comme M. Longet, la conclusion qu'ils sont les prolongements directs des faisceaux postérieurs de la moelle. Des expériences de M. Hrown-Séquard prouvent en effet que la section transversale des coips restiformes n'cmp<>clie pas la transmission des impi^essions seiisitives venues du tronc ou des membres. De plus, dans les atrophies des cordons postérieurs [tabès dor^ mtalis) , lorsque l'atrophie monte jusqu'aux corps restiformes, elle ne les envahit jamais. Ces arguments démontrent que les corps restiformes ne sont pas la continuation directe des faisceaux postérieurs de la moelle épinière. — E. 0.

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chaud une mort instantanée (noeud TÎtal, point vital, Flourens). Il n*est pas encore bien établi si ce centre dégage automatiquement les mouvements respiratoires rhythmiques, on si son activité est produite par l'excitation de nerfs centripètes, et n'est ainsi que de nature réflexe. Le cctilrc respiratoire est presque le seul dont on connaisse les conditions de l'automatisme. Son activité exige en effet : i*" la présence de sang oxygéné, sans lequel l'excitabilité disparait; 3* la présence d*une certaine quantité d'acide carbonique dans le sang, laquelle agit comme stimulus ; plus cette quantité est considérable, plus l'activité est intense et plus il y a de muscles en action (dyspnée); si elle tombe au-dessous d'une certaine limite, l'activité cesse (apnée). En termes plus exacts, le centre respiratoire se compose de deux centres, celui des muscles de l'inspiration et celui des muscles de l'expiration, dont l'activité rhythmiqiie alterne, bien que sous le rapport de la force il ne semble pas qu'ils dépendent réciproquement l'un de l'autre. Tous deux innervent un certain groupe de muscles qui ne prennent point tous part à l'action, mais dont la participation dépend de la force du stimulant, de la même manière que nous avons vu les actions réflexes dans la moelle épiniére devenir plus intenses sous rinfluence d'une excitation plus forte. Ce centre possède aussi des nerfs modérateurs et des nefs accélérateurs. Une excitaticm de ces nerfs parait en général ne pouvoir augmenter ni diminuer l'activité du centre, mais seulement en modifier la distribution successive. Le nerf vague contient des fibres accélératrices pour le centre d'inspiration, et en même temps des fibres modératrice^s pour le centre d'expiration; le rameau laryngé supérieur de ce nerf agit dans le sens inverse. On peut se représenter ces rapports de la façon suivante (Rosenthal) : Pour linnervation des nerfs inspirateurs comme pour celle des nerfs expirateurs, il faut supposer une résistance semblable à celle indiquée plus haut et qui produit le rhythme.

Si l'on admet encore que l'augmentation d'une des deux résistances rond plus forte l'excitation de l'autre, que de plus l'irritation des fibres du nerf vague affaiblit la résistance inspiratoire et que l'irritation des libres du laryngé l'augmente, on pourra déduire de ct'tte hypothèse tous les phénomènes mentionnés au chapitre v. A l'ctal normal, on doit admettre que la résistance inspiratoire est assex petite pour qu'il n'en résulte pas un afflux de l'excitation contre la résistance expiratoire, c'est-à-dire pour qu'aucune expiration active n'ait lieu. Si la résistance expiratoire est augmentée par suite d'une section du nerf vague (constamment excité) ou d'une irritation du

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