‹ Èléments de physiologieChapitre 186 sur 190 · M8 NAISSANCE · texte numérisé non relu

M8 NAISSANCE

Naiuanee,

Le développement de l'ovule fait tendre de plus en plus l'utérus, de sorte qu'à la fin le col s'efTace complètement. En même temps ses parois augmentent en épaisseur d'une manière extraordinaire par la croissance et la formation de nouvelles fibres musculaires, ainsi que par un fort développement des vaisseaux sanguins. Enfin, environ deuxcent quatre-vingts jours après la fécondation commence» par des causes encore complètement inconnues, l'évacuation de l'œuf désormais parvenu à maturité. Elle s'effectue par des contractions rhythmiques douloureuses des muscles de l'utérus, favorisées par la compression du ventre.

L'œuf, chez la femme, n'est pas évacué tel quel ; c'est d'abord l'embryon qui se fait jour après la rupture de ses enveloppes; tout le reste vient ensuite. Ces enveloppes de l'extérietlr à l'intérieur sont : l**la membrane caduque réflexe; 2^ le chorion qui, dans la place ou s*applique l'allantoïde (dans la position normale, ce n'est pas à la sortie de l'utérus), forme le placenta et n'a point de viUosités à l'orifice utérin ; 3° l'amnios. Ces enveloppes forment saillie dans le vagin par suite des premières contractions, ce qu'on appelle la poche des eaux, se déchirent à la fin, et, quand une grande partie de ces eaux s'est écoulée, une portion du fœtus, ordinairement le crâne, est mise en liberté. Dès lors Texpulsioii s'effectue avec plus ou moins de rapidité, ralentie par les résistances qu'offrent soit Tétroilesse du bassin, soit celle de l'orifice utérin, du vagin et de la vulve. En même temps le placenta se détache , non-seulement celui du fœtus, mais encore celui de la mère ; une partie de la muqueuse utérine se sépare donc de la paroi de Tutérus qui se contracte, ce qui ne peut naturellement avoir lieu sans une hémorrhagie. Après la naissance du fœtus, le placenta, quoique déjà détaché, se trouve encore dans l'uténis avec les membranes ovariennesattachées à ses bords et le fœtus y reste fixé par le long cordon ombiliciil. Celui-ci se compose : i° du pédicule de Tallantoïde (prolongement de l'ouraque) avec les denx artères et la veine ombilicales où l'on sent .encore des pulsations et qui sont presque toujours tournées en spirale par les mouvements de rotation antérieurs du fœtus; ^ du canal omphalo-mèsentérique réduit à un mince cordon a\ec la vésicule ombilicale; 7)** du pédicule tubulaire de Tamnios partant de l'ombilic cutané, enveloppant tout le reste, et qui, après avoir recouvert le côté interne

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du placenta, passe le long de son bord à celui du chorion. La masse principale du cordon ombilical est formée par les trois vaisseaux ombilicaux enveloppés d'un tissu lamineux très-mou, la gélatme de Wharton,

Dés (|ue le placenta commence à se détacher, la respiration dn fœtus par le sang maternel s'arrête, et il en résulte un changement des g;iz du sang qui occasionne la première inspiration par les poumons. (Schwartz.) Le placenta dans l'utérus n*a plus dès lors aucune inipoilance pour l'enfant, et l'on peut opérer la sous-ligature et la section du cordon ombilical dont les artères ont cessé de battre, à mo'us que l'on ne veuille attendre l'expulsion du placenta avec les membranes ovariennes. L'enfant est recouvert d'un enduit sébacé (vernix caseosa). Quand, après la naissance, l'écoulement du sang est arrêté par les contractions prolongées de l'utérus, il se fait une régénération de la muqueuse utérine accompagnée d*un rétrécissedo la couche musculaire et d'une nouvelle formation de cellules fibreuses ; en même temps a lieu une excrétion d'abord sanguinolente, plus tard muqueuse et séreuse (lochies). — Avec la naissance commence, chez la mère, la sécrétion des glandes mammaires, et c'est seulement quand cette sécrétion cesse, environ dix mois après, que revient la menstruation interrompue depuis la fécondation.

1). — DÉVELOPPEMENT EXTRA-UTÉHIN.

La naissance, comme chacun sait» n'interrompt aucun développement, ni au point de vue de la forme, ni au point de vue des fonc* tions. Le commencement de la vie extra-utérine et le temps qui suit jusqu'à la puberté se distinguent même par les nombreux phénomènes qui ont lieu dans ce sens, développemeni des 08, des premières et des secondes dents, croissance des plus énergiques et surtout, par la variété des impressions extérieures,- l'expérience et renseignement, développement des facultés psychiques s'élcvant progressivement depuis le premier degré inférieur voisin de l'acte et dn mouvement réflexe.

La croissana^ est l'accrcMSftement du corps sous le rapport du poids et dans toutes les dimensions produit par l'excès des recettes sur les dépenses de l'organisme. Tous les tissus et toutes les pailies du corps y prennent part, de sorte qu'en général celui-ci conserve toujours ses proportions. L'accroissement consiste surtout dans l'augmentation du nombre des éléments qui forment les tisMis, con-

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