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MÉCANIQUE DE LA RESPIIIATION

indirectement, parce que le corps tout entier et, par cela même, tous les vaisseaux sanguins situés en dehors du thorax subissent la pression de Tairet la communiquent avec le cœur. Comme les organes creux situés dans le thorax se trouvent tous sous une même pression, chacun d*eux se développe sous cette influence suivant son extensibilité. L*organe le plus extensible, le poumon, est done celui qui contribue le plus, et de beaucoup, à remplir la cavité thoracique , le développement des ventricules du cœur aux parois épaisses est ù peine sensible ; il en est tout autrement des oreillettes dont les parois sont minces, et des troncs veineux. De plus, les parties flexibles du thorax lui-même, sur la surface extérieure desquelles la pression atmosphérique agit également, contribuent à remplir ou plutôt à rétrécir sa cavité, en y faisant voussure intérieurement, comme cela a lieu pour le diaphragme et les parties molles intercostales.

La figure suivante peut servir à mettre ces rapports sous les yeux. — Le flacon pourvu du robinet o contient deux poches élastiques, dont

Fig. 16.

Fig. 17.

la forme naturelle est représentée (fig. 16) : Tune, une poche double avec une partie à parois épaisses, cl une autre, à parois minces (v etfc), est remplie de liquide et communique avec un vase d'eau ouvert ; elle

représente le cœur (v oreillette, k ventricule); la poche /, remplie d*air et communiquant avec l'atmosphère par la trachée t, représente le poumon. La membrane t figure la partie molle d un espace intercostal. La figure 17 représente l'appareil quand on a pompé Tair du flacon par le robinet o. On voit comment les deux poches, sur la paroi intérieure desquelles la pression de Tair agit (pour v, k indirectement), se sont développées jusqu*à ce que Tespace du flacon soit complètement rempli. C'est / qui s'est développé le plus, v beaucoup moins, k encore moins. De plus, t fait un peu saillie dans le flacon. — Dès que par l'ouverture du robinet o on laisse pénétrer Tair, Tétat représenté par la figure 46 se rétablit; cet état cori*espond au pneumothorax.

Chacune des deux poches (fig. 17) cherche naturellement à se contracter aux dépens de l'autre, c'est-à-dire à faire ^argir cette dernière. La figure représente létat d'équilibre. Aussi, trouve-t-on ordinairement les rapports du thorax représentés de telle sorte que le poumon distendu au delà de son volume naturel exerce une aspiration (pression négative) sur le cœur et les parties molles de la paroi thoracique (indiquée par les flèches dans la figure 17). Mais on ne doit pas oublier que la même iufluenc/e est exercée inversement par le cœur, etc., sur les poumons.

La force élastique avec laquelle les poumons distendus cherchent à revenir à leur volume naturel, c est-à-dire la pression négative dans le thorax en repos, peut être déterminée manométriquement. Pour cela, on opère sur le cadavre une section de la trachée, et on y introduit un manomètre, de manière à ne pas laisser passer l'air, puis on ouvre le thorax ; la force élastique que l'on détermine ainsi est d'environ 6 millim. de mercure. (Donders.) Cette force peut être encore augmentée par la contraction des fibres musculaires lisses qui entourent les bronches. Cette contraction doit resserrer les bronches et fortifier en même temps la pression négative dans le thorax (c'est-à-dire occasionner une plus forte extension des autres organes). Mais on ne sait rien ni sur ce qui ta met enjeu ni sur son innervation.

Les mouvements respiratoires.

L'air contenu dans les alvéoles des poumons est en rapport avec les gaz du sang qui circule dans les capillaires. Un échange de gaz peut avoir lieu par couches et par diffusion gazeuse entre Tair des alvéoles et les couches d'air supérieures et pénétrer ainsi jusqu'à

ratmospliére Maïs cet èdmige s^efTectue trop lentcuMiil pour pouvoir enlreleiiir la respintioii. Il est donc nécessaire que Fair d«$( alTéoles se renoaTeile frèquemmeDl d'une façon mécanique , et ce renooTeilemenl s'opère par un éUr^ssanent et un rêtrècissemeiH réguliers el aHematifs des poumons tout entiers. Ce mouvement des poumons est la conséquence nécessaire des élar^ssemaits et rétrécissements rhythmiques du thorax produits par Tinspiration et l'expiration.

L'élargissement du thorax, l'inspiration, a toiigours lieu par action musculaire. Les mosdes qui dans cecjis agissent régulièrement sont : le diaphragme, les scalènes et les intercostaux, surtout les intercostaux externes. Quand l'inspiration est plus profonde, soit volontai* reraent, soit à cause d'un obstacle qu'elle est obligée de vaincre^ d'autres muscles accessoires entrent en activité, d'abord les dentelés et les surcostaux, enfin dans une nécessité extrême, les pectoraux, les stemo-cléido-mastoîdiens, etc. C'est principalement le diaphragme qui produit l'élargissement de l'espace thoracique. parce que dans sa contraction il s*aplatit dans ses parties musculeuses, et qu'il s'écarte sur ses bords de la paroi du thorax à laquelle il s'applique i\ l'état de repos. Les autres muscles agissent presque tous sur les rôtt>s, ils ont en général une direction de haut en bas et d'arrière en avant, et comme ils sont fixés à leur extrémité supérieure par la colonne vertébrale, ils tirent les côtés en haut et en dehors, ce qui produit un élargissement du thorai^.

A cause de leurs deux articulations fixées aux vertèbres et aux apophyses transverses, les côtes peuvent tourner autour d*un axe in« cliné. Chaque mouvement autour de cet axe rend horizontal le plan incliné que Ton peut se figurer passant par chaque côte, et dévelop|M^ ainsi le thorax en travers.

Le mouvement des côtes autour de leurs axes est cependant circonscrit dans d'étroites limites par les cartilages, au moyen desquelles elles sont unies au sternum. Chaque fois que les côtes s'élèvent, le sternum s'élève aussi, et les cartilages font un léger mouvement autour de leurs grands axes. La figure suivante (flg. 18) montre jusqu'à quel point les muscles intercostaux peuvent être considérés comme releveurs. Soient RR' et rr' les parties postérieures (descendant en avant) de deux côtes voisines à l'état de repos, RR' et vr' les mêmes parties au moment de l'inspiration ; soient de plus ab une fibre des intei costaux externes, rrliine fibre desintercoslnux intenies, on voit immédiatement que l'ëcartement nh est le plus pelit pos-

to

Fig. 18.

sible dans la position élevée (a'//), que c'est cd au contraire dans la position abaissée (i). Inversement, il résulte de là qu'un raccour* cissement de ab doit élever les deux côtes, celui de cd au contraire les abaisser. Les rapports des fibres de même direction dans les parties postérieures des côtes

(entre l'angle de la côte « " ^^ ^

et le sternum) sont complètement inverses. Ici les muscles internes devraient activer Tinspil*ation , et les muscler externes Texpiration. Les externes sont donc inspirateurs aux parties osseuses des côtes, les internes aux parties cartilagineuses.

Hais comme c'est là à peu près la principale

action des deux directions de fibres, on peut compter les intercostaux en général parmi les muscles d'inspiration.

Pendant que les muscles releveurs élargissent le thorax en travers, la contraction du diaphragme le développe dans le sens de sa longueur. Suivant que le mouvement des côtes ou celui du diaphragme prédomine, on distingue un type de respiration contai et un type abdominal. Le type costal prédomine dans le sexe féminin, le type abdominal dans le sexe masculin.

Le rétrécissement de la capacité thoracique, l'expiration, n'a lieu ordinairement que parce que les parois du thorax écartées, parTinspiration, de leur position d'équilibre, y reviennent ensuite en vertu de la pesanteur et de leur élasticité. La pesanteur ramène en bas les côtes soulevées; l'élasticité des poumons ramène en haut le diaphragme et en dedans les parois du thorax ; Tèlasticité des cartilages ramène les côtes à leur position naturelle. Dans le cas d'expi-

I Si l'on pose l'aiiple rH6 = j, on a :

ab* --= Rr« -H {ra - Hb)* + 2Rr {ra - R*) cot.x ri cd* ^- Rr« -+- (llrf- rr j« - SRr (R*/— r<?) cM.x ;

nb est (Jonc d'autant plus grand que x est plus petit, cd, ab contraire, est d'autant plus grand que x est plus jrrand (le cosinus croît à mesui'e que l'angle diminue.. — II.

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