‹ Èléments de physiologieChapitre 24 sur 190 · MC · texte numérisé non relu

MC

d'apréa la formule :

MC

sec.

Ces expériences servent à poser les principes suivants :

a. La vitesse de propagation de l'onde n'est pas la même dans les différentes artères.

b. La vitesse de propagation de Tonde augmente du centre à la périphérie.

En effet, tandis que le retard entre la pulsation de la pédieuse et celle de la radiale n'est que de 0^,018, la différence entre la pulsation de la carotide et de ta radiale est de (h^,OM, c'cstrà-dire plus de cinq fois "plus considérable, ce qui n'est nullement en rapport avec la distance qui existe entre ces différentes artères.

M. Csermak a trouvé, de plus, que cbex les jeunes si^ets la vitesse de propagation de Tonde était moins rapide que chex les adultes. Chei ces derniers, en efl'ct, les parois artérielles sont plus résistantes, moins dilatables, et par conséquent moins élastiques; on sait que la vitesse de propagation de l'onde est en raison inverse de l'élasticité. (Voir Onimus et Viry, Éludes sur Us tracés' obtenus par le Èphyçmographe. Journal d'Anat. et de Phys., 1866.)

Ces faits montrent combien il est important de ne pas confondre, ce ({ue l'on fait souvent, le pouls, sa vitesse, sa forme, etc., avec la vitesse du sang, Le pouls résulte du passage dans tout le système artériel de la vibration produite par l'ébranlement que chaque contraction du cœur détermine au sein de la masse sanguine.

La comparaison faite par Weber des ondes formées à la surface de I eau par la chute d'un corps est frappante et donne une idée excellente de ce qui se passe dans le système sangruin. Soit un corps tombant en P dans une masse liquide, il

70 CIRCDLATIOH PÉRlPRÉBHîBE.

emploie les gphygmvgraphes , doiiL l'usage est facile même sur l'homme. On place sur l'artère une petiti^ plaque qui, en suivant ses gondemenls et ses rétrécissements , fait mouvoir un levier. Celui-ci se meut et écrit sur un ^^lindre tournant (Vierordt) ou sur un disque qui passe devant lui. (Uarey.) L'Instrument de Harey donne les meil* leurs résultais, parce que chez lui les vibrations propres du levier sont empêchées par la plus grande diminution possible de sa masse et la plus grande augmentation possible des résistances.

A la bifurcation de l'aorte aux deux iliaques, les pulsations subissentun reflux, de sorte qu'aux artères de la partie supérieure du corps

le >ptijgmDgnphe Hir«y.

le battement est double et le pouls csl dit dicrote. i£ pouls dicrote normal ne peut être cependant reconnu que par des moyens d'une

délermiiiera des ondes {aaa) visibles à l'œil et sensibles au doi^. Ces ondes ne aont nullement constitui^s par les perlions liquides <|ui ont élé mises en conUcl avec le poids P et qui se seralenl déplacées. Elles sont constiluà^, non par la malïère n)i>nie. mais par un mouicmeni fn propa(;oatit à travers les molécules. Si la surlaM

liquide csl étendue, ces ondes s'épuiseront peu à peu. mais si elles rencontrent un obstacle HN. elles reriennent sur elles-mêmes en décrivant le» ondes a'o'ii', qui ne sont ni anéanties ni déviées par les nouvelles ondes qui m forment. Nous intistons avec intention sur ce retour de l'onde, car le dierotisme du {mhiIs n'est «{ue l'onde en retour, l'ëclin pour ainsi dire de l'onde directe, ou pouls propremeat dit. E. 0.

Dr SA5G ET DE SA CIRCCXATI05. H

extrême prérision, tels que, par exemple, le sphygmographe de Marey (I).

La pression du sang dans les capillaires ne peut pas être mesurée ; mais on juge de ses changements d'après Textension des vaisseaux et d'après la masse de la fîltration (ch. m). Selon le schéma de Weber, elle derrait être constante, du moins pour ce qui regarde la durée, en omettant toutefois le cas dté plus haut où les ondulations du pouls se propagent dans les capillaires. Toute diminution de résistance dans les vaisseaux aflTérents et toute augmentation dans les vaisseaux efTé-

(1) ■. Longuet i imcnté réeemmeiit un sphygmographe qui présente sur les Mtres phuieufs avmttges :

La pièoe principale de ce sphygmographe se compose d'une lige verticale recefint l'impulsion artérielle et terminée à son extrémité supérieure par une potence dont les bras sont réunis par un petit fil : celui-ci s'enroule autour d'un aie de telle façon que le mouTement ascensionnel transmis par la pulsation de Tartère se transforme en mooTement circulaire. Sur l'axe est fixée (à demeure) yne roue &i ifoire et, sur la roue, une plume ordinaire qui peut être placée ou enlevée trésbcUement

Si la tige principale est soulevée il se passe les mouvements suivants :

La potence est soplevée de bas en haut ; le fil, enroulé autour de Taxe mobile, le eût tourner et, avec lui, la roue ; la phime, semblable à une tangente, décrit un trait horixontal.

Deux ressorts ramènent dans sa position première la tige verticale, et la plume alors trace un mouvement de va-et-vient à chaque impulsion donnée à la tige verticale

Ihie aiguille mue par une des branches (l'inférieure) de la potence participe aux ■oovements de la tige verticale et indique la pression sur un arc gradué.

Tout et petit mécanisme est fixé sur un mouvement d'horlogerie, faisant passer entre deux cylindres une bande de papier sur laquelle vient s'appuyer le bec de la

Le tout est monté sur une petite planche, au moyen d'une. colonne sur laquelle une simple crémaillère fait mouvoir l'instrument de bas en haut. Deux petits supporta mobiles serrent à maintenir le bras. ^

Cat appareil présente sur le sphygmographe de M. Marey les avantages suivants :

1* Le bras ne supporte aucune pression [avlre que celle de la tige) qui puisse fêner la circulation veineuse du poignet ou de Tavant-bras.

i* On peut prendre des tracés sur les bras d'cnfanis, ce qui ne se peut faire avec râDstrument de Marey.

3* La pression sur fartére se fait par une irèê-petiie turfacr ei perpeiidiculaire-

4* Au moment de l'application, le point qui va presser l'artère ne touche pas le (N'as (avantage obtenu dans la modification du sphygmographe de Marey par I. Béhier).

5* Dynanomètre qui marque la pression totale et la force de la pulsation artérielle m indiquant de combien de grammes la forcç est égale.

0* Le bras de levier ou plutôt la plume, tout en étant moins longue, décrit dos irmiê droite plus grands ; elle ne décrit pas des arcn de eercleê comme celle de Isrey.

On peut également employer cet appareil pour enregistrer les mouvements du oœur. E. 0.

1S CIRCUIATION PÉRIPHÉRIQUE.

rents doit aussi augmenter cette pression. De plus» elle s*^ve et s'abaisse avec la pression générale.

Dans les veines la pression du sang (mesurable par le manomètre) est extrêmement variable ; dans les gros troncs veineux, elle est faiblement négative et croissante vers la périphérie. De même que les injections rhythmiques de sang dans les artères y produisent chaque fois une onde en relief, de même les masses de sang enlevées rhythmiquement au système veineux devraient y produire chaque fois une onde en creux se dirigeant vers les capillaires, si cela n'était pas empêché par les oreillettes.

Pour ce qui regarde le mouvement du sang, nous avons encore i mentionner deux circonstances d'une importance extrême, si bien qu'avec le mouvement du cœur elles peuvent être données cràime causes de la circulation; ce sont l'aspiration du thorax et la compres-

on accidentelle des veines.

VaspU^^Uon du Aorax, Le cœur et les troncs des grands vaisseaux sont, par leur position, dans une grande cavité qu'ils doivent remplir conjointement avec les poumons. Cette cavité étant plus grande que le volume naturel des organes qu'elle renferme, doil nécœsairement tendre à dilater les parties les plus souples, c'est-à-dire les troncs veineux et les oreillettes. L'aspiration du thorax, <)bmme nous l'avons déjà dit en parlant du cœur, agit de telle sorte que la masse de sang enlevée aux troncs veineux, s' abouchant dans le cœur est aussitêt remplacée par un afflux de sang nouveau provenant des veines situées en dehors du thorax ; ce qui active essentiellement la circulation. Chaque inspiration exerce par l'élargissement de la cavité thoracîque et l'augmentation de la pression négative une aspiration sur l'ensemble de Ja masse du sang dans la direction vers le thorax, et cette aspiration doit produîrj^ *8on effet surtout dans le système veineux. Dans les artères elle ^e produit qu'une faible diminution de tension ; elle pousse au contraire avec force le sang veineux vers k cœur. — L'expiration ordinaire fait seulement disparaître la haute tension négative produite par l'inspiration. Cependant dans une expiration puissante pitoduite par des forces musculaires énergiques, comme cela a lien en fermant en même temps la glotte (toux), l'air ne pouvant sortir que difficilement, transforme la pression négative dans le thorax en une pression positive, comprime par conséquent le cœur et les vaisseaux (surtout les veines), et occasionne dans celles-ci un arrêt qui les fait gonfler et dans les artères une augmentation de pression peu importante. Si, après une inspiration profonde.

on ferme la glotte et qu'on fasse de grands efforts d'expiration, la pression positive dans le thorax devient si forte que les troncs veineux sont presque obturés ; dès lors il arrive au cœur toijgours moins de sang et la circulation finit par s'interrompre. (Ed.Weber.) — L'effet des divers états du thorax sur les ailères se montre également d'une manière régulière au manomètre (augmentation dans l'expiration, diminution dans l'inspiration), et cette variation qui est isochrone, non avec les mouvements du cœur, mais avec ceux de la respiration est par conséquent quatre fois plus lente que le pouls.

C'est pour cel%.que les ondulations du poul^ sur la courbe du kymographion se trouvent superposées à un second système d'ondulations (celles de la respiration). Si, par un tube étroit intercalé, on empêche les ondulations du pouls de se propager dans le manomètre, on obtient les ondulations respiratoire» toutes seules. (Setschenow.)

Comprestion pauagère et accidentelle des veines par la contraction de muscles voisins. — Toute compression d'une veine doit chasser le sang dans la direction du cœur, puisque dans la directioh opposée toute voie lui est interdite par la fermeture des valvules des

Le mouvement du sang dans les veines se conduit donc de la façon suivante : quand le sang a parcouru le système capillaire, sa vitesse doit, d'après ce qui a été dit plus haut, être à peu près égale à zéro ; en effet la tension dans le système artériel est juste suffisante pour faire passer dans les capillaires, la quantité de sang nécessaire (par exemple i75 grammes en 1/75 de minute). La force du cœur complètement épuisée par la résistance (transformée en chaleur) n'a plus d'action sur le sang veineux (i).Hais il y a d'autres forces en activité, ce sont les suivantes : 1* la pesanteur; celle-ci ne peut agir dans le* sens de la circulation que sur le^ veines desceadinitesi par exemple sur celles de la tète dans une position verticale; aile ne peut qu'entraver celles qui sont ascendantes ; les veines dit pied, par exemple, devraient, 800S Ténorme pression de la colonne de sang supérieure être tellement dilatèeset tendues et la résistance à vaincre tellement grande que tout le mouvement du sang aux extrémités inférieures s'arrêterait sans le

(1) Ceci n'est pos complètement exact, et les circonstances réelles sont plus compliquées que nous ne l'exposons ici (Taprès Weber. La tension dans les artères dépasse maintes fois localement cette mesure, et le sang arrive dans les veines avec plus de rapidité, de sorte qu'en certains cas le sang jaillit de la veine ouverte. Aussi eonpCe-l-on ordinairement parmi les forces qui activent la circulation un reste de la force impulsive du système artériel t une espèce de vis a tergo. H.

74 • CIRCUUTION PÉRIPHÉRIQUE.

secours des forces suivantes : 2® Taspiration du thorax pendant l'in* spiralion et 5« les mouvements musculaires du corps. — De là, il résulte que le cours du sang dans les veines est très-irrégulier.

Le mouvement du sang dans les capillaires que Ton peut examiner au microscope dans les parties transparentes (dans le mésentère des grenouilles, par exemple) change souvent de direction dans les plus fines ramifications de son réseau. On constate également l'inégalité de vitesse déjà mentionnée des différentes couches du sang. Celles qui se trouvent dans Taxe ont la plus grande rapidité ; celles qui longent les parois et où se trouvent toujours les globules blancs circulent bien moins rapidement. Dans les capillaires les plus ténus, où les globules rouges ne peuvent se frayer passage qu'un à un, on les voit souvent accommoder leur forme aux circonstances; ils s'allongent, se plient, se resserrent à toutes les bifurcations et reprennent ensuite leur forme naturelle.

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