MÉCANIQUE DE LA RESPIRATION
un hoiiiine, il suffît de faire passer à travers des liquides absorbants une fraction mesurée de Tair inspiré et de Pair expiré, à condition que l*on mesure constamment les quantité totales. D*après une autre méthode, la respiration se fait dans un espace fermé qui n*est en communication qu'avec un réservoir d'oxygène; Tacide carbonique formé est constamment fixé par un appareil parfait d'absorption rempli de potasse liquide, et la diminution de la pression de *fair produite par ce moyen aspire continuellement Toxygène ; l'essai terminé, on trouve l'acide carbonique produit dans ja potasse liquide, l'azote dans la chambre fermée, et l'on calcule la consommation d'oxygène sur la quantité enlevée à la provision qui se trouvait d'abord dans la chambre et dans le réservoir. (BegnauU et nciset.)(1) Un appareil semblable, mais plus simple, a été construit récemment par Ludwig et Kowalewsky. — Si l'on veut déterminer l'échange gazeux de toute la respiration ext^ne, l'espace respirable doit contenir tout le corps; examine-l-on seulement la respiration cutanée, la bouche et le nez respirent par un tube conduisant à l'extérieur ; étudie-t-on seulement celle des poumons, l'espace respirable consiste simplement en un masque placé devant le nez et la bouche.
If. — MECANIQUE DE LA HESPIRATIOIS.
Dans les organismes inférieurs, de très-faible masse corporelle, il suffit que la supei*ficie soit arrosée simplement par le milieu respirable (eau) pour que rechange des gaz soit entretenu par diffusion. Chez les animaux plus développés et de masse plus considérable, il faut une plus grande surface pour que ces échanges puissent avoir lieu. Chez ceux dont le système vasculaire sanguin est incomplet, ou' ({uî n'en ont pas, le milieu respirable doit être introduit et répandu dans le corps pour y être mis en contact avec les liquides organiques; mais quand le système vasculaire-sanguin est développé, la masse du sang peut être conduite dans un organe à large superficie où elle rencontre le milieu respirable et peut se mettre par diffusion
I] Dans CCS essais on a trouve souvent une augmentation du contenu daxotc dans l'espace respirable, que l'on peut expliquer soii par une évacuation respiratoire, soit par un faible contenu d'azote dans l'oxygène. La première explication n'ayant point été plus amplement vérifiée, on est forcé d'admettre provisoirement la seconde. — H.
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i^i RESPIRATION. *
en rapport avec lui sur une surface étendue. Dans le premier cas, on rencontre un système de tubes ramifiés qui parcourent tout le corps, notamment le système vasculaire aqueux des radiaires et des vers, ainsi que le système de trachées des arthropodes. Dans le dernier cas, si la respiration se fait dans leau, on trouve un système de saillies enformc de peigne sur le corps, les branchies des mollusques, des crabes, des poissons et des larves de batraciens ; si la respiration a lieu dans Tair, c*est un système de cavités et de petits canaux : les poumois des amphibies j des oiseaux, des mammifères et de l'homme. On peut aussi considérer le sang oxygéné de la mère comme un milieu particulier de respiration pour le fœtus; les échanges s'effectuent, comme on sait, dans le placenta par ses deux faces, fœtale et utérine.
Les organes respiratoires de Thomme (i), les poumons, sont deux sacs élastiques qui contiennent un système de tubes ramifiés terminés par des vésicules (alvéoles); la surface de chaque alvéole est développée par la grande quantité de mamelons et de saillies que forme sa paroi ; la cavité du poumon commu nique avec Tair extérieur par la trachée-artère, le larynx, Tarrière-bouche et les cavités de la bouche et du nez.
Les poumons, abandonnés à eux-mêmes, ne contiennent point d'air; ils sont atélectatiqtœs, comme le poumon du fœtus avant la première respiration, c'est-à-dire que les parois de leurs tubes et de leurs alvéoles sont pressées Tune contre l'autre, en verlu de leur élasticité. Dans le corps, ils sont logés de telle façon dans la cavité thoracique, qu'entre leur surface externe et la surface interne de cette cavité (c'est-à-dire entre la plèvre pulmonaire et la plèvre costale) il ne se trouve pas d air el qu'il ne peut point en pénétrer. La pression atmosphérique qui s'introduit dans les poumons doit donc les développer au delà de leur volume naturel, de sorte qu'ils s'appliquent partout immédiatement contre le thorax. Dès que par une ouverture l'air peut pénétrer dans l'espace compris entre eux et la paroi thoracique, ils revieiment à leur volume naturel atélectatique, à cause de leur élasticité (pneumothorax).
Les poumons ne remplissent pas à eux seuls la cavité thoracique, Is sont accompagnés du cœur et des vaisseaux ; la pression atmosphérique agit sur la paroi interne de tous ces organes, sur les poumons directement (par communication avec la trachée, etc.), sur le cœur
i) U n'est point question ici de la respiration intestinale et de la respiration cutan(^e, parce qu'elles ne possèdent aucun inécanisnic spécial. Aussi bicDi leur impoi^ tance chez Thommc est probablement assez faible. -^ J(i