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PHÉNOMÈNES CHIMIQUES DE LA HESPIRATION

mportantcs. D'abord, on peut le varier de telle sorte que la plus p'ande quantité du sang possible soit employée pour essai ; dans ce cas, l'échange des gaz ne pourra produire presque aucun changement lans la tension des gaz du sang, et la tension trouvée sera directenaent celle qui régne dans la quantité de sang essayée. Cest à peu près ainsi que Ludwig et Bêcher ont déterminé la tension de Tacide carbonique dans le sang en circulation à son arrivée dans les poumons. Si, par exemple, Ton retient la respiration quelque temps, le sang se met en équilibre dans ses tensions de gaz avec Tair des poumons; et la pression partielle de Tacide carbonique est à ce moment dans l'air expiré égale à la tension du môme gaz dans le sang veineax ; en faisant cet essai avec la masse du sang toute entière, cette tension a été peii changée. D'un autre côté, il est souvent très-important de déterminer la tension finale. En effet, en variant la composition de la chambre à gaz, la température, elc, et en employant des quantités de sang de constitution première identique, on peut établir l'influence des circonstances qui viennent d'être nommées et d'autres encore sur la manière dont s'effectue rechange des gaz, ce qui est important pour établir la tension finale, comme nous le verrons plus loin.

Absorption d'oxygène. — Comme l'oxygène du sang est pour la phis grande partie uni chimiquement à Thaernoglobine, l'absorption d'oxygène s'effectue presque indépendamment de la pression partidie de ce gaz dans le milieu respiré, et par conséquent, même dans tm air qui en contient très-peu. L'avantage qui en résulte est qu'un mimai respirant dans un espace fermé, peut absorber presque tout l'oxygène. (Ludwig et W. Millier.)

On peut exprimer ce rapport en disant que la tension de l'oxygène Ju sang est très-faible (à cause de sa combinaison chimique avec Thaemaglobine), moindre que dans une atmosphère qui n'en contiendrait foe très-peu, sous la pression ordinaire (i).

Dépense (Vacide carbonique, — Si l'acide carbonique était tout itmplement absorbé dans le sang, il s'en dégagerait au contact de l'air, parce que l'air contient très-peu d'acide carbonique. Mais lés que, par la respiration dans un lieu fermé, l'acide carbonique

i' Comme les f^-Iobules du sang sont en suspension dans le liquide du sung, on toit S4^ représenter la combinaison chimique de chaque petite partie d'oxygène mmne précédtV d'une absorption dans le liquide. L'indépendance de l'absorption foijfrène eu égard à la pression peut s'expliquer en ce sens, que le plasma absorbe toujours à chaque pression de nouvelles quantiti'S d'oxygène, tant que les globules MMit en état de le lui enlever et de% combiner chimiquement. — II.

s'accumule, il devrait arriver un moment, où il ne pourrait plus s'en dégager davantage. Si même la respiration avait lieu dans un mélange plus riche en acide carbonique, ce gaz, au lieu d'être absorbé, devrait ôtre abandonné par le sang. Toutes ces circonstances peuvent en fait se réaliser dans la respiration (Ludvrig et W. MûUer), mais il en est encore d'autres qui agissent, de sorte que le moment d'équilibre mentionné plus haut ne peut être déterminé a priori.

D'abord, dans la respiration ordinaire, ce n'est pas Tair extérieur qui entre directement en rapport avec le sang, mais Tair des alvéoles (voy. plus bas), qui est toujours plus pauvre en oxygène que Tatmosphére, parce que l'expiration n'opère pas une évacuation complète des gaz. Mais d'après ce qui a été dit, ceci n'influe que très-peu sur l'échange de l'oxygène et n'a d'influence que sur les rapports de l'acide carbonique. Les quantités de cet acide enlevées au sang, dépendent en premier lieu du degré d'aération, c'est-à-dire dans une certaine mesure du nombre et de la profondeur des respirations successives. Plus elles sont rares et superficielles, moins le sang abandonne d'acide carbonique, et si la respiration est complètement retenue, il doit arriver un moment où il n'en abandonne plus, quand s'établit l'équilibre entre les tensions de l'acide carbonique du sang et celui de l'air des poumons. Des recherches faites à ce moment sar l'air contenu dans les poumons peuvent, comme on l'a vu plus haut, déterminer la tension de l'acide carbonique du sang. (Ludwig et Bêcher.) 11 résulte en même temps de ce fait que pour déterminer quantitativement l'échange des gaz, il ne suffit pas de comparer les quantités d'air des deux mouvements d'une seule respiration, mais qu'il faut comparer l'air inspiré pendant un temps assez long, avec l'air expiré pendant le même temps.

La pression do l'acide carbonique de l'air des alvéoles est tellement élevée, qu'un abandon d'acide carbonique par le sang à cet air serait impossible, si la tension de l'acide carbonique du sang des capillaires pulmonaires n'était plus élevée que celle du sang veineux évacué, comme on le voit d'après le contenu de ce gaz qui peut être dégagé (Ludwig et Bêcher, Ludwig et Ilolmgren) ; la tension d'acide carbonique du sang des capillaires du poumon doit donc nécessairement être plus grande que celle du sang veineux ordinaire.

Les recherches suivantes ont démontré en fait, qu'il est certaines circonstances qui élèvent subitement dans le poumon la tension de l'acide carbonique du sang, et occasi^pnent un abandon d'acide car-

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