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LA DÉGLUTITION DES LIQUIDES

Les sondes œsophagographiques donnent encore des renseignements sur les lois de la propagation de la contraction : il suffit à cet effet de recueillir simultanément les indications de deux appareils, dont les ampoules sont situées à divers niveaux de l'œsophage. L'oscillation primaire se produit à peu près simultanément dans tout Fœsophage ; le liquide dégluti traverse ce conduit avec une grande rapidité. En ce qui concerne Toscillation secondaire, on doit distinguer 3 segments œsophagiens, au moins chez Thomme : le i^ correspond aux 6 cm. supérieurs ; 1^ 2^ aux 10 cm. suivants ; le 3<^ à la partie inférieure de Tœsophage. Les graphiques donnés par les sondes conjuguées établissent les faits suivants : — l"* La contraction se fait à peu près simultanément dans toute rétendue de chacun des segments, et la durée de la contraction des diverses parties d'un même segment est la même. — 2° Les 3 segments commencent à se contracter successivement. — 3» La durée de la contraction des 3 segments augmente du l«'^au 2« et du 2*^ au 3®. — 4® La contraction d'un segment commence avant que soit terminée la contraction du segment précédent; la contraction d'un segment a acquis sa valeur maxima au moment où cesse la contraction du segment précédent.

Si la contraction du mylo-hyoïdien est considérée comme marquant le début de la déglutition, la contraction du pharynx lui succède après une pause de 0^^,Z, La contraction du 1^^ segment œsophagien se produit 0»^,9 après la contraction du pharynx, donc 1*«<^,2 après la contraction du mylo-hyoïdien; elle dure environ 2 sec. ; elle cesse donc 3*û«,2 après le début de la déglutition. La contraction du 2" segment se produit ls«<^,8 après la contraction du premier segment, donc 3 sec. après le début de la déglutition ; elle dure environ 0 sec. ; elle cesse donc 9 sec. après le début de la déglutition. La contraction du 3° segment se produit 3 sec. après la contraction du 2®, donc 6 sec. après le début de la déglutition ; elle dure environ 10 sec. ; elle cesse donc iù sec. après le début de la déglutition.

M. A HT H us. — Physiologie. 15

Si Ton généralise ces faits à la déglutition des solides, on doit admettre que le bol alimentaire traverse Wvsth phage en 'A temps distincts, séparés par 2 pauses; il jjarcourt rapidement chacun d(3S segments œsophagiens et subit un temps d'arrêt entre deux segments consécutifs.

La déglutition est sous la dépendance d'un appareil nerveux moteur et coordinateur des muscles, qui inter^ viennent, dans un ordre remarquable, pendant la déglutition. Cet appareil nerveux comprend : l® des voies ee»trifugeSy représentées par les nerfs des muscles qui se contractent pendant la déglutition; 2® des t^otes cenM' pètes, représentées essentiellement par les filets du trijumeau dans- le voile du palais, accessoirement par les filets du laryngé supérieur dans la muqueuse laryngée; 3^ un centre, situé dans le bulbe rachidien. Ces propositions reposent sur les faits suivants.

On provoque un mouvement de déglutition en touchant la partie antérieure du voile du palais avec un stylet, introduit par un orifice pratiqué dans Tespace thyro-hyoïdion. Le mouvement de déglutition se produit chaque fois qu'on touche cette zone sensible. Les attouchements de cette zone sont inefficaces si on Ta insenabilisée par la cocaïne, ou si on a sectionné le trijumeau ou ses filets destinés au voile du palais. — Si, par rorifice pratiqué dans l'espace thyro-hyoïdien, on touche YcbêO', phage, le pharynx, la langue, la muqueuse nasale, on ne provoque aucun mouvement de déglutition. — On produit au contraire, au moins quelquefois, un monvemeot de déglutition, en touchant la muqueuse qui recouvre la face postérieure des cartilages aryténoldes, innervée par le lai*yngé supérieur. On provoque sûrement un monvemont (Ir déglutition, en excitant le bout central di laryngé supérieur. Les mouvements de déglutition peuvent donc être provocjuéspar des impressions produites <ians les sphères du trijumeau et du laryngé supérieur (ainsi est «expliquée la conservation d'une déglutitioUi d'aiilours pénible, chez les animaux dont les deux triju-

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