LIQUIDES DU SANG
activer la coagulation de substances fîbrinogènes qui contiennent même de la substance fibrinoplastique, mais en si petites quantités ou si peu active que leur coagulation spontanée ne s'effectue que lentement (par exemple le chyle, la lymphe et les produits de transsudation contenant de la « bradyfibrine, » c'est à-dire de coagulation spontanée très-lente).
La quantité de fibrine est très-faible malgré le grand volume qu'elle prend une fois coagulée ; elle n'entre dans la masse du sang que pour environ 2 à 3 p. 1000.
Les autres éléments du liquide du sang, c'est-à-dire les éléments du sérum, sont :
1° L*eau, environ 90 p. 100 (le sérum étant supposé = 100).
2"* Des corps albumineux, savoir :
a. L'albumine (précipitable par la chaleur);
b. L'albuminate de soude (caséine du sang, précipitable par les acides) ;
c. La substance fibrinoplastique (paraglobuline, voy. plus haut; précipitable par l'acide carbonique), celle qui n'a pas été employée dans la séparation de la fibrine.
L'albumine forme la masse principale des corps albuminoïdes — la somme lotale en contient de 8 à 10 p. 100 du sérum.
5° Des amides : kréatine, kréatinine, sarcine et urée, quelquefois aussi Tacide hippurique et l'acide urique, le tout en très-petite quantité.
deux parties fondamentales : la platmine et la serine, qui sont mélangés à l'état normal dans la proportion de 52 à 55 de serine et de 25 à 26 de plasmine.
Nous pouvons' résumer ces faits dans le tableau suivant, en faisant remarquer encore, comme le dit M. Robin, que le mot de fibrine dissoute n'est pas bien exact ; car la fibrine n'est point dissonte dans le sanjr puis(pi'ene est naturellement liquide.
p, • . I Ftbrine concrète : j Fibrine
a- 4 nîi*' *\. ..« [ 3 à 4 parties, coagu- > des auteurs anfo p 1000. coagu- lable spontanément. ) ciens.
lable en entier par le chlorure de sodium
Fibrine dissoute :
„,„„ / '"'"!'" ^""» *.» 1 îl à a parties, coagu- SANG. .1 parues de son poids / „b,^ ^ ,g ,„,f„^
d eau I , , .
\ de magnésie
Serine :
m pour 1000, coagnlablepar la chaleur, les acides et l'alcool
Albumine des auteurs anciens.
iVoir Denis, Comptes rendus de i Académie des sciences, Paris 1850, et Mémoire sur le sany, Paris 1859.— Cli. Hobin, fjeçons sur les humeurs, 1867. — G. SfV, Du sang et des anémies, 1867.) E. 0.
4' Le sucre de raisin — en quantités très-faibles et différentes suivant les régions.
S' Des graisses, des savons, des acidR gras, cholestérine, protagon ^ en quantités également très-faibles et très-variables.
6* Dn principe odorant particulier à chaque espèce de sang.
7* Un principe colorant jaune. Le sérum contient aussi souvent de rbaerooglobine, mais il est possible qu'elle provienne de quelques globules de sang détruits.
8* Des sels, et principalement des sels de soude, des combinaisons de chlore et d'acide carbonique, c'est-à-dire surtout du chlorure de sodium et du carbonate de soude.
9; Des gaz.
Gaz du sang.
Le sang contient de l'oxygène, du carbone et de l'azote, en partie, absorbés, en partie dans des combinaisons chimiques in^bles.
La loi fondamentale de l'absorption des gaz par m liquides (Dalton, Bunsen) peut être formulée ainsi : le pouvoir d'absorption est diffèrent pour les différents gaz et les différents liquides. Il diminue avec l'accroissement de la température et au point d'ébuUition du liquide il devient égal à lèm. La temittralure restant constante, le poids de la quantité de gaz absorbé est proportionnel à la pression. De là il résulte que dans un espace vide (où la pression = 0) aucun gaz ne peut rester absorbé et que tout gaz absorbé doit se dégager. (Si l'on clôt l'espace vide et qu'on ne laisse point d'issue au gaz qui s'est dégagé, il s'établit une pression sous laquelle le reste du gaz reste absorbé.) De plus, comme divers gaz n'exercent ^une pression l'un sur l'autre, un liquide qui contient un gaz absorbé, par exemple de l'acide carbonique, dans un milieu rempli d'un autre gaz, l'hydrogène, laissera dégager ce gaz comme dans un milieu complètement vide ; car pour l'acide carbonique la pression dans un espace rempli d'hydrogène=0: l'hydrogène au contraire sera absorbé suivant la pression. On peut donc chasser d'un liquide les gaz absorbés : 1® par une élévation de température, surtout paf l'ébullition; 2® en faisant le vide au moyen de la machine pneumatique ; 5^ en introduisant un gaz étranger ou en agitant le liquide avec celui-ci. Toutes ces méthodes ont été employées pour dégager les gaz contenus dans le sang, (liagnus, Lothar Heyer, Ludwig.) Le sang dépouillé de gaz est Irès-sombre, i^esque noir» dichroîtique et coidevr de laque.
1 . Dans le Muig artériel l'oxygène a été trouvé formant en moyemie