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DÉVÏLOPPBMENT DE L'ŒUF FÉCONDÉ

*le contact ou la pénélralion du sperme commence bientôt, sans qu'on s'explique par quelle influence, le développement de Tœuf qui devient embryon. îa^s filaments spermatiques qui y ont pénétré disparaissent après peu de temps; on ne sait rien de certain sur les modifications qu'ils subissent.

Développenieni de V œuf fécondé.

Le développement de l'œuf commence, dans tous les cas, par la formation de nombreuses cellules et par Ifl division progressive de rov^Jie 0)1 du moins (voy. plus bas) d'une cellule qui apparaît dans rœnf, êe qu'on nomme le sillonnement ou la segmentation. Les or^ gaiiesde l'embryon naissent des cellules formées de façons si diverses qu'on ne peut établir de principes généraux qui soient valables pour les animaux de toute espèce. Dans certaines espèces, en effet, le vilellus tout entier ne prend pas part à la segmentation, mais seulement une petite partie qui contient la vésicule gorminative ; on distingue, dans ces cas, la partie qui se segmente sous le nom de vilellus de formation^ du reste, que Ton nomme vilellus de nutrition, et qui ne prend part à la formation de Tembryon que chimiquement, c'est-à-dire par son contenu en matièqis nutritives qui passe peu à peu dans ce dernier ; une séparation de ce genre a lieu, par exemple, dans les œufs des poissons. Quelques-uns prétendent qu'elle se trouve aussi dans les œufs des oiseaux et des amphibies squameux; seulement le vilellus de nutrition est ici celluleux. D'autres considèrent la substance ainsi désymé#(tout le jaune dans l'œuf de Toiseau jusqu'au disque germinatif),V»n comme appartenant à l'œuf, mais comme le contenu du follicule ovarien.

Le développement de l'œuf a lieu, dans la plupart des cas, en dehors de l'organisme maternel et daq^ les endroits les plus divers, pourvu qu'ils y soient appropriés. Presque toujours ce développement exige une certaine température, dôtit une ptrtie est fiHirnie par le lieu choisi pour la ponte, une autre par la çiyileur du soleil mise A profit, une autre, enfin, par les p^iymts' "pendant la couvée. — Chacun sait qu'une couvée artificielle petit tenir la place de ces derniers. Une seconde condition est l'apport d'oxygène. Dans l'qeufqui se développe, de même que dans ^organisme développé, U se passe des phénomènes d'oxydation qui épuisent l'oxygène et donnent de lacide carbonique. L'échange des gaz avec l'atmosphèDi ou avec l'eau s'effectue par les enveloppes poreuses de l'œuf. Dans beaucoup

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de cas (fécondation interne), le développement a lieu dans Tintérieur de l'organisme maternel, dans un élargissement des organes sexuds abducteurs, dans Tutérus (chez les mammifères, par exemple, H chez rhomme). Les deux conditions du développement sont ici réalisées d'une manière complète. La température est entretenue d'une manière constante par le séjour dans le corps maternel ; la respiration a lieu par le système vasculaire promptement développé de l'embryon, et ce système forme, en une place de Fœuf contiguê à la paroi de l'utérus, un réseau capillaire dont les parois sont en contact immédiat avec celles des capillaires de la mère. Il s'effectue donc ici, dans le placenta, une transmission d'oxygène du sang de la mère à celui de l'embryon et d'acide carbonique par la voie inverse. Le même organe favorise aussi le passage des matières nutritives du premier organisme au second. Quand le développement a atteint un certain degré, l'œuf est évacué par l'orifice sexuel externe el ce phénomène porte le nom de naissance.

Modification» du développement.

L'œuf n'arrive pas par un développement continu à former un organisme complet semblat^le à l'organisme générateur. Itens certaines espèces animales, le développement s'arrête quelque temps à un certain degré dans lequel leur organisme remplit les mêmes fonctions qu'un organisme développé, par exemple mouvement volontaire, nutrition, digestion, etc.; les insectes, dans leur développement (métamorphose), nous offrent l'exemple le plus connu de cet état, désigné sous le nom d'eiw de lafDe, Cet état n exclut point la génération, qui se fait alors par fonctionnement et par gemmation, et dans ce cas l'ensemble des phénomènes forme ce qu'on peut appeler des générdtiom alternantes. Comme les larves ont presque toujours une forme très-différente de celle des organismes complets et que cependant leur vie ne se distingue point de celle d'un animal développé, on a classé longtemps un grand nombre de larves au rang d'espèces animales particulières, avant que Ton connût leur mode d'origine et de développement. C'est surtout dans les ras de génération alternante que cette méprise a eu lieu, parce qu'alors les larves (nommées aussi nourrices) , s*acquittent de toutes les fonetions d'un animal complet, y compris la propagation, et que leur forme diffère extraordinairement de la forme finale.

Les pucerons peuvent nous fournir l'exemple de la plus simple

DÉVELOPrEMENT DE L'ŒUF FÉCONDÉ. m

lornic de génération alternanle. Au printemps il sort chez eux des œufs fécondés de nouveaux venus sans sexe qui en produisent d'autres pareils par génération vivipare; cela se continue pendant plusieurs générations jusqu'à ce qu'enfin, vers la fin de raulonuie, les jeunes naissent partie mâles, partie femelles, s'accouplent et produisent des œufs qui supportent l'hiver; au printemps, le môme cycle recommence, [.es générations vivipares ne se composent point de femelles parthénogénétiques, puisqu'elles ne deviennent jamais par transformation les femelles qui pondent les œufs de la génération finale. (Leuckart.) Un exemple plus complexe nous est fourni par les vers intestinaux de la classe des cestoïdes, par exemple par le tcenia so- Hum. Ce ver, qui vit dans l'mtestin de l'homme, se compose d*une tête garnie de suçoirs et d'une couronne de crochets et d'une chaîne de membres qui, à partir de la tête, augmentent en longueur et en largeur. Les plus pelils sont les plus jeunes et se produisent sans cesse (par gemmation) en se détachant de ce qu'on appelle le le cx)u. Chaque membre peut être considéré comme un individu et contient des organes sexuels mâles et femelles d'autant plus développés qu'il est moins jeune. Des accouplements ont lieu entre eux tous, de sorte que les plus vieux renferment toujours des œufs déjà fécondés et en voie de développement. Ces membres (proglottis ou proglottides) sont rejetés de temps à autre et évacués avec les excréments. Il est à présumer que les œufs qu'ils contiennent, s'ils arrivent de nouveau directement dans l'intestin d'un homme, forment une nouvelle tête et de nouveaux membres ; il y aurait ainsi deux générations, l'une gemmipare et l'autre hermaphrodite. Le cas le plus ordinaire est que les œufs se développent dans un des nombreux animaux chez lesquels ils pénétrent avec les aliments, et presque toujours dans une espèce particulière, le tœnia solium, par exemple, dans le porc. L'embryon pourvu de crochets se fraye un chemin vers les parties les plus appropriées à son séjour (foie, cerveau, muscles, etc., le tœnia soUum, par exemple, dans le tissu cellulaire sous-cutané du cochon), et là il développe un appendice vésiculaire dans lequel il peut se loger (kyste). Ainsi provient du Uenia aolium le cisticercus ceîlulosœ qui, avec la chair du porc, arrive dans Tintestin de l'homme, perd sa vessie (par la digestion), et s'ajoute des membres. Chez d'autres, par exemple chez l'échinocoque de l'homme, etc. (provenant du tcenia echviococcus de l'intestin du chien), il se développe dans une vessie parasite sur l'embrjon (acéplialocyste) une foule de petits kystes avec des têtes de taenia, et dans

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