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3. La contraction des muscles des artères, — Le centre vasomoteur se trouve certainement placé au-dessus delà moelle épinière; car une section de la moelle dans la région du cou paralyse toutes les artères (Ludwig et Thiry) ; ce centre se trouve probablement dans la moelle allongée , puisque l'irritation de celle-ci amène le rétrécissement de toutes les artères avec ses conséquences déjà indiquées (Ludwig et Thiry) : naturellement ce n'est point là une preuve complète, car elle n*exclut pas la supposition que la moelle allongée ne sert que d'organe conducteur. Le centre est en activité constante, soit automati-
une certaine tension de l'influx nerveux, et pour prendre un exemple qui nous parait encore plus frappant que celui choisi par M. Hermann (bulles d'air se dégageant dans un liquide visqueux) nous rapprocherons ces faits de ceux qui ont lieu dans les phénomènes électriques. Si , sur une machine électrique, on détermine un dégagement lent et continu d'électricité, on n'obtient d'étincelles que de temps en temps, d'une manière rhythmique m^e, si le mouvement imprimé au plateau est régulier. Si les deux armatures par lesquelles se recueille le fluide électrique sont très-rapprochées, les combinaisons se feront trèsrapidement, car la résistance à surmonter sera très- faible, mais, à moins que le d^agement d'électricité soit très-fort, il faudra toujours un certain temps à l'électricité qui s'accumule à chacun des p61es, pour obtenir la tension qui lui permettra de vaincre la résistance formée par la couche d'air.
Éloignons maintenant les rbéophores, et aussitôt les étincelles électriques se succéderont plus lentement, car la résistance est augmentée, et il faut un temps plus long pour que la tension électrique acquière assex de force r our vaincre la résistance; en môme temps les étincelles seront plus fortes et plus puissantes par cela seul que les deux fluides qui se lecombinent ont plus de tension. Si, enfin, la distance entre les deux pôles est très-grande, tout phénomène de combinaison des fluides électriques disparaît. La même chose a lieu pour l'électricité développée par la pile, et ici nous nous trouvons encore mieux dans les conditions de l'organisme. Nous avons en effet une source continue et constante d'électricité, et des résistances eitérieures dues aux fils conducteurs et aux corps placés dans le circuit. Si la pile produit des courants électriques qui ont une tension trop faible pour vaincre les résistances extérieures, il n'y aura dans les fils conducteurs aucun phénomène électrique, et enfin si la résistance peut être vaincue, mais reste trèslorte, comme dans des fils conducteurs de grande longueur, le courant électrique au lieu de se propager d'une manière continue, passera par une série de secousses.
Dans l'organisme, nous avons une source d'influx nerveux qui se trouve dans l'activité régulière et constante de la cellule ganglionnaire, et, on n'admettant que deux sortes de nerfs , les nerfé sensitifs et les nerfs moteurs, nous voyons que toute augmentation de résistance dans ces deux espèces de nerfs doit amener un ralentissement du mouvement rhythmique, en môme temps qu'une augmentation de ces mouvements ; une résistance très-grande doit môme arrêter tout mouvement. Nais dans les conditions où l'on agit sur la matière organisée, la plupart des causes qui peuvent agir sur les nerfs pt'riphériques pour y augmenter la résistance au passage de l'influx nerveux central, déterminent en môme temps des excitations. C'est ainsi que si les courants d'induction doivent amener par leur changement rapide et leur action très-énergique sur les mouvements moléculaires, une résistance très-considérable, ils sont encore [au moins dans les premiers instants de leur action) un excitant de toutes les activités vitales. On pourrait donc nous objecter que les courants d'induction appliqués sur le pneumogastrique devraient
qucmcnt, soit par acliou réAcxe(l). il est excité comme le centre respiratoire par l*acide carbonique (Thiry)» et parfois on a signalé un état rhythmique de son excitation. (L. Traube.) De phis, son activité est influencée par des nerfs centripètes, par exemple elle est diminuée par l'excitation du rameau dépresseur du nerf vague (Cyon et Ludwig) ; gn ne connaît point d'influences directes qui l'augmentent. L'irritation des nerfs sensitifjs diminue localement par voie réflexe la tonicité des artères (Lovcn) , le mouvement réflexe a son siège dans le centre même ou peut-être plus profondément dans la moelle épinière. Du centre vasomoteiir partent des fibres qui traversent la
augmenter les phénomènes de respiration ou les niouyements du cœur , car ib augmentent l'activité des cellules ganglionnaires; et d'après la comparaison que nous avons choisie si l'on augmente l'énergie de la source d'électricilé, les étincelles qui sont le résultat de la combinaison des deux fluides, apparaissent plus vives et plus oombreuses. Biais celte objection ne tient nul compte des conditions de l'excitation, car les excitations faites par les courants d^inniction, ou par d'autres agents, sont excessivement rapprocliées, comme le |«tNivent les contractions tétaniques qu'ils produisent sur les muscles. Si donc on porte ces excitants sur les nerfs moteurs du cœur on déterminera des contractions très-rapides de ce muscle, et môme un état tétanique. Si, au contraire. on agit sur les nerfs scnsitifs, ceux-ci vont porter aux cellules du bulbe une euitition très-violente et très-rapide, t|ui ne leur permettra pas de donner i l'infini nerveux qui eu émane la tension nécessaire pour agir sur les nerfs centrifup^. L influx nerveux déterminé par les ccalres des mouvements du coeur et des mouvements de la respiration, n'atteint sa tension nécessaire pour agir sur les nerfs \*criphériques qu'après un certain temps, en employant des excitants artificiel* tels que les courants d'induction, on vient dégager l'influx nerveux formé par ces centres. 50, 100 fois et plus par minute, on l't'puise à chaque instant et il ne peut, par conséquent, parvenir à agir sur les nerfs qui émanent de ces centres. Le phénomène est identique à celui que l'on détenninc avtn; une macliine électrique. avec laquelle on obtenait des étincelles toutes les minutes (ce qui pix>uvc que la tension n'a assez de force pour vaincre les résistances qu'après une minute de dégagement continu d'électricité); si l'on fait écouler plusieurs fois ou seulement deux fois pendant une minute les fluides électriques qui se sont formés, on n'obtiendn plus d'étincelles, car jamais les fluides n'auront assez de tension pour surmonter les résistances extérieures. De môme si Ton épu'se Tinflux nerveux à mesure quil est formé, on l'empêche d'acquérir assez de force pour agir sur les nerfs centrifuges, et, par conséquent, le résultat est le même que si l'on détruisait complètement les centres d'innervation. On' peut d'ailleurs admettre cette cessation d'influence, par suractivité, pour toutes les cellules ganglionnaires qu'elles mit^ situi'es dans les centres nerveux ou dans les organes périphériques (gangtioMii cœur, de I intestin, etc.V — E. 0.
1 ) On trouve dans les fllels du sympathique deux sortes de nci-fs, des tubes et des libres de Remak. Dans certains organes (tissu spongieux du gland, pai* exemple. on ne trouve que les libres de Heniak ; les tubes se rendent dans la muqueuse qai recouvre les aréoles. (Ch. 1/egros.) Conune c'est do la muqueuse que part l'influffice sensilive (jui, par action réflexe, vient influencer les ai'térioles du gland et amener la turgisccnce, il semble permis de c.inclui*e', d'après cette dis|H>siti4)n, qo**dans les nerfs sympathiques, les éléments tubulés servent à la sensibilité et k> libres de llemak aux mouvements — Ë< 0.
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moelle épinière el de là passent successivement aux artères par Tiii* iermédiaire du sympathique. La section de la moelle épinière produit une dilatation de toutes les artères au-dessous de l'incision, son irritation au contraire produit leur rétrécissement (Ludwig et Thify) ; la première diminue, la seconde augmente la pression du sang avec les effets qui en résultent; celle-là abaisse, celle-ci élève 1« température de l'organisme.
Dans une publication récente (Budge), il est dit que l'irritation des pédoncules du cerveau amène un rétrécissement de tous les vaisseaux ; le vrai centre peut se trouver néanmoins dans la moelle allongée. (L'expérience faite par l'auteur semble indiquer que le cerveau peut exercer une influence sur le centre vasomoteur : — rougeur et pâleur dans les émotions psychiques.)
4. L'innervation du dilatateur de la pupille et d autres muscles des yeux, — Le siège de ce centre (centre oculo-pupillaire), que Ton avait placé dans la moelle épinière parait se trouver dans la moelle allongée. (Salkowski.) 11 est constamment actif et peutôlre réflexe. Il subit, à peu de chose près, les mêmes influences que le centre respiratoire et le centre vasomoteur, de sorte que dans la dyspnée, par exemple, la pupille s'élargit elles vaisseaux oculaires deviennent pâles, etc.
5. Vinnervation de l'acte de la déglutition, — Ce qui prouve que ce centre est situé dans la moelle allongée, c'est que dans certains états d'excitation de celle-ci, on obtient des contractions des muscles de ces organes. La place exacte (olives supérieures, Schrœder van der Kolk) n*en est pas bien établie. Ce centre n'est mis en action que par voie réflexe ; il rentre par conséquent dans la catégorie des nombreux appareils de la moelle épinière pour les mouvements réflexes coordonnés.
6. Vinnervation des mouvements de mastication, — On admet que le centre de ces mouvements se trouve dans la moelle allongée par les mêmes raisons (|ue le précédent (crampes du masséter, trismus). U ne serait comme le premier qu'un prolongement de la moelle épimèn et agirait par des réflexes coordonnés, seulement il pourrait ègtleraent produire des mouvements coordonnés volontaires.
7. Vinnervation des mouvements de locomotion, — Des centres de coordination paraissent exister aussi pour les mouvements de loco* motion du corps entier. Us paraissent se trouver dans toutes les par* ties du cerveau moyen (pont de Varole, pédoncules, corps quadrijunieauxj, dans le cervelet et dans la moelle allongée. Une lésion de ces diverses parties occasionne chez les animaux des mouvements
forcés, c'est-à-dire une locomotion con^iilsive dans des directions anormales, savoir : a. un mouvement de manège, c'est-à-dire un mouvement continn sur la circonférence d'un cercle; b. un mouvement partil|ilier qui consiste en ce que Tanimal se meut comme le rayon d*un"C0rele au centre duquel sont fixées les jambes de derrière; c. desii^uvements de rotation autour de Taxe longitudinal; d. des mouveioentft convulsifs précipités en avant ou en arrière. Ces mouvements piQûvent être interprétés de mille manières; et d'abord on ne sait s'ils résultent de l'irritation ou de la paralysie d'un organe central, eu si c'est seulement la lésion d*une partie conductrice qui leur imprime une dii^ection irrègulière. (Si, par exemple, les muscles du cou sont paralysés d'un côté ou convulsivement contractés, un mouvement en avant se transformera facilement en mouvement circulaire du côté vers lequel la tète est dirigée ) En admettant cette dcrDièrc interprétation comme la plus vraisemblable (Schiff), on est encore dans le doute si la partie conductrice est excitée ou paralysée; dans l'un de ces deux cas possibles, les parties conductrices s'eiiU'e croisent ; dans l'autre, elles ne s'entre-croisent point. Si, par exemple, après une lésion du côté droit, un mouvement forcé a lieu du même côté, on peut admettre qu'il résulte soit d'une paralysie du côté gaucbe, soit d'une irritation du côté droit ; dans le premier cas, les fibres lésées s'entre-croisent, et il n'en est pas de même dans le second. — Comme l'on n'a pas encore établi suffisamment ni Tespire ni la direction des mouvements forcés qui résultent de presque toute lésion d'une partie du cerveau (pont de Varole, pédoncules, corps striés, etc.), il est inutile de rapporter ici les données qui reposent sur leur interprétation. — Mentionnons seulement que l'ablation du cervelet occasionne des perturbations dans la marche, dans le maintien de l'équilibre, etc. (R. Wagner.)
8. ]' innervation de la formation du sucre dans le foie^ etc. — La lésion de cerlains points de la moelle allongée vers le quatrième ventricule produit une excrêlioh abondante d'urine souvent accoinpaj^née d'une grande quantité de sucre. On en avait conclu que la formation du sucre dans le foie avait son centre dans la iroelle allongée, et celle ci devait être mise rêflectiveinenl en acliviiê par le nerf vague. Mais depuis qu'on a mis en doute la fonction glycoginique du foie, on a cherché à expliquer ce diabète de diverses manières sans parvenir à une solution définitive (i).
i\l L'opinion la plus probable est celle qui admet que, dans ces expériences, oo
CEI! VEAU.
9. Les centres modérateurs de Setschenow, — Leur position chez les animaux supérieurs où l'on n'a constaté que tout récemment leur existence (Simonof!) est encore inconnue. Nous avons déjà indiqué leur influence. , • ^
iO. Les nombreux réflexes coordonnés qui dépendéaft'd^ Qerfs du cerveau, par exemple Tocclusion des paupières afH^s J[*imtatioii de la conjonctive, le rétrécissement de la pupille après Tirritation du nerf optique, Téternument après l'irritation de la miiqifetise nasale, la toux après l'irritation du larynx et du conduit auditif externe, la sécrétion de la salive après l'excitation des nerfs du goût, etc., ont leui^ centres dans l'origine de ces nerfs.
En comparant ces actions à celles de la moelle épinière on n'a point trouvé jusqu'ici de fonctions essentiellement nouvelles ; elles paraissent n'intervenir que dans les phénomènes de la vie végétative; elles paraissent aussi, comme la moelle épinière, inaccessibles à un grand nombre d'excitants. (Sur le croisement de leurs voies conductrices, voy. plus bas.)
Le cerveau est le siège de l'activité psychique. Voici les faits qui démontrent que cette activité doit en effet lui être attribuée: — i® Dans
Fig- 64. — Anastomoses de difrêrentes espèces de cellules cérébrales entre elles. — 1. Rap- |Kii1s de cellules céri^brales entre elles.— i. Rapport d'une flhre cén>bralc avec une fibre nerveuse. — o. Rapport de fibres cérébrales avec les noyaux de cellules. [Cellules étudiées à l'état frais (500 diamètres).)
la série animale on trouve le cerveau d'autant plus développé en comparaison de la masse du corps et de Tencùphale que les fuciiltés intellpctuellos se rapprochent davantage de celles de l'homme. Le degré de développement est accusé parle poids et, déplus, parle nombre des circonvolutions , parce que l'augmentation de ces der-
«ipit Fur les ncrr-Yasomoteur)>, et, consécutitement, sur les phénomènes de la drcultftion. — E. 0.
Wl CERVEAU.
ilièrcs augmente eo inônic temps la grandeur proportionnelle de la surface cl U (|uantité de la substance grise qui doit être seule prise en considération. Cependant les conclusions anatomiques comparatives sont incertaines, parce que chez beaucoup d'animaux l'importance desdiffèrentes parties du cerveau est inconnue. — â* Dans les cas de petiteaie innée des hémisphères du cerveau (microcéphalie-crélinisme] on de leur dégénérescence (hydrocéphalie), on constate une iliminutton eorrespoi niante des facullés psychiques supérieures (imbécillité). — 3" Des lésions, des compressions, des maladies du cerveau sont presque toujours accompagnées de perte de consoience, de
r>^', 65, — Cellules cl iio^rauiile la iuliaUiii'e ti-riilirale ilaiis leurs rappoils réciproques. et dans leurs conoeilons Kec quelques libres cérébrales.
somnolence OU de coma, ou d'excitation mentale. — 4' L'ablation des hémisphères du cerveau chez les oiseeui et les mammirères amène un état semblable au sommeil dans lequel tous les mouvcmeiils volontaires font défaut ; il persiste cependant encore un ensemble de réactions contre des impressions d'un ^'enrc inrêrieur. Si rablatioii se fait par couches, la diminution des fonctions psychiques a lien successivement (Flourens), ce qui tend â montrer qu'elles ne soiil point liées â certaines parliesdu cerveau, mais sont distribuées d'une
(1) Gescellulesrappellcnt, parleur Tonne et leur» coniieiions, les grande* cellulo (les iV-pioas ant^ieure» de l'aie spinal. Dans la moelle épinitr«, les règioDs dans lesquelles Mint reçues les impressions sensorielles périphérique. Mnl nbondunaKOl ]>ourvucs Uc pctiles cellules [cornes poslùrieiircs de la moelle); et celles, au contraire, qui soni des Toyers d'incilalion |>our les phénomËnes de la motricité |,c<im> antérieures), sont riclies en cellules do Ri-andcs dimensions. Transportinl ce^ ■tonnées dans l'étude du cerveau, et sacliant, d'aprts les eipérieiiccs de la physii'lugiu ci|iériiDenliile, <jue la substance gvix des circouvolutions cérébrates ni» Li ob le sUge eiclusif de nos perceptions et de nos volitlons (c'est-è-dîre le mtatia-
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loaniÈre uniforme. Les données antérieures sur t'nnion de facultés détermiiûes de l'esprit, classées d'ailleurs arbitrairement , nvec des cirr«nscriptions particulières du cerveau, principalement les données phrènologiques, reposent sur des illusions. Tout récemment on a affîrmè, d'après des observations pathologiques, que le centre du langage (ou la mémoire des mots ?) a son siège dans la troisième circonvolution, et, chose remarquable, seulement dans l'hémisphère gauche (Broca, etc.); l'incapacité de parler (aphasie) se rencontre en eiïet souvent dans certains états pathologiques de cette place du cerveau, et quand le cAlé droit du ii'onc est paralysé. D'autres soutiennent, au contraire, que la même lésion à droite peut aussi produire l'aphasie. (Bouillaud.)
On affirme, en outre, que les divers degrés des facultés intellectuelles chez l'homme se fondent sur des différences de grandeur, de forme et do poids du cerveau; mais les résultats des mesures et des pesées s'écartent souvent de ce principe. !-i hauteur, la largeur et la Fig.CT.-wuiiidei'i
Obrei ipinalei'ar de la «ilaunolirU. Elles (urm
e ilu corpi
Lea nbri1l«a de ce
inlanticci une a^rie inflnic de pi cellulea (B). — A. Uroaai lea ilu corpa <thé. (Croaairai lie XiOdiumarea.)
celli
voussure du iront dépendent aussi du
développement du cerveau. Une mesure
employée est ce qu'on appelle Vangle
facial, formé par une ligne qui va de la