MOUVEMENTS DE L'ESTOMA.G
L'estomac possède une importante tunique de fibres musculaires lisses, plus épaisse dans la région pylorique, plas mince dans la région fundique; les fibres qui la composent sont, les unes parallèles, les autres normales, les autres obliques par rapport à l'axe de l'estomac. Le pylore est entouré d'un anneau musculaire extrêmement épaissi.
L'estomac présente des contractions qui déterminent des mouvements de brassage et cPévacuation de la masse alimentaire. En ouvrant l'abdomen, on constate que l'estomac généralement immobile chez l'animal à jeun, présente des contractions, chez l'animal en digestion gastrique : robservalion peut se faire en plongeant l'animal dans un bain d'eau salée physiologique, à la température du corps, pour éviter toute excitation de la musculature gastrique par la dessiccation os l(i refroidissement. Chez les animaux ou chez l'homme por tcurs de larges fistules ^^astriques, on constate des mouvements do brassage de la masse alimentaire, dont on peat suivre les déplacements et noter la projection par I*oriflce de la fistule. On peut mettre en évidence et analyser les contractions gastriques par l'emploi des sondes ffastrographigutî sur l'animal intact. On introduit par la bouche et rœsophage, une sonde creuse munie à son extrémité d*un balloi de caoutchouc qu'on fait pénétrer dans l'estomac; l'extrénilé
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libre de la sonde porte un robinet, permettant de maintenir gonflé le ballon, dans lequel on a insufflé de Fair par la sonde, pour l'appliquer contre les parois de Testomac. Si on met en rapport Tcxtrémité libre de la sonde avec un manomètre, on constate, en ouvrant le robinet, des oscillations importantes de la colonne manométrique, traduisant les variations de la pression, exercée par les parois gastriques sur le ballon de caoutchouc.
Les oscillations de la colonne manométrique présentent un certain rythme : les modiflcations correspondantes de la tonicité gastrique sont essentiellement sous la dépendance du système nerveux intra-gastrique, car elles se manifestent, soit chez les animaux dont on a sectionné les nerfs de Testomac, vagues et splanchniques; soit sur des estomacs enlevés de l'organisme et conservés à l'abri de la dessiccation et du refroidissement.
Toutefois la tonicité gastrique peut être modifiée par Faction des nerfs extra-gastriques : la section cervicale d'un vague n'a aucun efTet appréciable sur les contractions gastriques; la section cervicale des deux vagues diminue légèrement la tonicité gastrique, sans la supprimer. L'excitation cervicale du bout périphérique du vague détermine une accélération des contractions gastriques et une augmentation de leur amplitude. — La section des splanchniques est sans efTet sur les contractions gastriques; leur excitation produit un ralentissement de ces contractions et une diminution de leur amplitude
Les nerfs vagues et splanchniques ne doivent pas être considérés comme moteurs et inhibiteurs gastriques, puisque les mouvements se produisent par l'action du système nerveux întra-gastrique; — les vagues renforcent les mouvements gastriques, les splanchniques les diminuent. Ces nerfs se comportent vis-à-vis de l'estomac comme les accélérateurs cardiaques et les vagues, vis-à-vis du cœur; l'atropine paralyse l'action gastrique du vague, comme son action cardiaque. — Le vague contient des fibres accélératrices cardiaques en petit nombre à côté des fibres modératrices; il contient de même des fibres inhibitrices gastriques à côté des fibres accéératrices g astriqucs. Si en efl'et, chez un animal à splanchniques sectionnés, on sectionne un seul vague et si on excite le bout central de ce vague, on détermine une diminution du nombre et de l'amplitude des contractions gastriques, mais la diminution ne se produit plus, si le second vague a été
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■icctioniiè : il s'agit donc là d'un réflexe inhibiteur,' l'estomac par la voie du vague. L'exislence de ces fi liïlrlFca dans le vague peut se démonlrer dircctemenl chien piloearpiné (la piloearpine exagère au maxil contractions gastriques); l'excitation <)u houl pérlphé vague produit atora une diminution des contracLioiv
Les contractions du i'Rstomac »ont vraisumblablt cause du pnssag<! des atiments dans le duodénum; ir semblable ment, celle cause ne devient efficace (|i pylore ae relâche. On ne conçoit pas en elTet qne i dont l'anneau musculaire est si épai», se laisse tara poussée gastrique, alors que le cardia, dont la mu est moins dévelappée, résiste, puisque les aliments □ lent pas dans l'œsophage. L'étude des n'est pas faite.
On a observé dus ondes de contraction, se propng snrb.ce de l'ealomac. Si on fait ingérer à un chien ^ grenouille des Aliments, mélangés de smis-<nïtrata. mulh, on peut radiographier l'estomac et projetar • sur l'écran phoepliorescenl; le sel de bisQiuUt élw méable aux rayons X,on distingue, sur l'ombre pcoji ondes naissant vers le milieu de la grande courbure ( pigeant lentement vers le pylore, qu'elles atleigi 1 min. environ, chaque onde naissant qnand la pn vient de disparaître.
On admet que, sous l'inll un brassage des aliments, contact avec la paroi sécrétant le suc gastrique. Ij'i ces ondes n'est qu'amorcée.
Le vomissement est le rejet des matière» l'ealomac. par lus premières voies digestiv> ■•ous dilTËrentes influences, agissant en des points 1 ['économie. Ainsi, la présence de certaines aubstai^ l'estomac, l'irritation expérimentale ou palhologiqua du palais, du pharynx, de l'estomac, de l'intestin, île ' du péritoine, l'existence de lésii ""
cerveau, l'introiluction in tra-gas trique ou inlra-vdi tartre slibié, d'ipécacuanha, d'aponiorphina, psychique de dégoiU, etc., provoqua
Le vomissement est précédé d'un sensation spCciaU naiisét. Au moment du vomissement, il se praltuM contraction bruatgne et énergique du diaphra muscles at)dominaux. comprimant vigoureuseinsB
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